[38] Isère magazine n°133 fév/mar 2013
[38] Isère magazine n°133 fév/mar 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°133 de fév/mar 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (230 x 299) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 19,4 Mo

  • Dans ce numéro : cette maladie qui nous bouleverse, Alzheimer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Vivre mieux social Le bonheur est dans le pot En Isère, plusieurs dizaines de jardins familiaux permettent à des habitants vivant en appartement de cultiver un potager. Leurs maîtres mots : plaisir de jardiner, d’échanger et de manger des légumes de qualité, tout en faisant des économies. Ils bichonnent leurs légumes, admirent leurs aromates, dégustent despetitsfruitstoutjustecueillis… toutjustecueillis… Depuis 2011, àRenage, près de Voiron, 14 familles projardins fitent des joies des familiaux (voir témoi- gnages) : des parcelles avec des points d’eau et descabanonsenboi is,mises à la disposition des habitannts pour cultiver légumes, fruits et fleurs de leur choix. En France, on estime que 200 000 parcelles sont entretenues, souvent en ville, en jardins dits « collectifs » (voir encadré), parmi lesquels les jardins familiaux, sortes d’intermédiaires entre jardins publics et » Repères Qu’est-ce qu’un jardin collectif ? Il existe trois sortes de jardins dits « collectifs » * : n Les jardins familiaux sont des terrains divisés en parcelles individuelles et mis à disposition des habitants moyennant une cotisation annuelle. La plupart appartiennent à la commune et sont gérés par une association. n Le jardin partagé d’habitants peut être constitué d’une seule parcelle commune ou de parcelles individuelles, mais la conception et la gestion globale du jardin sont collectives, assurées par les habitants jardiniers. n Les jardins d’insertion sociale ont pour but de favoriser la réintégration des personnes en situation d’exclusion ou en difficulté sociale ou professionnelle. Ils permettent de recréer des liens, faire des projets, avoir une activité physique et accéder à une nourriture de qualité. Les jardiniers se partagent la récolte. * Plusieurs sortes de jardins sont parfois associées en un même lieu. jardins privés. Propriété de la mairie, ces parcelles sont générale- ment gérées par une association et réservées aux habitants de la commune qui n’ont pas de terrain. Le principe est simple : le jardinier paie une cotisation et se voit en contrepartie autorisé à cultiver une parcelle. S’il n’existe aucun recensement des jardins familiaux, en Isère, on en compte au moins une cinquantaine du Nord au Sud du département : à Bourgoin-Jallieu, Crolles, Villefontaine, La Verpillière, Pontcharra, Renage, Voiron, La Terrasse, Vourey, mais aussi dans l’agglomération grenobloise, à Échirolles, Meylan, Grenoble, Seyssins, Seyssinet, Fontanil-Cornillon ou Saint-Martin d’Hères… Louer un jardin Selon notre enquête (non exhaustive), ces jardins de taille variable, peuvent aller de 17 parcelles, comme à Renage, à 130 parcelles, comme à Bourgoin-Jallieu. Selon les communes, la superficie des parcelles varie de 37,5 m² (à Renage) à 100 m² (à Seyssins) voire 250 m² (à Bourgoin-Jallieu), pour un coût annuel allant de 20 à 50 euros selon les jardins et les surfaces. Face au succès de ces jardins, les associations constituent des listes d’attente : il faut parfois deux à trois ans pour accéder à une parcelle. Dans ces petits coins de terre et de verdure, on rencontre des gens de tout âge, de milieux et d’origine différents, qui ont en commun le plaisir du contact avec » Les jardins collectifs poussent aussi au pied des immeubles, comme ici à Échirolles. la nature. « Les motivations des jardiniers sont diverses : échappatoire contre le stress, moyen de renouer avec la terre, substitut au rêve du pavillon à la campagne, désir de convivialité… », explique Thérèse Dorgeville, trésorière de l’association des Jardins familiaux renageois. Mais tous cultivent le plaisir de récolter eux-mêmes des produits sains et peu chers, dans un esprit de partage. Dans les jardins familiaux, pas de barrières, pas de haies, les jardiniers sont tous voisins, aiment papoter et échanger des « trucs et astuces », sans oublier des graines, bulbes ou plants. Les associations favorisent aussi les rencontres en organisant des fêtes et des animations : barbecue, troc de plantes, forum, formations… Par ailleurs, elles veillent à la pratique d’un jardinage natupesticides et sans rel, sans en- >28 Isère Magazine-février-mars 2013
tager Ce qu’ils en pensent• Thérèse Dorgeville, 64 ans « Au jardin, j’oublie tous mes soucis » « J’ai toujours habité en maison, avec un jardin. Suite à des difficultés familiales, je me suis retrouvée seule en appartement. Pour moi, ne plus jardiner, c’était inconcevable ! Grâce aux jardins familiaux, je peux continuer à cultiver un potager. En plus, c’est un lieu collectif et convivial : on discute, on échange des conseils. C’est l’occasion de sortir de chez soi, de connaître ses voisins et de (re)donner aux habitants le goût de la terre. Personnellement, cela m’apporte énormément. Quand je suis au jardin, j’oublie tous mes soucis ! » grais chimiques. Car les jardins familiaux se veulent resnature. pectueux de la Ils sont d’ailleurs utilisés pour des actions pédagogiques ave vec les écoles ou les centres sociaux, qui ont souvent une parcelle réservée. « Créer du lien social, notamment entre les générations, préserver des trames vertes dans les communes, sensibiliser les habitants à la protection de l’environnement… Les jardins familiaux remplissent des fonctions citoyennes qui vont bien » À Renage, 17 parcelles sont à la disposition des habitants. Photos M. Giraud, Fotolia, OPAC 38 au-delà du simple jardinage », souligne Amélie Girerd, maire de Renage. C’est pourquoi, aujourd’hui, de plus en plus de com- munes décident d’en créer. De la terre, des légumes mais aussi des rencontres… En un mot : du bonheur dans le potager. ■ Sandrine Anselmetti » À qui s’adresser : vous êtes intéressé par un jardin familial ? Pour savoir s’il en existe près de chez vous, contactez votre mairie.• Bertrand Ouvrier-Buffet, 39 ans « Jardiner en famille » « Je possède une maison de ville, sans terrain. Ma parcelle me permet de manger mes propres légumes, de m’investir dans la vie locale et de faire découvrir l’univers du jardin à mes enfants de 4 ans et demi et 3 ans, qui trouvent cela très amusant. C’est aussi un moyen de leur apprendre les saisons, ainsi que l’aspect et le goût des « vrais » légumes, qui sortent de la terre du jardin. Parfois, le dimanche, on va au potager avec leurs grands-parents : cela nous fait une activité sympa à partager en famille, en plein air. Sur place, on échange des légumes avec d’autres jardiniers et on crée des liens. » » Question à Amélie Girerd, maire de Renage « Une demande des habitants » ■ Pourquoi avoir créé des jardins familiaux à Renage ? Ce projet est né d’une demande de la population et la Municipalité, en lien avec l’association « Le forum renageois », a travaillé pendant plus d’un an à sa réalisation. Les jardins familiaux sont d’abord un lieu d’échanges, de solidarité et de partage. Ensuite, ils permettent aux Renageois de bénéficier de propres fruits et légumes de saison - en temps de crise, c’est loin d’être négligeable. Ces jardins ont également un aspect pédagogique puisqu’une parcelle est réservée aux écoles et aux enfants du centre de loisirs. Enfin, ils redonnent un peu de verdure au cœur de la ville. >29 Isère Magazine-février-mars 2013



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