[38] Isère magazine n°131 décembre 2012
[38] Isère magazine n°131 décembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°131 de décembre 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 10,8 Mo

  • Dans ce numéro : découvrez la gastronomie du terroir, saveurs d'Isère.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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le dossier d’Isère Magazine autres iséroises 12 SPÉCIALITÉS Outre les produits « stars » labellisés, l’Isère compte de nombreuses spécialités gastronomiques typiques qui font partie de notre patrimoine. La Truffe Et oui, l’Isère est aussi une terre à truffes ! Truffe de la Saint-Jean ou de Bourgogne, mésentérique, brumale, tuber melanosporum, cinq variétés sont recensées principalement dans le Trièves, les piémonts de Chartreuse, le Haut et le Sud Grésivaudan. Au XIX e siècle, la production était importante, de l’ordre de dix tonnes par an. Elle est retombée à une demi-tonne aujourd’hui ! Le prix de la truffe varie en fonction de l’offre et de la demande : un diamant noir ou melanosporum peut coûter de 80 à 120 euros les 100 grammes au détail ! La Bouffette de Mens Le Murson Le murson est un saucisson à cuire au goût anisé et parfois légèrement alcoolisé, encore très cuisiné sur le plateau matheysin. Il est issu de deux coutumes du plateau : la cueillette du carvi, variété de fenouil sauvage que les bergers ramassaient en montagne à la fin de l’été et de la « tuée du cochon » qui avait lieu chaque année entre novembre et décembre. Il se cuisine en potée, avec des pommes de terre en robe des champs, des choux et du petit salé. On la trouve jusque sur les tables du palais de Monaco… mais elle se déguste aussi au Japon, en Chine, en Alaska ou aux USA. Depuis 1926, la Bouffette de Mens, deux petites génoises garnies d’une crème au sucre, est une marque déposée dont le secret a été transmis de génération en génération. Bernard Périer, pâtissier à Mens, dans le Trièves, détient l’exclusivité de sa fabrication. Selon la légende, une mendiante aurait donné sa recette à son arrière-grand-père pour le remercier de sa générosité. La Raviole Carré du Trièves, tomme de Belledonne Les territoires de l’Isère produisent de bons fromages. Dans le Trièves, un carré de pâte molle de dix centimètres de côté, au lait de vache au goût crémeux, baptisé tout simplement « carré du Trièves » a fait l’objet d’une marque déposée en 1980. Dans le massif de Belledonne, des producteurs ont relancé la tomme de Belledonne qui ressemble à une tomme de Savoie. Quatre fermes du massif fabriquent 11 000 tommes par an. La raviole est une petite pâte fraîche, carrée, d’un centimètre de côté, composée de farine au blé tendre et farcie au fromage blanc, au comté et au persil. Cette spécialité dauphinoise se distingue par sa recette unique et sa saveur inimitable. En plus d’un label rouge, elle a obtenu une IGP (indication géographique protégée) qui limite sa zone de fabrication à 75 communes, dont 29 en Isère entre Saint- Marcellin et Romans. Sa préparation est simple : la raviole se cuit en une minute dans de l’eau frémissante (surtout pas bouillante) et s’accommode de multiples façons : simplement avec du beurre ou un filet d’huile d’olive, en gratin avec de la crème fraîche liquide, saupoudrée de parmesan, ou encore poêlée. En dehors de la recette traditionnelle, il existe des ravioles de différentes saveurs : au Saint-marcellin, au basilic, au fromage de chèvre, aux cèpes… > 24 Isère Magazine - décembre 2012
La Brioche de Bourgoin-Jallieu Cette brioche est l’un des symboles de Bourgoin-Jallieu. Elle aurait vu le jour en 1449, alors que le futur roi Louis XI séjournait dans la ville : pour honorer le Dauphin, les boulangers préparèrent un gâteau en forme de couronne, composé de farine, lait, miel, œufs et levain. Selon la légende, ce n’est qu’au XIX e siècle qu’un boulanger de Bourgoin imagina de décorer cette brioche avec des petits granulés de sucre rouges et blancs, des pralines et des dragées. La Dinde de Crémieu « Il n’est de bonne dinde que de Crémieu ! », selon le chef Paul Bocuse. Cette petite dinde noire est réputée pour sa chair fine, légèrement jaune, juteuse et fondante à souhait. Son existence est très ancienne : Christophe Colomb, croyant avoir découvert les Indes, ramena de son expédition une volaille, baptisée « poule d’Inde » (qui donna « dinde »), dont l’élevage se développa ensuite en France, et plus particulièrement dans l’Isle Crémieu. Elle se vend notamment en décembre lors de la fameuse « foire aux dindes » de Crémieu, qui perdure depuis 1783 ! Gastronomie Le cardon C’est un légume traditionnel du Nord-Isère. Ce cousin de l’artichaut, d’abord cultivé dans le Midi, a gagné le Lyonnais et le Dauphiné dès 1685, grâce aux immigrés protestants chassés par la révocation de l’Edit de Nantes. Aujourd’hui, l’essentiel de sa production se fait en Rhône- Alpes. Le cardon atteint sa maturité en hiver, ce qui lui vaut de figurer traditionnellement sur les tables de Noël : le gratin de cardons à la moelle ou en béchamel est une institution locale ! Les vins de l’Isère L’Isère n’est pas reconnue comme une terre viticole, pourtant nos terroirs produisent des vins de qualité : des « vins de pays » dont l’appellation répond à des critères très stricts. Trois régions de notre département en produisent : les coteaux du Grésivaudan, entre Bernin et Chapareillan, avec des petits crus fins et élégants ; les Collines rhodaniennes, où les vins de Vienne et Seyssuel font figure de référence dans l’univers viticole ; et les Balmes dauphinoises, dans le Nord-Isère, où se déclinent rouges, blancs et rosés, du vin de garde au vin pétillant. Les liqueurs Les Mirons de La Tour-du-Pin On raconte qu’au Moyen Age, on faisait « rouir » (pourrir) le chanvre dans la Bourbre, qui coulait au centre de la ville : une opération de préfabrication du tissu qui attirait de nombreux rats. Pour lutter contre l’invasion, les habitants s’entourèrent de chats et prirent le surnom de « mirons » (chat en patois). L’animal devint le symbole de La Tourdu-Pin. Aujourd’hui, le Miron en est la spécialité : un chocolat fourré de nougatine, praliné, citron confit et pâte d’amande. « Les meilleures liqueurs de France se fabriquent en Dauphiné », déclarait déjà le célèbre gastronome Brillat-Savarin (1755-1826). Apéritifs, eaux-de-vie, liqueurs… La fabrication d’alcool à partir de fruits et de plantes est une tradition en Isère. La première distillerie de France fut créée à La Côte-Saint- André, en 1705, par Barthélémy Rocher. Attirés par l’abondante flore des Alpes, de nombreux fabricants de liqueurs s’installent en Isère aux XVIII e et XIX e siècle, faisant du département une terre de distilleries renommées. Parmi eux : Rocher, Teisseire, Meunier, Bonal, Brun-Perrod, Bigallet… Aujourd’hui, Meunier, Cherry-Rocher, Chartreuse Diffusion et Bigallet comptent parmi les dernières grandes distilleries. On trouve aussi des produits de grande qualité fabriqués par des arboriculteursdistillateurs : eau-de-vie de poire à Villette-de-Vienne et Beaurepaire, ratafia de cerise à Saint-Hilaire-du-Rosier… >25 Isère Magazine - décembre 2012



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