[38] Isère magazine n°133 fév/mar 2013
[38] Isère magazine n°133 fév/mar 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°133 de fév/mar 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (230 x 299) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 19,4 Mo

  • Dans ce numéro : cette maladie qui nous bouleverse, Alzheimer.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
Vivre mieux handicap Rester en poste malgré une maladie invalidante Fotolia Gaston Revol Bourgeois, 49 ans, travaille en salle blanche chez STMicroelectronics, à Crolles, depuis 16 ans. Lorsqu’il a contracté une maladie invalidante, en 2007, son employeur a tout fait pour le maintenir dans son emploi. Sous le masque et la combinaison stériles de rigueur en salle blanche, rien ne différencie Gaston Revol Bourgeois de ses collègues. « Je suis pourtant en invalidité depuis 2007, mais j’ai bénéficié des accords d’entreprise pour lemaintiendansl’emploi »,expliquet-il, avant de raconter son histoire. Après son Deug de biologie suivi d’un passage dans un laboratoire de physiologiedelaFacultédemédecine de Grenoble, il est embauché en 1996 comme opérateur de salle blanche, chez STMicroelectronics, le géant mondial des semi-conducteurs, pour fairedusuivideproduction. Deux ans plus tard, son médecin diagnostique unescléroseenplaques.Cettemaladie dégénérativedusystèmenerveuxcentral détériore progressivement sa vue etlamotricitédesajambedroite.Àtel » Zoom » « Pour moi, poursuivre une activité professionnelle est essentiel » affirme Gaston Revol Bourgeois. point qu’il doit arrêter de travailler en 2007. Un an plus tard, il réintègre la salle blanche, en base arrière, où il gère les demandes des utilisateurs : enregistrement des commandes, préparationdeskitsproduits… « Ceposte estpluscompatibleavecmasituation, car il ne nécessite ni déplacement, ni transfert de lourdes charges », précise-t-il. Un parcours qui n’aurait 22% de chômeurs ! Le taux de chômage des personnes handicapées atteint 22%, soit le double de celui de la population valide. La loi impose pourtant aux entreprises de 20 salariés et plus d’employer au moins 6% de personnes handicapées, mais les candidats se heurtent encore souvent aux préjugés des entreprises, qui confondent handicap et incompétence. À leur décharge, les recruteurs insistent sur le manque de qualification de ce public. Ce que confirme Claude Boumendil. STMicroelectronics éprouve en effet des difficultés à recruter des salariés handicapés ayant les prérequis indispensables, soit un niveau bac. Pour y remédier, l’entreprise a créé, en partenariat avec l’AFPA (Association de formation professionnelle pour adultes), des formations spécifiques. probablement pas été possible sans le soutien de son employeur, qui a mis en place des outils de compensation. Son PC, équipé d’un logiciel grossissant de caractères, lui confère une autonomie complète, et ses horaires ont été adaptés. Volonté de l’entreprise STMicroelectronics a signé dès 2006 des accords pour l’intégration et le maintien dans l’emploi sur son site de Crolles, avant de généraliser cette politique à ses autres sites français de Tours et de Rousset. « Pour réussir le recrutement d’une personne handicapée, il faut définir les aptitudes requises et les éventuels aménagements de poste. Nous n’avons pas de salariés en fauteuil en salle blanche, pour des raisons de circulation des personnes ; et pas de personnes sourdes, car il faut être attentif aux signaux sonores ; en outre, les opérateurs étant masqués, la lecture labiale n’est pas possible. Sinon, tout peut être envisagé », explique Claude Boumendil, responsable du M. Giraud » Repère Le handicap, compétence du Conseil général n Le Conseil général consacrera en 2013 un budget de 158,2 millions d’euros à la prise en charge du handicap, dont 105 millions d’euros pour les structures d’hébergement et 52 millions d’euros pour le maintien à domicile. Le Conseil général verse notamment la PCH (Prestation compensatoire du handicap), une aide financière destinée à mieux prendre en charge les surcoûts liés au handicap à domicile et en établissement – achat de matériel ou aménagements spécifiques, aide à domicile… 3 700 Isérois, adultes et enfants, en bénéficient aujourd’hui. pôle RSE de STMicroelectronics France, à Rousset, dans les Bouchesdu-Rhône. Aujourd’hui, STMicroelectronics emploie 350 salariés handicapés en France, dont 150 en Isère, à Crolles et Grenoble, soit 3,7% de ses effectifs ; un taux supérieur à la moyenne observée dans l’industrie. La réus- cam site de cette politique passe aussi par la sensibilisation des managers et du personnel. Campagnes d’information, expositions d’artistes handicapés dans les locaux de l’entreprise, animations handisport… STMicroelectronics multiplie les occasions de rencontres entre salariés valides et handicapés. Selon une enquête interne, 41% du personnel a changé de regard sur le handicap au cours des trois dernières années. Gaston Revol Bourgeois, lui, se dit épanoui. « Pour moi, il est essentiel de poursuivre une activité professionnelle. Dans le cas contraire, je n’aurais que ma maladie à gérer. » n Marion Frison >14 Isère Magazine-février-mars 2013
