[38] Isère magazine n°133 fév/mar 2013
[38] Isère magazine n°133 fév/mar 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°133 de fév/mar 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (230 x 299) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 19,4 Mo

  • Dans ce numéro : cette maladie qui nous bouleverse, Alzheimer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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▲ Espace d’expression des groupes politiques du Conseil général DE LA GAUCHE... Majorité départementale GROUPE DES ÉLUS SOCIALISTES ET APPARENTÉS Aux côtés des CPEF, le Conseil général de l’Isère ne faillit pas Le champ d’action des Centres de planification et d’éducation familiale (CPEF) se situe à la charnière du sanitaire, du social et de l’éducatif, répondant à des enjeux importants de notre société. Ils s’adressent prioritairement aux jeunes et aux publics fragilisés qui peuvent poser des questions sur la contraception, la sexualité, le suivi de grossesse, le traitement des infections sexuellement transmissibles (IST), la violence faite aux femmes, la réparation de l’excision. Les consultations, confidentielles, et gratuites pour les mineures, sont assurées par un médecin et une conseillère conjugale. Le Conseil général de l’Isère exerce cette compétence soit en régie directe, soit en conventionnant avec un « partenaire – prestataire » (tels que des communes via leur CCAS, centres hospitaliers ou encore associations). L’association du Mouvement français pour le planning familial, association historique d’envergure nationale, gère dans ce cadre en Isère six CPEF. Après avoir informé les responsables des CPEF de l’Isère, l’assemblée départementale a modifié en 2009 le financement de ces structures en privilégiant l’activité, véritable reflet des réalités du terrain. Toutefois, les élus ont veillé à préserver jusqu’en 2012 l’aide allouée à celles affichant une activité stagnante. Dans le même temps, de nouvelles structures ont été créées depuis 2009 : La Mure, Crolles, Le Bourg d’Oisans, et sur le Territoire de la Bièvre. Ce service s’est ainsi rapproché des Isérois les plus fragiles, pour être présent sur une plus grande partie du territoire. Rappelons que le Conseil général de l’Isère maintient l’enveloppe budgétaire globale dédiée aux 25 CPEF de l’Isère, soit plus de 3,9 millions d’euros par an, et augmente en 2013 la subvention annuelle de 19 d’entre eux. GROUPE EUROPE ECOLOGIE LES VERTS Est-il vraiment nécessaire d’industrialiser les repas de nos collégiens ? Une histoire révélatrice des maux de notre époque. Elle concerne les 37 000 repas servis chaque jour dans les 95 collèges de l’Isère. Le Conseil général a décidé de transformer une trentaine de cuisines dites « autonomes » en cuisine « satellites » desservies par cinq cuisines « centrales » fabriquant des milliers de repas en liaison froide, jusqu’à trois jours à l’avance. Objectif affiché consensuel : améliorer la qualité. Objectif en coulisses : faire des économies d’échelle. Alors on industrialise. Les élus n’ont pas été consultés ; les usagers encore moins. Dommage car les cuisines centrales ont de nombreux inconvénients : lots plus gros inaccessibles aux petits producteurs, pertes d’autonomie des cuisiniers, fin des projets pédagogiques sur l’alimentation, desserte en liaison froide énergivore, risque accru de privatisation. Certes, certaines cuisines autonomes ne fonctionnaient pas bien. D’autres si : équipes motivées, bâtiments rénovés, produits bios ou locaux en quantité, satisfaction des adolescents usagers. Mais pour rentabiliser les coûteuses cuisines mutualisées, il faut aussi fermer des cuisines autonomes qui fonctionnaient très bien, et les y rattacher. Nous demandons un moratoire sur cette réforme absurde. D’autant qu’à minima, la moitié des collèges isérois conserveront leur propre cuisine. Comme dans le Gard, améliorons ce qui ne marchait pas dans les cuisines autonomes et revalorisons le métier de cuisinier-ière dans nos collèges en leur donnant la formation, l’autonomie nécessaire et la possibilité de travailler avec les agriculteurs locaux. Plus d’info : isere.eelv.fr Opposition départementale Soutenons notre monde associatif Il n’aura échappé à personne qu’en ces temps de crise économique, les collectivités territoriales doivent, au même titre que les ménages et les entreprises, appliquer des restrictions budgétaires. C’est la raison qui a poussé l’intergroupe d’opposition, lors du vote du budget 2013, à ne pas s’opposer à la proposition du président du Conseil général de l’Isère de baisser de 15% l’enveloppe consacrée aux initiatives locales. Cette enveloppe, allouée à chaque conseiller général en fonction du nombre d’habitants sur son canton, lui permet d’apporter une subvention aux projets des associations de son territoire. Nous connaissons tous l’importance du tissu associatif sur nos territoires, qui, grâce à ses bénévoles, apporte un peu de solidarité et de fraternité dans une société qui en a bien besoin. Elles sont le terreau du vivre ensemble et les garantes du dynamisme et de l’animation de nos cantons. Cependant, de nombreuses petites associations locales, qui étaient jusqu’alors aidées par le Département, se voient amputées voire privées de toute ou d’une partie de leur subventionnement, mettant parfois en péril leurs activités. A contrario, certaines grosses associations nationales ou départementales, dont le fonctionnement est assuré à plus de 80% par les collectivités publiques, ne voient pas leurs subventions remises en cause. C’est dans ce sens que Frédérique Puissat, conseillère générale de Monestierde-Clermont est intervenue, lors de la dernière commission permanente, concernant une subvention de fonctionnement de près de 200 000 euros pour la FRAPNA, section Isère. Cette fédération, traditionnellement défenseuse de la nature avec un rôle pédagogique de sensibilisation de la population, s’est éloignée de cet...