[38] Isère magazine n°133 fév/mar 2013
[38] Isère magazine n°133 fév/mar 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°133 de fév/mar 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (230 x 299) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 19,4 Mo

  • Dans ce numéro : cette maladie qui nous bouleverse, Alzheimer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Vie quotidienne solidarité Insertion : quelle place pour les femmes ? A l’occasion de la Journée internationale des femmes le 8 mars prochain, le Conseil général se penche sur les obstacles qu’elles rencontrent pour se réinsérer dans la vie professionnelle. Après plusieurs décennies de lutte féministe, les choses peinentàévoluer:lesfemmes sont toujours plus exposées à la précarité que les hommes. Elles occupent 82% des emplois à temps partiel, 78% desmétiersnon qualifiés et leur salaire reste de 20 à 25% inférieur à celui de leurs collègues masculins. « Dans ce contexte,elles sont aussi plus vulnérables au risque de se retrouver à la rue, notamment après une rupture conjugale », rappelle Brigitte Périllié, vice-présidente du » Question à Brigitte Périllié, ■ Quel sera le programme du 8 mars prochain ? Nous placerons cette journée sur le thème de l’emploi. Le Conseil général souhaite mieux connaître la place faite aux femmes dans le domaine de l’insertion. Francis Vernede, sociologue de la Mission régionale d’information sur l’exclusion nous éclairera sur la situation des femmes dans l’emploi et nous dira pourquoi elles sont davantage touchées par la précari- « Place aux femmes » Conseil général chargée de la famille et de l’égalité entre les hommes et les femmes. Certes, des solutions existent pour les aider à retrouver un emploi plus facilement. Celles qui ont le plus de difficultés sont orientées vers des structures d’insertion. On en recense 79 en Isère. Chaque année, le Conseil général leur consacre un budget de 11 millions d’euros. Ces structures aident les exclus du marché du travail en proposant un accompagnement socialetprofessionnel. « Aujourd’hui, té. Nous ferons aussi le point sur les initiatives menées en Isère avec des responsables d’entreprises d’insertion. L’après-midi sera consacré à la culture avec une pièce de théâtre sur l’invisibilité des femmes de ménage, mise en scène et interprétée par des femmes de la compagnie du Savon noir. Outre ces débats, une exposition sur l’égalité professionnelle sera présentée à l’Hôtel du Département à Grenoble jusqu’au 13 mars. nous voulons vérifier que les femmes bénéficient d’autant d’offres d’insertionqueleshommes,expliqueBrigitte Périllié. Dans certains territoires de l’Isère, nous savons que ce n’est pas lecas.Exemple,dansleGrésivaudan, où sur huit actions d’insertion, six concernent des métiers masculins. » Même si ces offres sont ouvertes à tous, les mentalités ont peu évolué. « Les hommes s’orientent toujours vers des métiers traditionnellement masculins et les femmes vers des secteurs féminins », constate Josette Casse, directrice du centre d’informationdesdroitsdesfemmes(CIDF). Or, l’expérience prouve que les structures proposant des contrats d’insertion aux femmes ont souvent de bons résultats pour le retour à l’emploi. Exemplesavecdeuxdecesstructures, les Ateliers Marianne et l’Envolée féminine qui viendront témoigner à cette journée. Les Ateliers Marianne Créés en 2008 à Pont-de-Claix dans l’agglomération grenobloise, Les Ateliers Marianne forment chaque année une trentaine de personnes en grande difficulté sociale à la couture et à la décoration. Toutes sont employées en contrat aidé pour une période de 12 à 18 mois. « Les deux tierssontdesfemmesquin’ontaucune formation, témoigne Magda Mokbi, directrice.L’objectifn’estpasqu’elles retrouvent forcément un emploi dans la décoration ou la couture, mais de leur permettre d’acquérir des compétences : travail en équipe, dextérité manuelle, autonomie, sens des responsabilités… » 50% des personnes qui transitent par les Ateliers Marianne retrouvent un emploi. » APont-de-Claix:0476999960. L’Envolée féminine Crééen2008àGrenoble,cedispositif d’insertionmisesurledéveloppement personnel pour le retour à l’emploi. « Nous recevons des femmes aux profils très différents », témoigne FerhatBahija, responsablede formation de l’Envolée féminine. « Certaines n’ont aucune formation, d’autres ont des difficultés avec la langue française, d’autres encore se sont arrêtées de travailler plusieurs années pour élever leurs enfants. » Durant quatre mois, à raison de deux jours par semaine, les femmes participent à des activités collectives : expression orale, mise en scène de leurs difficultés, simulation d’entretiens d’embauche… leur permettant de reprendre confiance en elles. Une fois l’estimedesoiretrouvée,l’association les accompagne pour une immersion en entreprise d’une durée de 15 jours. 70% trouvent un emploi ou une formation qualifiante. » AGrenoble:0476449273. Annick Berlioz >16 Isère Magazine-février-mars 2013
