[38] Isère magazine n°131 décembre 2012
[38] Isère magazine n°131 décembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°131 de décembre 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : découvrez la gastronomie du terroir, saveurs d'Isère.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Gens d’Isère Gens d’ici Isabelle Lalire > professeur de harpe Elle « dépoussière » la harpe M. Giraud « La harpe est souvent perçue à tort comme désuète et élitiste. Mon but, c’est de démocratiser ce magnifique instrument ! » Faire découvrir la harpe au plus grand nombre en transmettant sa passion dans un lieu simple et accessible : c’est le défi que s’est lancé Isabelle Lalire, 46 ans, professeur de musique. En 2011, cette habitante de La Tour-du-Pin a créé dans sa commune un lieu atypique, unique en Isère : Les Harpes de La Tour. Plus qu’une école de harpe, c’est un « salon de musique » : « Un endroit où l’on apprend la harpe de façon décontractée, avec un coin salon, où l’on peut venir pratiquer à tout âge, sans complexe et sans avoir appris le solfège avant. » Isabelle enseigne à une quarantaine d’élèves venant de toute l’Isère, âgés de 8 à 60 ans, dont une majorité d’adultes. Elle leur apprend la harpe dite « classique » ou la « celtique », plus petite et sans pédales. « L’une est liée au répertoire classique, l’autre à la musique folklorique, mais l’on peut jouer de tout : jazz, variété, rock, concerto, musique traditionnelle… L’essentiel est de se faire plaisir. » Pour permettre aux harpistes amateurs de se produire dans la région, Isabelle a aussi créé l’ensemble des Harpes de La Tour, composé d’une dizaine de harpes. « Nous jouons dans des petits villages, dans des châteaux comme des salles des fêtes, avec un répertoire varié. L’objectif : amener la harpe où on ne l’attend pas et faire partager à tous sa féérie. » Sandrine Anselmetti Geneviève Rouillon et Guy Meauxsoone > réalisateurs et producteurs Le Vercors à la télé « Le Vercors possède un patrimoine humain, naturel et culturel unique. C’est un vivier de personnages et d’histoires », racontent Geneviève Rouillon et Guy Meauxsoone. Le couple, installé à Méaudre depuis 1983, a créé en 2010 Vercors TV, une web télévision locale. Actualité, art, culture, environnement, agriculture, documentaires animaliers, manifestations sportives… A raison de trois nouveaux reportages en ligne tous les 15 jours sur www.vercors-tv.com, ils comptent déjà 18000 visiteurs, dont 1000 étrangers chaque mois. « Il existe d’autres web TV en France, comme en Bretagne, en Ardèche ou en Picardie, mais peu sont indépendantes car c’est difficile au plan économique. Nous ne tirons aucun revenu de cette activité, et nous ne sommes même pas en mesure de défrayer les six réalisateurs bénévoles qui travaillent régulièrement avec nous », regrettent-ils. Ils peuvent néanmoins compter sur le soutien du Parc du Vercors, qui leur passe des commandes régulières. Guy Meauxsoone et Geneviève Rouillon ne se sont pas embarqués dans l’aventure sans munitions. Après des documentaires pour la chaîne de télévision britannique Channel 4 ou le film « Tant qu’il y aura des eaux », dans le Vercors, Guy a parcouru le monde pour des émissions télévisées telles que Carnets d’aventures et Ushuaïa, avant de prendre sa retraite en 2010. De son côté, sa compagne a réalisé de nombreux films. De la découverte des savoir- faire préhistoriques au « parler mouton », le Vercors n’a pas fini de crever l’écran ! Marion Frison M. Giraud Dom Compare > explorateur de saveurs De la géologie… aux fourneaux Enfant, Dom Compare adorait partir avec son père à la cueillette des champignons… Ce goût de l’humus l’amène à devenir géologue et spécialiste des volcans - un métier qu’il exerce au Pérou pendant deux ans… De retour au pays, à Grenoble, en 1984, il peine toutefois à trouver un emploi dans sa branche et se reconvertit dans l’enseignement des mathématiques. Il ne renonce pas pour autant à la géologie en créant l’association Géotopes, qui organise des voyages scientifiques vers l’Etna ou le Stromboli… ou en partant à la recherche d’une mine de diamants dans l’Orénoque, pour le compte d’un aventurier excentrique… Mais ce passionné de sciences et de nature a toujours poursuivi en parallèle une autre exploration : celle des légumes et mets oubliés, à travers des ouvrages aussi gourmands qu’érudits… Après un premier livre de recettes végétariennes et un carnet de recettes de notre enfance, le voilà parti pour un tour du monde des Desserts venus d’ailleurs : « J’ai découvert que la Pavlova, dessert australien et néo-zélandais, à base de meringue, avait été ainsi baptisé en l’honneur du passage de la célèbre danseuse russe dans les années 1920 », racontet-il. Il enchaîne sur un livre de recettes et d’histoires sur les champignons – retour aux sources. Deux de ses ouvrages (tous parus chez Glénat) ont été traduits en chinois ! Actuellement, il explore l’histoire de ces légumes singuliers – vitelote à la chair violette, topinambours ou héliantis, choux-rave ou ocas du Pérou… – qui reviennent sur les étals et la façon de les accommoder. « Cuisiner, manger, c’est aussi une philosophie et un art de vivre », explique cet épicurien. Véronique Granger D.R. >38 Isère Magazine - décembre 2012
