[38] Isère magazine n°12 octobre 2017
[38] Isère magazine n°12 octobre 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de octobre 2017

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 8,5 Mo

  • Dans ce numéro : collège de l'Isère, la classe !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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36 > F. Pattou > ENSEMBLE CITOYENNETÉ QUAND L’ACTION CITOYENNE FAVORISE L’INSERTION Le Département expérimente sur l’ensemble de l’Isère le principe de « réciprocité » pour les allocataires du RSA. Objectif, les aider dans leur réinsertion professionnelle en valorisant leurs compétences. Amandine s’investit deux fois par semaine à Nuances à Villefontaine pour encadrer des ateliers d’arts plastiques pour les personnes en difficultés. Amandine, 30 ans, est allocataire du RSA. Depuis février 2016, cette habitante de Saint-Chef s’investit deux fois par semaine comme bénévole à Nuances, une association de Villefontaine qui propose des ateliers d’arts plastiques, notamment aux personnes en difficulté. « Je donne un coup de main pour toutes les animations. Cette activité m’a fait prendre conscience que j’avais de ‘l’or dans les doigts’et un certain talent pour la transmission. Elle me redonne du courage. À terme, j’aimerais ouvrir un atelier de couture et devenir mon propre patron ! ». > VALORISER LES COMPÉTENCES L’Isère compte 23 770 allocataires du RSA, dont près de la moitié le sont depuis plus de trois ans. Depuis juin dernier, le Département, qui consacre 157 millions d’euros à cette allocation de solidarité, les incite à s’impliquer dans une activité ISÈRE MAG I SEPTEMBRE/OCTOBRE 2017 I #12 citoyenne de leur choix. Cet engagement peut s’effectuer dans une association comme bénévole ou d’une manière informelle et plus ponctuelle, par exemple en ZOOM LES ASSOCIATIONS Y CROIENT « Au Potager solidaire, une dizaine de bénévoles sont allocataires du RSA. À travers leur investissement, ils sortent de l’isolement, s’intègrent dans un projet, retrouvent une place sociale et reprennent confiance en eux ! », témoigne Evelyne Bordet, présidente de l’association. Créée en 2012 à Beaurepaire, celle-ci gère un jardin collectif qui approvisionne une épicerie où l’on paie selon ses revenus. Des ateliers de sensibilisation au « mieux manger » sont aussi proposés aux bénéficiaires de minima sociaux. L’objectif est de les rendre acteurs de leur vie. Pour eux, le bénévolat est un levier puissant d’intégration ! accompagnant des sorties scolaires ou en rendant visite à des personnes âgées. « Toute personne percevant le RSA doit signer un contrat avec le Département l’obligeant à entreprendre des démarches pour retrouver un emploi ou une formation, explique Sandrine Martin-Grand, vice-présidente du Département chargée des actions de solidarité et de l’insertion. Nous voulons aussi les encourager à consacrer quelques heures de leur temps au service des autres. L’objectif est de les reconnaître comme des citoyens à part entière en leur donnant l’occasion de valoriser leurs compétences et de jouer un rôle actif dans la société. Rien n’est imposé. Il s’agit d’une réciprocité consentie. » Ce principe a été expérimenté d’octobre à avril 2016 dans trois territoires tests  : à Bourgoin-Jallieu, dans le Trièves et à Pont-de-Claix. Près de 400 personnes ont adhéré au dispositif et seulement 3% de refus ont été enregistrés. Fort de ces premiers résultats, le Département déploie cette expérimentation sur l’ensemble de l’Isère en se rapprochant des associations pour faciliter le recrutement de bénévoles et en formant les travailleurs sociaux à travers des ateliers dédiés. Par Annick Berlioz DR
