[38] Isère magazine n°12 octobre 2017
[38] Isère magazine n°12 octobre 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°12 de octobre 2017

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 8,5 Mo

  • Dans ce numéro : collège de l'Isère, la classe !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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> 24 ÉCHAPPÉES BELLES TERROIR > SON HISTOIRE Enracinée depuis des siècles dans le Pays roussillonnais, la tradition fruitière s’est accentuée après la destruction du vignoble par le phylloxéra en 1865. Les pêchers ont tenu le haut du panier jusqu’à ce qu’une bactériose conduise les arboriculteurs à les arracher, dans les années 1960, et à planter des pommiers. Premier verger de l’Isère, le Pays roussillonnais est aujourd’hui le premier producteur de pommes d’Auvergne-Rhône-Alpes. L’es- sentiel est vendu en grande distribution ou à l’exportation dans les pays nordiques, en Europe de l’Est, en Asie et dans les Émirats arabes unis. ZOOM > ISÈRE MAG I SEPTEMBRE/OCTOBRE 2017 I #12 > LEURS VARIÉTÉS Les arboriculteurs cultivent une quinzaine de variétés dominantes, dont la royal gala, la golden et la granny-smith, mais aussi la redchief, la braeburn, la fuji ou encore la tentation, une pomme d’exception délicate à produire. La sélection des variétés permet de répondre aux attentes des consommateurs et d’échelonner la cueillette d’août à fin novembre. POMMES D’ISÈRE  : UN DÉFICIT DE NOTORIÉTÉ Les pommes du Pays roussillonnais souffrent d’un déficit de communication. « Bien que d’excellente qualité, elles n’ont pas acquis une notoriété nationale, contrairement aux pommes de Savoie, protégées par une IGP, ou à celles du Pilat. Nous pourrions capitaliser sur la marque Alpes Is(h)ere pour rattraper ce retard », affirme Jérôme Jury, arboriculteur à Saint-Prim. BELLES À CROQUER Croquantes, juteuses, sucrées, acidulées, rouges, jaunes, grises ou vertes… Les pommes du Pays roussillonnais, premier producteur d’Auvergne-Rhône- Alpes, contribuent à l’identité du terroir. Mais mériteraient d’être mieux identifiées ! Bouge- Chambalud St-Prim St-Clair du Rhône Cheyssieu Vernioz St-Alban Auberives du Rhône sur Varèze Assieu Clonas La Chapelle sur Varèze St-Maurice de Surieu l'Exil St-Romain de Surieu Ville sous Anjou Sonnay Salaise- Anjou Le Péage de Roussillon Sablons sur- Sanne Chanas Agnin > LEUR TERROIR Situé à l’extrémité nord-ouest de l’Isère, à la frontière des départements du Rhône, de la Loire, de l’Ardèche et de la Drôme, le Pays roussillonnais ouvre les portes de la vallée du Rhône. La douceur de son microclimat et la nature de son sol sablo-limoneux sont propices à l’arboriculture. > LEUR CULTURE « De la taille des arbres à la cueillette, en passant par l’éclaircissage, qui consiste à ajuster le nombre de fruits au potentiel de l’arbre, la culture des pommes exige une grande technicité », explique Robert Juillet, arboriculteur à Ville-sous- Anjou, qui cultive 25 hectares de pommiers. Pour lui, l’important est de cueillir les fruits à parfaite maturation. Leur qualité gustative, leur aspect et leur bonne conservation en dépendent. Autre difficulté, les pommiers craignent le gel et les fortes chaleurs, qui empêchent les fruits de grossir. Pour soutenir les arboriculteurs et contribuer à la protection des vergers, le Département finance l’installation de filets antigrêle. Il y consacrera 100 000 euros cette année. Par Marion Frison REPÈRES 20 CENTIMES POUR LE PRODUCTEUR ! Un kilo de pommes vendu 2 ou 3 euros au consommateur est payé entre 0,18 et 0,20 euro au producteur. Pour Robert Juillet, il faudrait au minimum 0,40 euro pour que la production soit viable. « La réglementation phytosanitaire française et le coût de la maind’œuvre ne nous permettent pas d’être compétitifs. Il faut harmoniser les exigences au niveau européen. La survie de nos vergers en dépend », explique-t-il. Fotolia F. Pattou