Vivre mieux santé Attention aux hépatites ! Fotolia Le Conseil général lutte contre les hépatites ■ Dans le cadre de ses missions de santé publique, le Conseil général propose des dépistages anonymes et gratuits des hépatites B etC. Ces examens sont effectués sur ou sans rendez-vous dans les trois centres de dépistage anonymes et gratuits du Conseil général à Grenoble, Vienne et Bourgoin-Jallieu et dans les 26 centres de planification et d’éducation familiale de l’Isère (CPEF). Des vaccinations de l’hépatite B et de l’hépatite A sont proposées dans les centres de vaccination. Le Conseil général soutient aussi financièrement Prométhée, association de prévention et de prise en charge des personnes atteintes d’hépatite virale. Avec plus de 2 600 décès par an pour l’hépatite C et plus de 1 600 pour la B, les hépatites virales sont très répandues en France. « Les hépatites sont des inflammations qui perturbent le bon fonctionnement du foie, explique Eve Pellotier, médecin au centre de dépistage anonyme et gratuit (CI- DAG) du Centre départemental de santé du Conseil général. Deux cas de figure : soit l’organisme arrive à éliminer naturellement le virus et on guérit spontanément, soit il s’installe durablement dans le corps et peut continuer à se multiplier dans le foie. » virus. Des traitements permettent On en parle peu. Pourtant, les hépatites A, B et C font toujours des victimes. Le point sur ces pathologies qui peuvent être très graves. L’hépatite B En France, trois millions de personnes entrent chaque année en contact avec le virus de l’hépatite B. Comme le VIH, le virus se transmet par voie sanguine, de la mère à l’enfant et lors de relations sexuelles non protégées. Chez l’adulte, il est éliminé spontanément par l’organisme dans 90% des cas. En revanche, pour un adulte sur dix et pour la moitié des enfants de moins de 4 ans, il évoluera vers une forme chronique avec des risques de cancer ou de cirrhose de foie. Actuellement, il n’existe aucun pagne médicament capable d’éradiquer le La plupart du temps, cette maladie reste silencieuse, sans symptôme apparent pendant plusieurs années. Ainsi, plus de la moitié des personnes infectées l’ignore, pouvant contaminer d’autres personnes sans le savoir. D’où l’importance d’effectuer des tests de dépistage avec une simple prise de sang, en cas de doute ou de prise de risque. Des vaccins et des mesures de prévention (préservatif, matériel médical, usage de drogue avec du matériel stérile…) permettent aussi d’éviter ces maladies. Focus sur les trois formes d’hépatites virales, leurs causes, leurs conséquences et les moyens de les éviter. toutefois de stopper sa multiplication dans le foie. Il existe un vaccin efficace recommandé dès le plus jeune âge. L’hépatite C En France, la maladie touche 350 000 personnes, dont 75% développeront une forme chronique. À la différence de l’hépatite B, le virus se transmet uniquement par voie sanguine : partage de matériel piquant, tranchant, rasoir, aiguilles ou pailles pour l’usage de drogue par voie nasale. Pour l’heure, aucun vaccin n’est disponible. Des traitements efficaces permettent toutefois d’éliminer le virus, avec des chances de guérison estimées à plus de 70%. L’hépatite A C’est la moins « méchante » des trois. Fréquente dans les régions du monde où le niveau d’hygiène fait défaut (Inde, Afrique…), la maladie a quasiment disparu du territoire français : quelques centaines de cas par an sont recensées. Elle se transmet principalement par les boissons et aliments souillés par les matières fécales. Elle peut engendrer de fortes nausées et une grande fatigue. Mais l’infection est le plus souvent asymptomatique et guérit presque toujours spontanément. Il existe un vaccin, conseillé aux populations à risques et aux voyageurs qui séjournent dans des zones de transmission. ■ Annick Berlioz » Contacts : CIDAG Grenoble : 04 76 12 12 85 Bourgoin-Jallieu : 04 74 19 09 20 Vienne : 04 74 31 50 31 Prométhée Hépatites : 04 76 76 88 36 B. Fouquet >15 Isère Magazine-février-mars 2013



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :