[38] Isère magazine n°114 novembre 2010
[38] Isère magazine n°114 novembre 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°114 de novembre 2010

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 7,6 Mo

  • Dans ce numéro : il y a plus de 300 centenaires en Isère !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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▲ Espace d’expression DE LA GAUCHE... Groupe communiste et de la gauche partenaire Petit rappel de la Constitution au Président de la République : « La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement. » ■ Cet engagement, inscrit dans le préambule de la constitution de 1946, est le cœur vivant de notre modèle social. C’est le choix d’un régime par répartition qui garantit à tous retraite et santé, quels que soient ses revenus. Le recul de l’âge de la retraite est l’exemple flagrant d’une remise en cause profonde du modèle par répartition. La retraite, un marché de 40 à 100 milliards pour les assurances privées. Avec cette réforme, les Français connaîtront une baisse de leur pension (qui a déjà baissé de 15 à 20% depuis la reforme de 1993). Cela L’État reste un moteur ■ Lorsqu’ils sont dans l’opposition, les socialistes ne cessent de critiquer l’État, l’accusant de tous les maux, le principal étant, selon eux, de se « défausser » sur les collectivités en leur transférant toujours plus de compétences. Ce fut le cas des accusations contre l’État en matière sociale, à propos des personnels de l’éducation nationale (les TOS) ou encore des routes nationales. Incorrigibles socialistes qui d’un côté vantaient les mérites de la décentralisation, surtout lorsqu’ils assumaient le pouvoir au niveau national et qui, lorsqu’ils sont dans l’opposition, ne trouvent aucun bienfait dans les transferts que l’État opère. Celui-ci est accusé de ne pas transférer les moyens financiers adéquats, « à l’euro prêt » comme on l’a entendu au moment du transfert des routes revient inéluctablement à créer un appel d’air pour les systèmes de retraite complémentaire privée, dont le marché représenterait 40 à 100 milliards d’euros. Les conséquences sociales d’un système individualiste ? Faut-il rappeler l’enquête de l’Observatoire de la Vie Familiale en Isère publiée dans le Dauphiné Libéré, le 16 octobre. Pour un ménage isérois sur deux, le « reste à vivre » n’est que de 250 euros par mois. 96% des femmes iséroises vivant seules avec enfant ont dû réduire leur dépenses d’habillement ou de nourriture. Où ces personnes nationales aux conseils généraux. Si l’on veut être manichéen, on peut leur rétorquer qu’on était loin du compte lorsque l’État, sous les gouvernements socialistes, avait transféré les collèges aux départements dans les premières années de la décentralisation. Que dire des transferts du RMI-RMA de l’époque Jospin que les départements ont dû alors absorber et supporter sans les compensations financières promises pourtant par l’instigateur de ce dispositif ? Aujourd’hui, les socialistes qui dirigent des collectivités territoriales seraient bien inspirés de ne pas oublier qu’ils n’ont jamais été particulièrement vertueux en matière de transferts de compétences assumées auparavant par l’État ; cela leur éviterait de verser des larmes de crocodiles vont-elle trouver des revenus pour se constituer une retraite individuelle ? Aujourd’hui la retraite, demain la santé. Tout comme pour la retraite, c’est l’inégalité d’accès au soins qui est organisée. Dans son rapport remis en octobre à Nicolas Sarkozy, Jacques Attali dit qu’il faudra remettre en cause le remboursement des cancers à 100%. Dans le même temps, « Que choisir » de septembre dernier rappelle le doublement des frais de santé depuis 2001. Aujourd’hui, ce sont 28% des Isérois qui font des économie sur la santé. Et demain ? à la moindre occasion. S’il est vrai que l’État ne se concentre de plus en plus que sur ses compétences régaliennes (encore faut-il qu’il les assume pleinement, ce qui n’a pas toujours été le cas, y compris aujourd’hui), il n’en reste pas moins que cet État, souvent critiqué par nos concitoyens, mais auquel tout un chacun fait appel pour soigner le moindre « bobo » économique ou social, reste encore très présent en matière d’aménagement du territoire. Dans les parties nord et ouest de notre département, on citera deux exemples où l’État a joué pleinement son rôle d’aménageur et d’accompagnateur de projets. Le premier concerne justement le secteur routier où l’État a initié et financé fortement certains aménagements importants pour la sécurité Mobilisation sur tous les fronts pour notre modèle social, fondé sur la solidarité. Avec 70% de l’opinion qui soutient la mobilisation pour les retraites, avec près de trois millions de personnes dans la rue pendant des semaines, c’est un choix inverse à celui du Gouvernement que réclament les Français. Il est du devoir des forces de gauche de porter la volonté populaire d’un Etat solidaire, au service de tous et garant du