[38] Isère magazine n°132 janvier 2013
[38] Isère magazine n°132 janvier 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°132 de janvier 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (228 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 19,3 Mo

  • Dans ce numéro : budget 2013.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 32 - 33  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
32 33
Vie quotidienne agriculture 6h 15, le jour n’est pas encore levé sur le marché de Saint- Laurent-du-Pont. Patricia Callet déballe ses cageots de légumes, qu’elle dispose harmonieusement sur son banc. En ce début d’hiver, l’étal disparaît sous les choux, poireaux, carottes, épinards, et les premiers cardons ont fait leur apparition. Cette maraîchère de 42 ans a repris l’exploitation familiale en 1996, après une formation agricole et une courte expérience de technicienne à la chambre d’agriculture. mes parents commercialisaient toute leur production sur les marchés de Le jardin secret d’une maraîchère » Patricia sert en moyenne 160 clients dans une matinée sur le marché. Par tous les temps, hiver comme été, Patricia Callet vend sa production sur le marché hebdomadaire de Saint-Laurent du Pont. Un choix stratégique pour cette maraîchère de Saint-Cassien. vente à la ferme, mais il aurait fallu investir dans un local de vente et un marché me donne l’occasion de rencontrer régulièrement des collègues », raconte-t-elle. Depuis, les naissances de ses trois enfants et les impératifs de sa vie familiale l’ont incitée à ne conserver son emploi du temps. il n’y a pas de magasin de producteurs à proximité, et donc peu de concur- Résultat, avec le même nombre de clients, je double mon chiffre d’affaires », explique-t-elle, avant de préciser qu’elle sert en moyenne 160 clients dans la matinée. Quand elle n’est pas sur le marché, la maraîchère travaille dans ses champs. Elle possède cinq hectares, sur lesquels elle cultive des légumes de saison, en plein champ : poireaux, choux, carottes, cardons, épinards, tomates, haricots, salades, radis… grands classiques, mais il m’arrive également de faire des essais de plantations de nouveaux légumes, comme le chou chinois ou la coriandre par exemple, à la demande de mes clients », précise-t-elle. Cinq hectares de fruits et légumes Ses journées sont chargées : plantations, suivi des cultures, désherbages, arrosage, traitements… Sans parler des récoltes, qui l’occupent trois matinées par semaine, avec l’aide d’un salarié à temps partiel. et mardis matin, avant de les mettre en chambre froide en prévision du ■ Selon le dernier recensement agricole, on comptait 213 exploitations maraîchères en Isère en 2010, essentiellement concentrées entre l’Y grenoblois (100 exploitations) et la vallée du Rhône (70 exploitations). La majorité d’entre elles cultivent moins de deux hectares, et produisent une grande va- » Question à marché du jeudi ; exception faite des salades, que je ramasse toujours la veille », ajoute-t-elle. Passionnée par son métier, Patricia Callet revendique à la fois le plaisir de la vie en plein air et celui de la rencontre avec la clientèle. « Lorsqu’ils sont contents, les clients me remer- y a un problème, ils le disent aussi, ce ce qui me motive », conclut-elle. ■ » Zoom Le maraîchage en chiffres Christian Nucci, vice-président du Conseil général chargé de l’agriculture durable et de l’alimentation « L’accès à une alimentation de qualité » ■ Le Conseil général soutient les circuits courts de distribution. Quels sont les enjeux ? Les circuits courts de distribution revêtent des formes multiples. Outre les nombreux producteurs présents sur tous les marchés du département, on recense 550 agriculteurs qui font de la vente à la ferme, et 14 magasins de vente collectifs. Nous les soutenons en orientant leurs productions vers la recherche de valeur ajoutée et en structurant les filières locales. Grâce à cette politique, nous confortons l’économie locale, et nous assurons aux consommateurs isérois un accès à une alimentation de qualité, saine, et diversifiée. Marion Frison riété de légumes, qu’elles commercialisent en vente directe. Les maraîchers qui exploitent plus de 10 hectares sont minoritaires. Ils sont le plus souvent spécialisées (salades, betteraves…) et vendent leur production en grande et moyennes surfaces ou au marché d’intérêt national. >32 Isère Magazine - janvier 2013