À LA DROITE objectif pour devenir une entité militante et procédurière contre de nombreux projets visant à développer nos territoires. Est-ce le rôle de notre collectivité de soutenir cette dérive, n’est-ce pas plutôt de veiller à ce que l’utilisation de l’argent public serve à ramener cette fédération de bénévoles vers un rôle d’« éclaireur de la nature » ? Ces grosses structures, qui bénéficient historiquement de subventions importantes (plus de 50 000 euros par an) doivent elles aussi réduire leur coût de fonctionnement, et participer ainsi à l’effort budgétaire collectif. >30 Isère Magazine-février-mars 2013
Vie quotidienne Zoom Le Conseil général soutient les éleveurs » Trois fois primée au concours général agricole, Banette a retrouvé l’anonymat du troupeau cette année. Vaches de concours Dans le cadre du plan de modernisation des bâtiments d’élevage qu’il cofinance avec l’Europe et l’Etat, le Conseil gé- octroie chaque année des financières spécifiques éleveurs bovins, ovins et caprins, pour la rénovation et l’extension de leurs bâtid’élevage. En 2012, ments y a consacré 2, 3 millions d’euros. Plus globalement, Département consacrera millions d’euros à sa poli- tique agricole en 2013, afin deiser les circuits courts de distribution, de promouvoir les productions à forte valeur ajou- et de structurer des filières rovisionnement local pour restauration collective. Daniel Genetaz, éleveur laitier à Artas, près de Bourgoin- Jallieu, présente régulièrement des bêtes au Concours général agricole, lors du Salon international de l’agriculture. Avecsarobefauve,sonmuseau noir, son regard qui semble maquillé et ses mamelles fermes, Banette possède toutes les caractéristiques de la race tarentaise (tarine). Les distinctions qu’elle a accumulées au Salon international de l’agriculture, à Paris, en témoignent. Meilleuremamellejeune en 2009, meilleure mamelle adulte et championne adulte en 2011, championne adulte en 2012… cette vache faitlafiertédesonéleveur.DanielGenetaz, 42 ans, a créé son exploitation agricoleàArtas,prèsdeBourgoin-Jallieu, en 1993. Il élève aujourd’hui 80 vacheslaitières,dontuntiersdetarentaises et deux tiers de montbéliardes, et produit 15 000 litres de lait par an, qu’il vend à Danone. Passionné par son métier, l’homme présente régulièrement des bêtes au Concours général agricole, dans la catégorie tarentaise. Cette compétitionrassemblelesmeilleuresreprésentantesdecetteraceadaptéeàl’élevage demontagne,etreconnuepourlaqualitédesonlait.Unjurydeprofessionnels évalueleursqualitésgénétiquesetmorphologiques, en fonction du standard etdescritèresdelarace:conformation visuelle du corps, taille et solidité des aplombs, support des mamelles… « Seuls les animaux sans défaut, présentant un seuil de production laitière élevé,sontadmisàconcourir ; soitune quinzaine de vaches environ », précise Daniel Genetaz. « Championnes » La présentation au concours suppose un long travail de préparation. « Les bêtes doivent apprendre à marcher, à prendre différentes postures, à rester immobiles », souligne l’éleveur, qui consacre de longues heures à ce dressage. Le jour de la finale, il présente ses « championnes » sous leur meilleur jour : tonte, brossage, lavage, séchage, lustrage… Le toilettage est une étape importante, qui permet de faire ressortir les qualités de l’animal et de gommer ses imperfections. « Je veille aussi à anticiper la traite, afin que ma vache ait la quantité idéale de lait dans les mamelles au moment de passer devant le jury », poursuit-il. Les prix décernés durant le Salon international de l’agriculture sont une belle vitrine pour l’élevage, « Ils récompensent la qualité de notre travail, en terme de sélection génétique et de conduite de troupeau, savoure Daniel Genetaz. En revanche, je n’en tire aucun avantage au niveau du revenu de mon exploitation, contrairement aux éleveurs de races allaitantes, pour qui l’enjeu financier est important », poursuit-il. Loin des paillettes parisiennes, Bannette a désormais retrouvé l’anonymat du troupeau. Daniel Genetaz, de son côté, mise cette année sur Echine, une génisse bien née, dont la mère a remporté le concours national de race tarine d’Albertville. « C’est aussi la petite-fille de Toyota, la première vache que j’ai présenté au concours général agricole à Paris, en 2006. Elle avait décroché le 3 e prix », raconte-t-il. Si Echine gagne, elle confirmera sa descendance, ce qui représenterait un motif de satisfaction supplémentaire pour l’éleveur. ■ Marion Frison >31 Isère Magazine-février-mars 2013



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