F. Pattou DES CRÈCHES QUI FONT PLACE À LA DIFFÉRENCE L’accès aux structures d’accueil de la petite enfance est un droit pour tous. Exemple à Colombe, où la crèche Bidibulles accueille enfants valides et handicapés. Quand Gaspard, 3 ans, arrive à la crèche, ce petit garçon atteint de trisomie 21 joue et déjeune avec ses copains et fait la sieste dans le dortoir commun. « Sa différence ne justifie pas de mise à l’écart et nous valorisons ses capacités plus que ses difficultés », résume Katy, éducatrice de jeunes enfants. « Depuis qu’il vient à la crèche trois jours par semaine, mon fils a fait d’énormes progrès  : il mange seul, s’ouvre aux autres et gagne en autonomie », précise sa mère, qui apprécie d’avoir trouvé un lieu d’accueil à l’écoute de ses besoins. Constat partagé par les parents d’Hugo, un enfant autiste, et de Martin, qui souffre de déficience intellectuelle. Lieux de jeux, de découvertes, d’éveil et de socialisation, les établissements d’accueil du jeune enfant (EAJE) ont vocation à accueillir tous les enfants pour favoriser leur inclusion. Cette ouverture doit s’accompagner d’un travail d’articulation entre le milieu ordinaire et le milieu spécialisé. « Nous ne sommes pas des professionnels du handicap, et nous n’avons pas de mission thérapeutique ou rééducative. Pour autant, nous avons besoin de construire un partenariat avec les structures telles que les centres médico-psycho-pédagogiques (CMPP), les centres d’action médico-sociale précoce (CAMSP), les services d’éducation spéciale et de soins à domicile… », souligne Pascale Reynaud, directrice de Bidibulles. > SENSIBILISER LES PROFESSIONNELS AU HANDICAP Pour encourager cette mixité, la caisse d’allocations familiales de l’Isère soutient depuis plusieurs années les EAJE, en proposant une aide financière pour des postes de renfort d’équipe. « Même si cette aide ne doit pas être systématique et conditionner l’accueil de l’enfant, sans ce soutien, nous n’aurions pas été en mesure d’accueillir Hugo dans de bonnes conditions, notamment sur des temps particuliers comme le repas », précise Pascale Reynaud. Le Département propose en complémentarité un dispositif de soutien pour accompagner l’accueil des enfants handicapés en milieu ordinaire (lire encadré). Une opportunité que la communauté de communes Cœur de Chartreuse a saisie en proposant CITOYENNETÉ I ENSEMBLE INTERVIEW « POUR LE BIEN DES ENFANTS ET DES FAMILLES » FRÉDÉRIQUE PUISSAT 1 ère vice-présidente du Conseil départemental en charge de la famille et de la santé Isère Mag  : Comment comptez-vous favoriser l’accueil des enfants différents dans les structures de garde pour la petite enfance ? Frédérique Puissat  : Dans le cadre de notre politique en faveur de la petite enfance et dans l’esprit de la loi de 2005, nous leur proposons depuis 2016 un dispositif spécifique, en complémentarité des actions mises en place par nos partenaires (allocations familiales, intercommunalités, communes…)  : nous finançons des formations à l’accueil de ces enfants, l’achat de matériel et l’aménagement des espaces. Nous souhaitons également offrir aux familles des temps de répit ainsi que la possibilité de concilier vie professionnelle et vie familiale. un projet validé par les élus à l’échelle du territoire intercommunal. Plus de 50 professionnels de la petite enfance ont bénéficié d’une formation axée sur la finalité de l’accueil des enfants handicapés en milieu ordinaire, les partenariats à construire et les outils à mettre en œuvre, notamment à travers la création d’une malle pédagogique. « Cette dynamique devrait aboutir, en 2018, à la tenue d’un salon ‘petite enfance et handicap’, afin de partager notre expérience », explique Nicole Vérard, vice-présidente de la communauté de communes en charge de la vie sociale. Par Marion Frison #12 I SEPTEMBRE/OCTOBRE 2017 I ISÈRE MAG > > 13 37



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