Vivre mieux routes Photos M. Giraud 1 2 Prélèvement d’enrobé pour analyse Carotte montrant l’épaisseur 3 Contrôle en laboratoire d’une chaussée des gravillons par tamisage Les routes du Conseil général B. Fouquet sous haute surveillance ! Avec un réseau routier de 5160 km, le Conseil général s’appuie sur les experts de son laboratoire interne pour contrôler ses routes. 10 heures. Sébastien, agent à la direction des mobilités du Conseil général, arrive sur le chantier de l’axe de Bièvre, une portion routière de 16 km située entre Rives et Brezins, que le Département a dernièrement décidé de porter à 2 x 2 voies. Finisseur et rouleaux compresseurs sont à l’ouvrage, répartissant et compactant une couche d’enrobé. Après avoir pris connaissance des dernières informations sur le chantier, il sort des sacs « poulet » et passe à l’action. Sa mission : effec- » La couche de roulement est directement en contact avec les pneumatiques. Son rôle est assurer l’étanchéité du corps de chaussée, l’adhérence des véhicules et le confort de l’usager. » Les couches d’assises assurent la solidité de la chaussée et sont en général réalisées en enrobés : mélange de sable, de gravillons et de bitume. » La couche de forme permet d’améliorer l’aptitude du sol à recevoir les efforts transmis par la chaussée et la construction des couches d’assises et de roulement. Elle est réalisée en matériaux insensibles à l’eau pour protéger la chaussée du gel : graves naturelles, matériaux recyclés (béton de démolition etc…). F. Pattou » L’avis de l’élu Charles Bich vice-président chargé des routes départementales « Nous investissons 100 millions d’euros » Lorsqu’en 2007, l’État a transféré au Conseil général 650 km de routes nationales ainsi que ses personnels, le laboratoire routier, cette cellule d’expertise « chaussées » très expérimentée, existait déjà. Alors que certains départements ont opté pour des prestataires privés, nous avons fait le choix, en Isère, de le conserver afin d’avoir une expertise fiable et des garanties de qualité et de durée de vie des routes que nous construisons. Cette année, nous investirons près de 100 millions d’euros pour construire des routes et des ouvrages d’art, les entretenir et les sécuriser. surer la compacité de l’enrobé et son pourcentage de vide. La valeur affichée doit être comprise entre 4 et 8%, sinon, là aussi, la chaussée risque de mal vieillir. Une route dure 20 ans « Une route neuve est prévue pour une durée d’une vingtaine d’années environ. Sa portance est calculée en fonction du trafic poids-lourd prévu, car le passage d’un seul camion équivaut, en termes d’usure, à celui d’un million de véhicules légers ! Tout doit donc être parfait : le terrassement, la solidité des couches d’assises et de roulement, l’étanchéité ou encore la rugosité afin d’offrir une bonne adhérence pneu-route, explique Richard Mathieu, coordinateur du laboratoire routier départemental. Avec d’autres techniques, nous effectuons aussi des contrôles sur le béton utilisé pour les ponts, murs de soutènement, glissières de sécurité… Nous testons sa résistance à la compression et sa fluidité. Un béton trop épais, par exemple, ne pourra pas recouvrir parfaitement les armatures en acier. » Depuis 2007 et les dernières lois de décentralisation, le Conseil général s’appuie sur les experts de son laboratoire pour contrôler les infrastructures routières. Un service de quatre techniciens polyvalents qui intervient à sa demande et dont les conclusions sont informatives. En cas de malfaçons, c’est en effet aux représentants du maître d’ouvrage de prendre la décision de faire refaire l’ouvrage à l’entreprise prestuer des prélèvements d’enrobés bitumineux à mesure de l’avancée des engins et les rapporter à Grenoble où ils seront analysés en laboratoire. Le revêtement est brûlant – 170° degrés – et doit, à l’instar d’une recette de cuisine, avoir été parfaitement dosé sous peine de malfaçons à venir. Une fois cette tâche achevée, c’est la couche de revêtement déroulée la veille, qui a depuis durci et refroidi, qu’il analyse à l’aide d’un gammadensimètre, un appareil de très haute technologie. Celui-ci permet de metataire, d’appliquer des pénalités financières ou, a contrario, d’accepter une certaine tolérance sur les chantiers difficiles. Le renouvellement de la couche de roulement d’une route en enrobé de 5 à 6 cm d’épaisseur coûte 100 000 euros environ le kilomètre. Alors, autant qu’elle soit parfaite et confortable dès le départ. Pour l’usager comme pour le contribuable ! Richard Juillet >17 Isère Magazine-février-mars 2013



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