[38] Isère magazine n°11 aoû/sep 2017
[38] Isère magazine n°11 aoû/sep 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de aoû/sep 2017

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (210 x 281) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 8,4 Mo

  • Dans ce numéro : ils veillent sur vous !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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> 32 ÉCHAPPÉES BELLES I TERRITOIRES Pierre AubertC. Lacrampe MORESTEL UNE VILLE D’ART VIVANTE PLEINE D’ÉNERGIE DYNAMIQUE ART PICTURAL ET JARDIN DES POÈTES En posant sa palette à Morestel, François-Auguste Ravier (1814-1895) a influencé l’avenir de la ville. Cet ami de Corot, Daubigny et Flandrin, qui côtoie Ingres à Rome, réside un temps à Crémieu avant de se fixer en 1868 dans ce bourg rural et paisible aux belles bâtisses baigné de lumière. Inspiré par ses couleurs, il y demeure jusqu’à sa mort, attirant ses illustres amis et de jeunes artistes, dont son élève François Guiguet, de Corbelin, qui composent l’École de Morestel. Aujourd’hui, la cité des Peintres programme sept expositions par an à la Maison Ravier, dans la tour médiévale, à Pictur’Halles ainsi que de nombreuses animations. Par ailleurs, Morestel a mis en place un important concours annuel de poésie et un jardin des Poètes, qui lui ont valu l’obtention du label « Ville en poésie », en 2012. L’image s’invite aussi dans la cité avec un club et un salon photo de qualité, ainsi qu’un cinéma d’art et d’essai. > ISÈRE MAG I JUILLET/AOÛT 2017 I #11C. Lacrampe FIGURES D’ICI 1 > Estelle Keller, mère de famille et sportive, préside depuis 2010 l’Union athlétique des Couleurs (UAC), comptant 150 adhérents et 100 bénévoles  : course à pied, trail ou marathon, dont la Ronde des Couleurs (23, 13 ou 5 km). 1 2 > Stéphane Gérente-Lapierre, chef de l’auberge du Fouron, invite la gastronomie à Morestel. Produits frais du terroir, herbes fines et fleurs du potager pour des assiettes inspirées et élégantes. RACINES 2 3 FRANÇOIS CHOLAT  : 140 ANS DE CÉRÉALES 3 > Sylvie Faroud a pris la suite de Gilbert Defrance à la gérance du Dauphin, le cinéma de son enfance et ses 160 sièges rouges. Au programme  : films d’art et essai, débats, ciné-enfants, retransmissions d’opéras… Autour d’un moulin du XV e siècle, Cholat est une entreprise-phare de Morestel. Fondée en 1877, elle travaille avec 2 000 céréaliers et 500 boulangers, dont la moitié en Isère, et fournit en aliments 5 000 éleveurs. Meuniers depuis cinq générations, les Cholat ont pour particularité d’être tous des François. Les dirigeants actuels, les frères François-Claude et François-Christian, perpétuent la tradition. La maison s’est diversifiée dès 1936 avec la production d’aliments pour le bétail, puis avec les semences, les engrais et produits phytosanitaires. Aujourd’hui, Cholat développe la branche viticulture, arboriculture et maraîchage, et la filière bio  : « Ce qui nous intéresse, c’est de valoriser notre terroir et ses agriculteurs dans le respect de l’environnement », précisent les deux frères. photosC. Lacrampe Annie Pourtier, maire du Bouchage, et Christian Rival, maire de Morestel, sont les deux conseillers départementaux du canton de Morestel. Le Département est un partenaire déterminant pour cette ville. Le nouvel hôpital a bénéficié pour son édification d’une aide du Département de 4 millions d’euros. Parmi les grands projets aidés  : un gymnase et une médiathèque. Dans le cadre de la convention culturelle signée avec la commune, le Département soutient l’Association des artistes contemporains de la cité des Peintres (AACCP) et le Festival de poésie. Par ailleurs, Morestel jouit de la présence d’un collège de 780 élèves. LE CANTON DE MORESTEL 25 communes, 38 000 habitants. Les quatre communes les plus peuplées totalisent presque la moitié de la population  : Les Avenières-Veyrins-Thuellin (7 600 habitants), Morestel (4 500), Montalieu-Vercieu (3 400) et Corbelin (2 300). Une dizaine de communes comptent moins d’un millier d’habitants. REPÈRES 1871  : construction des halles, qui abritent depuis 1948 le marché du dimanche. 2 200 emplois sur la commune (ville et ZAC). 2 000 élèves scolarisés à Morestel. 240 km de sentiers balisés dans le pays des Couleurs. F. Pattou
Photos  : J.-S. Faure EMMANUEL, GWENAËLLE, JULIEN, AUDREY ET LES AUTRES… SAINT-MARTIN-DE-LA-CLUZE ILS FONT REVIVRE LE CAFÉ JEANNE Un modèle économique à inventer pour les commerces de village Ils étaient charpentier, éducateurs, libraire ou informaticiens… Depuis six mois, ils sont épicier, barman, cuisinière et bientôt maraîchers, les uns à plein-temps – Emmanuel, Gwenaëlle et Titia ont pu se salarier depuis peu –, les autres 100% bénévolement, en plus de leur autre métier. À neuf, avec Julien et Audrey, Paul-Éric et Émeline, Laure et Damien, ils font vivre le café Jeanne, à Saint-Martin-de-la-Cluze. Ils ont pris la relève de Patrick et Jacqueline, le couple qui vingt et un ans durant a tenu du lundi au dimanche l’unique commerce de ce village de 400 âmes, perché à l’orée du Trièves. « Quand on voit le boulot que cela représente à neuf, on leur tire notre chapeau ! », assure Emmanuel Isnard en actionnant la machine à café. La bande de copains grenoblois, quatre couples trentenaires avec des bambins en bas âge, cherchait un projet pour vivre et travailler au pays. La mairie, propriétaire du fonds, commençait à désespérer de trouver un repreneur. « Au départ, ils étaient sceptiques pour nous laisser la gérance. Puis ils ont vu qu’on était sérieux ! » Titia, titulaire d’un CAP de pâtisserie, a rapidement rejoint la coopérative pour tenir les fourneaux à midi – sa cuisine à base de produits frais et locaux est déjà réputée. Ils ENSEMBLE GENS D’ISÈRE Emmanuel, Titia et Gwenaëlle sont les trois salariés permanents du café Jeanne… parmi les neuf cogérants. sont maintenant 19 associés, avec des producteurs et des habitants qui ont décidé de s’impliquer dans le projet. Concerts, animations, goûters, repas à thème… En six mois, la moitié de la population est déjà passée par le café Jeanne. Reste à rentabiliser l’affaire. « Il faut inventer un nouveau modèle économique pour les commerces de village », assure Emmanuel. Par Véronique Granger #11 I JUILLET/AOÛT 2017 I ISÈRE MAG > 33 >



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