Vivre mieux aménagement Des bénévoles gèrent la station de ski » Ils gèrent bénévolement la stations des Signaraux, en Matheysine, depuis 1998. D’autres petites stations Fotolia - M. Major Après deux ans de fermeture GRENOBLE LES SIGNARAUX forcée pour cause de vandalisme, la station de ski des LA MURE Signaraux, en Matheysine, rouvre cette année. Entièrement gérée par des bénévoles. « Si il y avait eu un glissement de terrain ou dix années consécutives sans neige, peutêtre aurions-nous baissé les bras. Mais face à un acte de malveillance*, personne n’avait envie de laisser tomber. Alors, on a retroussé nos manches et tout reconstruit. » Il n’y a plus aujourd’hui d’amertume dans les propos de Gérard Chion, chef d’exploitation de la petite station de ski familiale des Signaraux, située en Matheysine à 1 240 mètres d’altitude, distante de 7 km de La Motte-d’Aveillans. Il y a 40 ans, c’est d’ailleurs sur l’une des quatre pistes du domaine qu’il a appris à skier comme nombre de jeunes Mottois et Mûrois qui gardent un lien affectif très fort avec « la plus petite station de France, dans le plus grand alpage organisé d’Europe ». Alors, lorsqu’il a fallu trouver les 80 000 euros nécessaires pour F. Pattou » L’avis de l’élu Bien que je ne sois pas skieur, je me suis toujours battu pour aider à faire vivre cette petite station de ski, qui, depuis son origine est au service des familles. Et pas seulement des familles mottoises. Elle rayonne sur tout le plateau matheysin et bien audelà, avec ses pistes de ski alpin, de fond et ses parcours de raquettes à Charles Galvin, vice-président délégué chargé de l’économie rurale et montagnarde « Au service des familles » neige. Lorsque le Conseil général a été sollicité pour remettre en état la remontée mécanique, j’ai immédiatement fait voter une subvention de 18 000 euros, prise sur l’enveloppe territoriale de la Matheysine, pour participer aux travaux. Je voudrais aussi remercier les bénévoles pour leur engagement exemplaire. remettre en état et aux normes de sécurité actuelles l’unique téléski, tout le monde s’est mobilisé : amoureux du site, entreprises locales, collectivités, et, bien sûr, la trentaine de membres de l’Association de gestion et d’animation du ski alpin aux Signaraux, l’Agasas, présidée par Cyrille Bel, association qui gère bénévolement cette micro-station depuis 1998 les mercredis aprèsmidi, les week-ends et durant les vacances scolaires. Mobilisation hors du commun Musicien bien connu en Matheysine, Michel Vittone a ainsi organisé une soirée-concert. Le Cinéthéâtre de La Mure a proposé des séances de cinéma en plein air et la municipalité de Pierre-Châtel, a prêté sa salle festive... Et puis, il y a eu la bande à Loïc. « Un groupe de jeunes, pour la plupart adolescents et pas forcément skieurs, nous a fait savoir qu’ils voulaient faire des trucs pour ramener de l’argent, se souvient Gérard Chion. Ils ont démarché tous les magasins de la région pour avoir des lots en vue d’organiser un loto. Ce fut une réussite... » Au final, 12 000 euros ont été récoltés par les uns et les autres. Une somme qui, additionnée aux participations du Conseil général, de la commune et de la compagnie d’assurance, a permis de boucler le budget de remise en état du site. Et depuis quelques jours, tout est fin prêt pour accueillir les skieurs : du pis- ■Elles sont idéales pour faire un break de quelques heures, emmener ses enfants ou débuter. Le forfait journée adulte ne dépasse pas les 7 euros. ■En Chartreuse : Le col de Marcieu, Saint-Hilaire-du-Touvet, Le col de Porte, Le Sappey-en- Chartreuse. ■En Vercors : Saint-Nizierdu-Moucherotte, Le col de Romeyère, Le col de l’Arzelier. ■En Oisans : Le col d’Ornon. » Plus d’infos : www.isere-tourisme.com teur-secouriste au perchman sans oublier les petites mains de la salle hors-sac où sont vendus forfaits, friandises et boissons chaudes. « La commune assure les frais de fonctionnement de la station mais sans les bénévoles de l’Agasas, nous ne pourrions pas offrir ce service à la population », souligne le maire de La Motte-d’Aveillans, Serge Beschi. Pour l’heure, tous espèrent un bon enneigement cet hiver, afin de poursuivre une aventure qui dure depuis 1970. Richard Juillet * Début décembre 2010, les armoires électriques du local technique ont été vandalisées, rendant impossible l’exploitation du téléski. » Contacts : 04 76 30 61 14, www.lessignaraux.fr >33 Isère Magazine - janvier 2013



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :