[38] Isère magazine n°130 novembre 2012
[38] Isère magazine n°130 novembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°130 de novembre 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 10,5 Mo

  • Dans ce numéro : lire c'est vivre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Ils font l’Isère Ces associations qui font Développement durable F. Pattou Ils recyclent les cordes de guitare « L es guitaristes et violonistes ont des métaux précieux sous les doigts », affirme Cédric Breuze, qui habite La Tronche dans l’agglomération grenobloise, président de Music solidarity. En novembre 2011, ce jeune musicien de 25 ans a créé une filière de récupération et de recyclage des vieilles cordes de guitares, violons, basses et cymbales de batterie. On trouve du nickel et de l’argent dans les cordes de guitare, de l’or dans celles des violoncelles et du cuivre dans les cymbales. « Tous ces éléments ont une durée de vie limitée : un guitariste professionnel change ses cordes au bout de deux heures de concert et un violoniste environ une fois par an », précise-t-il. Pour leur donner une seconde vie, Cédric a mis en place 80 points de récupération dans la France entière dans les écoles de musique, salles de concert, studios de répétition… Le matériel collecté est ensuite envoyé à un industriel spécialisé dans le traitement des métaux précieux. Les bénéfices de la vente vont au profit d’actions en faveur de la santé et de la protection de l’environnement. L’association récupère également des instruments en bon état à destination du Mali, du Cameroun et d’autres Etats africains. ■ Contacts : 06 70 43 06 60. hello@musicsolidarity.com Sauvegarde Ils redonnent vie à une chapelle Du haut de la colline de Cessieu, près de Bourgoin-Jallieu, la chapelle Saint-Joseph offre une vue à plus de 180 degrés sur 19 clochers des villages du Nord-Isère. Un site superbe, qui invite à la contemplation et à la sérénité. « Cette chapelle est aussi un lieu chargé d’histoire. Jean de Torchefelon, qui a participé à la bataille d’Azincourt en 1415, et son épouse, Anne de Paladru, l’auraient faite construire pour y être inhumés. Au fil des siècles, beaucoup d’habitants de Cessieu y sont venus à la messe, en retraite, en pèlerinage… Ce fut aussi le rendez-vous des amoureux. Elle fait partie de notre patrimoine et nous y sommes attachés », souligne Jean-Claude Argoud, président de l’association Sauvegarde de la chapelle Saint-Joseph de Cessieu. Pour sauver l’édifice qui tombait en ruine, cette association créée en 2011 s’est fixée pour mission d’acquérir la chapelle et de la rénover. Un travail gigantesque, du déboisement du site à la réfection des murs et du toit. Avec dix bénévoles et une vingtaine d’adhérents, l’association récolte des dons et organise des festivités dont les recettes sont dédiées à la restauration. « Nous allons aussi installer des bancs, des tables d’orientation et baliser le sentier qui relie cette chapelle au centre du village. » L’objectif : sauver l’édifice de l’oubli et faire (re)- découvrir aux habitants son très bel environnement... ■ D.R. Patrimoine ■ Valoriser le patrimoine stéphanois Photo : M. Giraud Savez-vous que Saint-Etienne-de-Saint- Geoirs, village natal du contrebandier Mandrin, aurait été créé par les Romains ; qu’au Moyen-Age, la cité était ceinte d’importantes murailles ; qu’à la Révolution, elle prit le nom de Marathon – parce que distante de 42 km de Grenoble – ; qu’elle abrite une église et un enclos paroissial dont les plus anciens éléments datent du XIV e siècle ainsi que de magnifiques halles en fonte, construites en 1889 ? « Ce patrimoine aurait pu être davantage valorisé, estime Charles Monnet, passionné d’histoire locale. Mais jusqu’à l’année dernière, personne, ici, ne s’en souciait vraiment. » Il aura fallu un projet de réaménagement du centre-village, avec le déplacement des halles et des travaux menaçant des éléments du clos paroissial, pour que quelques Stéphanois se mobilisent. « Déplacer les halles ? On a cru à une blague », se souvient Françoise Clark. Elle lance alors une pétition contre le projet, qui aboutira, en septembre 2011, à la création de l’Association pour le patrimoine de Saint-Etienne-de-Saint- Geoirs. Présidée par Damien Jacquier-Laforge et forte d’une centaine d’adhérents, cette jeune association milite depuis pour que la mémoire collective stéphanoise soit valorisée. Elle propose des visites guidées, participe aux Journées du patrimoine et collecte des informations sur le patrimoine matériel et immatériel de la commune. Elle a en projet de réaliser un recueil vivant sur les seniors du village, de constituer un lexique des noms des rues et des animations de type cafépatrimoine où des historiens viendraient faire des conférences sur un sujet local. ■ Contacts : 04 76 65 49 57. patrimoine.sesg@orange.fr >40 Isère Magazine - novembre 2012