Nathalie Tournier > cavalière de spectacle équestre Elle voltige avec les chevaux D.R. Voltige cosaque, poirier, poste hongroise, croix de la mort… Nathalie Tournier, 40 ans, réalise des figures de voltige équestre époustouflantes ! Cette habitante de Romagnieu, près de Pont-de- Beauvoisin, est capable d’aller au grand galop la tête en bas ou les jambes sur deux chevaux différents, ou encore, de traverser un mur de feu de quatre mètres de haut ! Avec sa troupe Tashunka, elle crée des spectacles équestres mêlant acrobaties, humour, dressage et reconstitution historique. Des shows conçus « à la demande », pour les fêtes de villages, les comices agricoles, ou pour des spectacles comme les Historiales, à Pressins. Si Nathalie ne vit pas de sa passion, elle a été formée par les meilleurs : « À 16 ans, j’ai répondu à une petite annonce pour suivre une formation d’écuyer, durant un été, avec des membres de la célèbre troupe de spectacle équestre Zingaro. L’année d’après, j’y suis retournée comme cavalière voltigeuse. J’ai fait cela huit saisons de suite. C’est là que j’ai tout appris. » Aujourd’hui, Nathalie possède cinq chevaux et un âne, avec qui elle prépare des numéros. « Ce sont eux qui font tout. Moi, j’ai l’œil pour repérer en chacun ce que je peux développer, en fonction de sa personnalité. Je les aide juste à « devenir acteur », sans jamais les forcer. » Leur point commun : la confiance et la complicité qu’ils partagent avec Nathalie. Sandrine Anselmetti M. Giraud Pierre Chalmin > écrivain Les « perles » de la littérature vache Singulier, drôle et provocateur. Pierre Chalmin, 44 ans, Viennois d’adoption, est un auteur atypique, qui a exercé de nombreux métiers : correcteur, éditeur, sous-titreur, sondeur, veilleur de nuit… « Ma véritable vocation : lire et rêvasser », dit-il. Depuis 1995, il a publié une quinzaine d’ouvrages en tant qu’auteur ou co-auteur. Son Dictionnaire des injures littéraires, paru en 2010, vient d’être réédité en format poche. Un ouvrage unique en son genre, qui réunit des perles d’insultes adressées aux personnages célèbres (écrivains, politiques, peintres…), de l’Antiquité à nos jours. 700 pages de citations parfois méchantes, souvent savoureuses : « Aragon : tant et tant d’arrivisme pour arriver si peu ! », disait Dalì ; pour Jules Renard, Mallarmé était « intraduisible, même en français » ; Amélie Nothombest qualifiée de « Mylène Farmer du roman de gare » par Pierre-Emmanuel Prouvost d’Agostino… « J’ai toujours aimé la littérature vache et les pamphlets. Je me suis dit que ce serait amusant de classer toutes ces injures et de recenser les personnalités à travers leurs pires détracteurs ! », explique Pierre Chalmin. Règlements de compte, jalousies… quand le talent s’en mêle, cela devient un délicieux « jeu de massacre » ! « À notre époque, le consensus et la flatterie sont à la mode… Mais cela n’a pas toujours été le cas. » S. Anselmetti Sandrine Anselmetti Juliette Nicollet, > graphologue Le visage des lignes Vérifier l’authenticité d’une signature ou d’un testament, démasquer l’auteur d’une lettre anonyme, aider une personne à mieux se connaître ou s’orienter professionnellement… Les missions confiées à Juliette Nicollet, tant par des particuliers que des entreprises sont multiples et variées ! « Contrairement à l’oral où l’on peut simuler, l’écriture ne trompe pas ! », explique cette graphologue grenobloise. Diplômée de la Société française de graphologie, longtemps expert au tribunal, elle compte parmi les rares spécialistes dans ce domaine. Ex-professeur de lettres, elle pratique le métier de graphologue depuis plus de 15 ans. Désireuse de transmettre son savoir et sa passion… elle veut battre en brèche les nombreuses idées reçues sur cette science d’origine française, qui s’est développée dès la fin du XIX e siècle. « Certains se déclarent graphologues après avoir lu un bouquin. Or, il faut au moins trois à cinq ans d’études pour une analyse sérieuse d’écriture, fondée sur une combinaison complexe de formes, d’espèces et de typologies. Nous sommes aussi soumis à un code déontologique très strict », explique Juliette. Pour sa part, elle préfère les missions qui permettent de rencontrer la personne, plutôt que de participer au recrutement de candidats – un usage de la graphologie répandu en France, contesté chez les Anglo-saxons. « Pour une étude de personnalité, après l’examen de l’écriture, l’entretien avec la personne est important. L’écriture ne permet d’ailleurs de déterminer ni le sexe, ni la classe sociale, ni le niveau d’études », précise-t-elle. M. Giraud Véronique Granger > 39 Isère Magazine - décembre 2012



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