[38] Isère magazine n°130 novembre 2012
[38] Isère magazine n°130 novembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°130 de novembre 2012

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 10,5 Mo

  • Dans ce numéro : lire c'est vivre !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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▲ Espace d’expression des groupes politiques du Conseil général DE LA GAUCHE... Majorité départementale GROUPE DES ÉLUS SOCIALISTES ET APPARENTÉS Mobilisés pour l’Isère et les Isérois ■ Aujourd’hui, plus d’un tiers de la population française a plus de 50 ans et la part des seniors dans notre société va continuer à s’accélérer au gré du « papyboom ». Parallèlement à ce vieillissement de la population, de plus en plus de nos concitoyens éprouvent des difficultés financières quand ce n’est pas le chômage ou la perspective d’un licenciement qui assombrit l’avenir. En première ligne face à ces difficultés sociales vécues par un nombre toujours plus important d’Isérois, le Conseil Général mène des politiques publiques audacieuses et innovantes. La solidarité avec les plus fragiles, mais aussi l’aide aux communes et le soutien à l’économie iséroise pour préserver l’investissement, figurent parmi les priorités de la majorité départementale. GROUPE EUROPE ECOLOGIE LES VERTS Violences : agir à la racine des problèmes ■ Suite à l’assassinat de 2 jeunes à Echirolles, encore une fois, les pouvoirs publics sont interpellés sur leur capacité à faire face à la dérive de certaines personnes. Pour nous écologistes, c’est avant tout notre modèle social qui montre sa faillite. Et nombreuses sont nos propositions pour une société plus solidaire et donc plus apaisée. Parallèlement il faut apporter des réponses immédiates face aux violences du quotidien, qu’elles soient dans les familles (statistiquement les plus nombreuses), dans la rue ou à l’école. Sébastian Roché, universitaire et spécialiste des questions de sécurité, constate que les conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance ne jouent pas leur rôle. Il propose de créer une autorité à l’échelle des agglomérations qui aurait la compétence de coordonner les différents Année après année, le département éprouve de plus en plus de difficultés pour boucler son budget et faire face à des dépenses toujours plus importantes avec des moyens de plus en plus restreints. L’équation se complique au fil des préparations budgétaires, d’autant plus qu’il faut veiller à ce que les choix d’aujourd’hui ne pèsent pas demain sur les épaules de nos enfants. Les collectivités territoriales et l’Etat doivent travailler de manière encore plus étroite et instaurer un pacte de confiance afin que les moyens financiers des départements s’inscrivent dans la durée. C’est avec ces impératifs en tête que les élus du Groupe des élus socialistes et apparentés s’attèlent déjà à la préparation du budget 2013. ■ secteurs liés à l’éducation, l’action sociale et la police. En effet, une meilleure coordination entre ces acteurs permettrait de mieux repérer et donc de mieux prévenir certaines violences. Il faut pour cela un nouveau cadre juridique sur lequel nous allons travailler avec nos collègues parlementaires écologistes. Il faut aussi une véritable volonté de coopération entre collectivités locales. Nous constatons aujourd’hui que cette coopération est loin d’être acquise : le Conseil général a, par exemple, du mal à se coordonner avec les grandes communes du département. Face à l’aggravation des difficultés que vivent de plus en plus de nos concitoyens, c’est pourtant bien d’une nouvelle approche dont nous avons besoin, plus réactive et plus transversale entre services. ■ Opposition départementale Le départ d’un homme engagé ■ Lors de cette tribune, nous avons décidé de mettre en lumière notre collègue et ami André Eymery, conseiller général du canton de Saint-Ismier qui vient de démissionner de son mandat. Nous nous devons de respecter son choix. Il n’a cessé depuis son élection en 2004 au sein de notre assemblée de défendre ce territoire qu’il aime tant : Le Grésivaudan. Maire de Montbonnot-Saint-Martin de 1985 à 2006, il n’a cessé d’œuvrer pour transformer cette commune en une cité prospère, bien équipée et pourvue de très nombreux emplois. Convaincu dès la première heure, il a participé au grand projet de la « communauté de communes du Pays Le Grésivaudan ». La vie publique voit se retirer un homme brillant et sincère, dont la connaissance des dossiers a toujours égalé la courtoisie. Depuis son élection au sein du groupe des conseillers généraux non-inscrits, nous avons apprécié les qualités de l’élu et l’éthique de l’homme. Nous nous sommes retrouvés dans les valeurs qu’il défendait et avons apprécié son esprit rassembleur, et ses qualités rédactionnelles. Nous lui souhaitons de trouver des moments de quiétude lui permettant de continuer à apprécier la vie. Ses années ont été remplies de partage, de don de soi, familialement, professionnellement, publiquement, et ceux qui l’entourent n’ont pas fini de l’apprécier. Comme le prévoit la loi, c’est sa suppléante qui devient conseillère générale du canton de Saint-Ismier. C’est avec grand plaisir que nous...