régime par répartition. Le social avant la finance, c’est la priorité des élus communistes et de la gauche partenaire. ■... À LA DROITE Opposition départementale notamment. L’autre secteur, c’est la restauration du patrimoine, et plus particulièrement celui de Vienne où l’État joue un rôle moteur à hauteur de 40% des financements aux côtés des collectivités locales que sont la Ville, le Conseil général et la Région depuis le milieu des années 2000. Alors que la France s’est rapprochée de nombre de ses principaux voisins européens qui connaissent et vivent la décentralisation dans de multiples secteurs (éducation, social, économie, voire en matière de sécurité publique pour certains), on imagine mal un retour en arrière à un jacobinisme qui ne correspond plus à la souplesse qui doit être celle d’une démocratie moderne. Vous pouvez retrouver nos activités 2010 sur notre site : www.opposition-38.com. ■ >34 I s è r e M a g a z i ne - n o v e m b r e 2010
Photo : Brainstorming Compagnie Vivre mieux culture Le festival international de théâtre action (Fita), soutenu par le Conseil général, propose des spectacles des cinq continents dans 20 communes de l’Isère. Tous dénoncent les injustices du monde actuel... l’un des 20 spectacles qui sera proposé du 9 novembre au 20 C’est décembre. Celui-ci se tient dans la rue. Le public est accueilli par un comédien qui joue le rôle d’un passeur. Il est conduit jusqu’à l’intérieur d’un camion où il vivra toute l’angoisse que peut ressentir un immigrant clandestin. Nous voici au cœur de « Ticket », l’un des vingt spectacles du Festival » Repères Les spectacles encore à l’affiche ● Ticket. France. ● Arts de la rue ● Vizille (23 novembre), L’Heure Bleue à Saint-Martin-d’Hères (24 et 25 novembre) et La Rampe à Echirolles (26 et 27 novembre), ● Arziki. Togo. ● Chants et rythmes ● La Motte-Saint-Martin (27 novembre), salle des fêtes de Saint-Jean-en-Royans (3 décembre), salle des fêtes de Saint-Marcellin (2 décembre) et salle des fêtes de Saint- Nizier-du-Moucherotte (4 décembre). ● Petits contes de la richesse à l’usage des êtres humains. France. ● Arts de la rue ● Domaine universitaire de Saint-Martind’Hères (29 novembre). ● Femmes en situation de crise. Haïti/France ● Théâtre ● Théâtre Photo : Eric dell’Erba » Brainstorming. » La Gigantea par Les Trois clés. » Rouge + bleu = violet par le Théâtre Aquarium. Découvrez un festival engagé Prémol à Grenoble (27 novembre). ● Rouge + bleu = violet ● Théâtre ● Théâtre Prémol de Grenoble (27 novembre). ● Création artistique et lien social ● 6 créations montées par des professionnels et des amateurs : théâtre Prémol de Grenoble (4 et 5 décembre). ■ Réservations : 04 76 43 46 64 ■ www.fita-rhonealpes.fr Photo : Michèle Simond D.R. international de théâtre action (Fita) et sans doute l’un des rendez-vous les plus marquants de cette édition 2010. Créé en 2002, le Fita n’est pas un festival comme les autres. Danse, théâtre, art de rue, marionnettes, tous les spectacles de cette biennale dénoncent les injustices du monde actuel. Ticket braque le projecteur sur l’immigration clandestine. « Rouge + bleu = violet » pointe les violences faites aux femmes. « Petits contes de la richesse à l’usage des êtres humains » dénonce les paradoxes de notre système économique. Autre traduction de son engagement, le Fita propose des créations du monde entier. Brésil, Maroc, Québec, Roumanie, Togo… Dix pays au total et plus de 150 artistes sont invités, portant autant de regards artistiques sur le monde et l’actualité. Dans le même esprit d’ouverture, le festival donne rendez-vous à son public après chaque spectacle. « Toutes les représentations sont suivies d’une discussion avec les artistes », explique Laurent Poncelet, metteur en scène isérois à l’origine de l’événement. « Cela permet de partager ce qu’on a ressenti tout en ouvrant le débat. » Mais le Fita ne se réduit pas à une action militante. La force du festival repose aussi sur une grande exigence artistique et professionnelle. « Certains spectacles ont déjà fait la Une de la presse », poursuit Laurent » Question à Claude Bertrand, Le Conseil général finance le Fita. Pourquoi ? Ce festival est dans la ligne de notre politique culturelle. Tout d’abord parce qu’il place le théâtre au cœur de la cité. Tous ses spectacles portent sur des questions graves de notre temps avec des regards artistiques qui viennent des quatre coins du monde. Et nous ne pouvons qu’encourager une telle initiative qui permet d’apporter des points de vue artistiques d’une grande diversité. Enfin, comme le fait le Conseil général avec le Chapiteau de l’Isère, ce festival va chercher un public qui ne vient jamais au théâtre. Poncelet. Exemple avec « Profils atypiques », coup de cœur de France culture et France Inter 2010. Le festival a débuté le 9 novembre. Il se poursuivra jusqu’au 5 décembre prochain. ■ Annick Berlioz >35 I s è r e M a g a z i ne - n o v e m b r e 2010



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