bouger l’Isère Loisirs ■ Roulez punchy avec The Cannibal Marmots Des patins à roulettes, des joueuses hyper lookées, des chutes acrobatiques, du punch et surtout de la convivialité… vous êtes dans le monde des Cannibal Marmots, l’équipe de roller derby grenobloise. Le roller derby est une discipline sportive venue des Etats-Unis, lancée en France par le film Bliss en 2010, qui connaît un succès croissant avec plus d’un millier d’adeptes. Le principe ? Dix filles en rollers tournent sur un anneau, le « track », pour un match avec pas moins de 13 arbitres. Une entrée en scène sur fond de punk-rock, puis des matchs d’une heure avec des manches de deux minutes entrecoupées de 30 secondes de repos bien méritées. Deux équipes de trois « bloqueuses » accompagnées de leur « pi- vot » (leader) forment un « pack » pour empêcher la « jammeuse » de l’équipe adverse de les doubler tout en laissant passer leur propre jammeuse. Un sport où on trouve tout à la fois le défoulement, la convivialité et l’esprit d’équipe. « Le derby, c’est vraiment addictif », s’enflamme Oriane alias Daisy la peste, joueuse des Cannibal Marmots. L’équipe grenobloise, créée en 2011, compte 25 adhérentes, et a joué son premier match de championnat en juin 2012. Les filles, qui s’entraînent à Echirolles sont à la recherche d’une nouvelle salle. Alors, si vous voulez vous éclater tout en faisant du sport et en travaillant votre anglais (langue des consignes), rejoignez G la rage, Pink arsenik, Gina Monster Truck et toutes les autres… pour devenir une fresh meat (nouvelle) ! ■ Contacts : rollerderby38@gmail.com ou sur facebook D.R. Solidarité Rompre la solitude et l’isolement Quatre millions de Français disent souffrir de solitude et 11 000 personnes se suicident chaque année en France. Créé en 1970 à Grenoble, le Centre de lutte et de prévention du suicide apporte une oreille attentive aux personnes isolées, victimes de dépression avec parfois l’envie de mettre fin à leurs jours. « Notre objectif est de leur offrir un espace de parole où elles peuvent faire part de leur souffrance en toute confidentialité », explique Philippe Butel, psychothérapeute et directeur du centre. Ici, tout est fait pour donner confiance : accueillants, psychologues, animateurs, l’association est composée d’une équipe de 15 professionnels, qui par leur écoute bienveillante, savent redonner goût à la vie. « Notre approche est à la fois individuelle et collective. En complément des entretiens en tête-à-tête et du soutien psychologique, nous proposons des groupes d’expression : peinture, théâtre, musique, relaxation, communication… qui favorisent le lien social et restaurent l’estime de soi. » Autre particularité : chacun participe en fonction de ses moyens. Chaque année, 300 personnes poussent la porte de cette association, l’un des sept centres de prévention du suicide en France. Contact : 04 76 47 30 84. Photo : M. Giraud en bref Terre d’aphasie L’aphasie, la perte de langage souvent consécutive à un AVC (accident cardio-vasculaire), peut avoir des conséquences dramatiques pour les personnes, qui n’ont plus la possibilité de suivre une discussion et d’exprimer leur opinion. L’association Gage (Groupe des aphasiques de Grenoble et des environs), à La Terrasse, vient de publier un recueil de poèmes, « Terre d’aphasie », écrits et illustrés par des personnes aphasiques au sein des ateliers d’Helen Ginier-Gillet, metteur en scène et art thérapeute, et de Nan Moulin, artiste plasticienne. En traversant le mur du silence, ces artistes nous invitent à découvrir la vie, le quotidien, la représentation du temps, après un AVC. Le livre est vendu au prix de 25 euros, au bénéfice de l’association. Contact : 06 03 89 09 95. Appel à bénévoles L’association Phares, qui accompagne les personnes âgées hospitalisées au CHU de Grenoble, Echirolles ou Saint-Ismier, lance un appel à bénévoles. Simples visites, chant, ateliers manuels, toutes les bonnes volontés sont bienvenues y compris pour un soutien ponctuel. Les plus motivées pourront recevoir leur « passeport bénévole » de France Bénévolat, valorisant leurs compétences. Contacts : 04 76 76 54 15, poste 63910 ou 06 30 50 16 42. association phares@chu-grenoble.fr Une bourse pour les jeunes La Fondation Zellidja, créée en 1939, propose une bourse aux jeunes de 16 à 20 ans pouvant aller jusqu’à 1 100 euros pour financer un projet d’étude de leur choix tout en voyageant. Son objectif est de former la jeunesse par le voyage et la rencontre avec la différence. Cette année encore, plusieurs jeunes Isérois ont pu en bénéficier comme Guillaumette Donnier-Valentin de Pontcharra qui a déjà réalisé deux périples avec Zellidja, l’un en Inde et l’autre en Tanzanie. Contact : http://www.zellidja.com >41 Isère Magazine - novembre 2012



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