À LA DROITE accueillons Lucile Ferradou, maire de Saint-Ismier, parmi nous. Elle s’est engagée dans la vie associative en 1985. Elle devient présidente de l’Association des Familles de Saint- Ismier puis entre au conseil municipal aux côtés de François Régis Bériot en 1989. Conseillère municipale, adjointe puis élue maire en 2001, elle est réélue aux élections de 2008. Elle a pris officiellement ses fonctions lors de la séance publique de l’assemblée départementale le 18 octobre, portant ainsi à 11 le nombre de femmes siégeant dans l’hémicycle. ■ >30 Isère Magazine - novembre 2012
Made in Isère PX’Therapeutics : un vaccin contre le sida La société grenobloise PX’Therapeutics teste sur 50 volontaires un nouveau vaccin contre le VIH. » Zoom Cela fera bientôt 30 ans qu’on cherche le moyen d’éradiquer l’une des épidémies les plus pernicieuses au monde… et il faudra encore sans doute une bonne décennie avant de voir commercialiser un nouveau vaccin préventif contre le sida. Il n’empêche : même s’il reconnaît qu’on est loin du produit miracle, Nicolas Mouz, directeur scientifique de PX’Therapeutics, a tout lieu d’être optimiste. Après avoir montré son innocuité sur des souris, le nouveau vaccin à partir de la protéine gp41 semble être bien toléré par le petit groupe de personnes en bonne santé auxquelles il a été administré. « Cet agent vaccinal a un réel potentiel,considère Nicolas Mouz. En effet, 95% des contaminations se font par voie sexuelle… Or beaucoup des vaccins mis au point jusqu’à présent s’attachent à empêcher le virus de pénétrer dans le sang. Celui-ci est novateur car il le bloque en amont, en générant des anticorps au niveau des muqueuses sexuelles, qui constituent la première barrière avant le système sanguin. » C’est dans le cadre d’un programme de recherche européen initié en 2008 et piloté par Sanofi- Pasteur avec 17 partenaires (dont l’Impérial College de Londres, l’Université de Grenade, Polymun Scientific en Autriche…) que la PME iséroise, basée sur le site de Minatec à Grenoble, a été chargée de produire le vaccin et s’est positionnée comme promoteur de ce premier essai clinique sur l’humain. Depuis 12 ans, cette spécialiste des biotechnologies, qui travaille essentiellement pour les laboratoires de recherche et l’industrie pharmaceutique, a déjà développé plus de 900 protéines à visée thérapeutique qui pourront à terme entrer dans la composition de nouveaux trai- » Les chiffres ■2000 : création de Protein’eXpert à Grenoble, rebaptisée PX’Therapeutics en 2008. ■60 salariés. ■4 millions d’euros de chiffre d’affaires dont 60% à l’export. ■900 projets de développement de Photo : Herve MARTIN protéines et d’anticorps depuis 2000. » Nicolas Mouz, co-fondateur de PX’Therapeutique. tements contre le cancer, les maladies infectieuses ou cardio-vasculaires... L’une de ses grandes forces ? Savoir manipuler les protéines et les produire dans des organismes vivants. Et arriver ensuite à passer du stade de l’éprouvette à celle de la production en quantité. Un vaccin novateur Pour la gp41, une protéine du virus du sida, il s’est agi en l’occurrence de doper sa capacité à générer des anticorps et renforcer ainsi notre système de défense immunitaire contre le redoutable VIH. « D’autres tentatives ont été faites avec cette protéine qui joue un rôle clé dans le mécanisme d’entrée du virus dans les cellules. Mais elle était utilisée telle quelle. Nous l’avons combinée à d’autres molécules pour la forcer à générer un maximum d’anticorps au niveau des muqueuses. Nous avons aussi innové sur le mode d’administration du vaccin : il s’applique d’abord sous forme de gel dans les narines – les muqueuses nasales qui sont un excellent transmetteur. Puis on complète par une piqûre intramusculaire. » Après ce premier essai sur des volontaires sains, le prochain défi sera de vérifier l’efficacité de cet agent gp41 sur des populations à risque : gays, prostituées mais aussi en Afrique, principal foyer de l’épidémie (22,5 millions de séropositifs sur 33,2 millions dans le monde). Sachant qu’en France, 6 700 nouvelles personnes découvrent chaque année qu’elles sont porteuses du virus et que 150 000 doivent vivre avec ça, le potentiel est énorme. Véronique Granger M. Giraud - Illustration : B. Fouquet >31 Isère Magazine - novembre 2012



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