J.-S. Faure GRAINES D’ÉLEVEURS  : L’ÉVEIL D’UNE VOCATION Dans le Vercors, le dynamisme des filières agricoles permet de préserver le tissu paysan et de donner aux enfants des agriculteurs l’envie de poursuivre le métier. Rencontre avec les Graines d’éleveurs. Léo et Quentin Rochas grandissent à Méaudre, au milieu des vaches et des bisons, et participent aux travaux de la ferme familiale depuis leur plus jeune âge. « Je donne aux vaches et je conduis le pont roulant pour aider mon père à rentrer le foin dans la grange », explique Léo, 12 ans, qui n’a aucun doute quant à son futur métier. Quentin, dont les yeux pétillent quand il présente ses animaux et ses tracteurs, assume lui aussi sa vocation. « Plus tard, je reprendrai la ferme avec mon frère », affirmet-il du haut de ses 8 ans. Les deux garçons sont « graines d’éleveurs ». Ce groupe, créé à l’initiative du Syndicat interprofessionnel du bleu du Vercors-Sassenage (Siver), réunit 21 enfants d’agriculteurs du Vercors âgés de 6 à 17 ans. Des jeunes très impliqués dans leurs exploitations, qui revendiquent leurs racines « paysannes » et aiment partager leur passion de l’élevage. « Lors des comices agricoles, ils défilent sur les rings avec leurs veaux, et nous aident sur les stands de dégustation du bleu du Vercors-Sassenage. Pour valoriser leur travail, nous les avons emmenés à deux reprises au Salon International de l’Agriculture, à Paris, avec l’aide du Département », rappelle Daniel Vignon, président du Siver. > UN TERREAU PROMETTEUR POUR L’AVENIR Graines d’éleveurs a reçu, dès sa création, le soutien de la communauté de communes du massif du Vercors. « Sans une agriculture forte, qui contribue à l’entretien des paysages et crée de l’animation grâce aux ventes à la ferme, il n’y aurait pas de tourisme. Il est de notre responsabilité d’élus de nous engager auprès de cette génération, qui représente l’avenir de notre territoire », affirme Pierre Buisson, maire délégué de Méaudre. Graines d’éleveurs peut également compter sur le soutien du syndicat des Les Graines d’éleveurs étaient accueillis en juillet dernier au Département lors de la réception organisée en l’honneur des lauréats isérois du Concours général agricole 2017. TERROIR I ÉCHAPPÉES BELLES Ils sont l’avenir de notre territoire Jeunes agriculteurs, qui réunit, depuis mars 2016, 19 agriculteurs du Vercors âgés de 18 à 35 ans, en cours d’installation ou installés récemment. « Le fondement de notre action concerne le renouvellement des générations. Nous voyons dans Graines d’éleveurs l’opportunité de pousser des jeunes passionnés », explique Jérémy Jallat, président du syndicat. « Nous parrainons ces enfants. Et nous sommes prêts à aider ceux qui concrétiseront leur projet », ajoute Yannick Rochas, 33 ans, éleveur caprin à Lans-en-Vercors, qui parraine Léo et Quentin. Deux générations de jeunes motivés et passionnés d’agriculture qui dessinent l’avenir de leur territoire, main dans la main. Par Marion Frison REPÈRES L’ENJEU DE L’INSTALLATION Le Vercors mène une politique d’installation volontariste pour maintenir une agriculture vivante et dynamique, qui s’est traduite, depuis dix ans, par un rajeunissement des agriculteurs et une diversification des productions. Pour autant, la partie n’est pas jouée. « Au cours des huit prochaines années, dix fermes vont cesser leur activité. Il faut les pérenniser, et même créer quelques ateliers de transformation, car la demande en bleu fermier, une filière dynamique et créatrice d’emplois, n’est pas satisfaite. Sur les 13 millions de litres de lait potentiels, seulement six millions de litres sont transformés », analyse Daniel Vignon. #12 I SEPTEMBRE/OCTOBRE 2017 I ISÈRE MAG > 25 >



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