[38] Isère magazine n°11 aoû/sep 2017
[38] Isère magazine n°11 aoû/sep 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de aoû/sep 2017

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (210 x 281) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 8,4 Mo

  • Dans ce numéro : ils veillent sur vous !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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> 24 ÉCHAPPÉES BELLES TERROIR > SON HISTOIRE Depuis des siècles, dans les Alpes, les troupeaux montent passer l’été sur les alpages, où ils trouvent de l’herbe fraîchement poussée. C’est pour rentabiliser cette tradition, qui permet de produire des viandes de grande qualité, que des éleveurs ovins isérois ont créé l’association Viandes agro-pastorales, en 2016. « Depuis la baisse des primes de la PAC (politique agricole commune), nous nous interrogions sur la possibilité de valoriser notre production sur les marchés locaux, en partenariat avec les abattoirs de Grenoble, du Bourg-d’Oisans et de La Mure, explique Roland Bouvier, éleveur de brebis à Marcollin, entre Bièvre et Chambaran, et président de l’association. Une nécessité économique d’autant plus pressante que le décalage calendaire de l’Aïd-el-Kébir, une fête musulmane lors de laquelle on procède au sacrifice d’un agneau, nous prive désormais d’un important débouché à l’automne. » Après avoir défini un cahier des charges pour l’agneau d’alpage, l’association travaille aujourd’hui sur sa commercialisation, avec le soutien de la FAI (Fédération des alpages de l’Isère), de la chambre d’agriculture et du Département. « La structuration d’une filière locale permettant aux éleveurs de valoriser > ISÈRE MAG I JUILLET/AOÛT 2017 I #11 les agneaux d’alpage auprès des consommateurs isérois s’inscrit pleinement dans les objectifs du Pôle agroalimentaire, et cette viande pourrait bénéficier des actions de promotion prévues, dont la marque territoriale », analyse Robert Duranton, vice-président du Département chargé de l’agriculture. > SON TERROIR C’est dans les pâturages d’altitude, et en élevage extensif, que les éleveurs alpagistes conduisent leurs agneaux d’alpage, sur des sites dont les caractéristiques, en termes de flore, d’exposition et de géographie, répondent à des contraintes précises. Tout en profitant de la richesse de ces grands espaces, ils valorisent les ressources alpines. Cette pratique donne à l’agneau d’alpage ses caractéristiques  : viande rosée et peu grasse, réputée pour sa flaveur pastorale. > SON ÉLEVAGE La dénomination concerne des agneaux nourris exclusivement au lait maternel et à l’herbe. Le cahier des charges précise également qu’ils doivent passer cinquante jours au minimum sur l’alpage, sous la conduite d’un berger. Enfin, ils doivent être abattus quinze jours après L’AGNEAU D’ALPAGE UN SAVOIR-FAIRE ANCESTRAL Témoin d’un savoir-faire ancestral et garant des pratiques pastorales alpines, l’agneau d’alpage conquiert de nouveaux marchés, grâce à l’engagement d’éleveurs isérois. leur descente de l’alpage au plus tard, ce qui garantit que leur « finition » n’a pas été achevée en plaine. Pour sécuriser la production, empêcher les dérives et garantir la traçabilité de la viande, un système de contrôle sera prochainement mis en place par un organisme indépendant. > OÙ LE TROUVER ? L’agneau d’alpage est commercialisé de la mi-août à la fin octobre sur le site de l’association Viandesagropastorales.jimdo.com et, dès cet été, dans une boucherie de détail partenaire à Grenoble, la boucherie Numidie (15, rue Marius-Blanchet). Par Marion Frison DE L’AGNEAU DE QUALITÉ TOUTE L’ANNÉE Pour sécuriser les revenus des éleveurs, et suite à une demande des premiers acheteurs, l’association Viandes agropastorales envisage d’ores et déjà de proposer sur le marché un agneau de qualité supérieure tout au long de l’année, sous la REPÈRES 8 éleveurs-alpagistes dont 6 en Isère (plaine de la Bièvre, Vercors, Belledonne et Oisans), 1 en Savoie et 1 dans la Drôme. 50 agneaux commercialisés en 2016 400 à 800 agneaux disponibles en 2017 F. Pattou marque Agneau de nos fermes. Un cahier des charges, en cours de rédaction, doit au préalable définir les caractéristiques d’élevage. À plus long terme, l’initiative pourrait être élargie à d’autres types d’élevage, dont le « veau rosé » d’alpage.
J.S. Faure EXPÉRIMENTER AVANT DE S’INSTALLER Pour aider les futurs exploitants agricoles à s’installer, des espaces tests se développent partout en France, sur le modèle des couveuses d’entreprises. Exemple à Chatte, avec La Boîte à essais. Cécile Banitz et Claude Aymoz sont en passe de gagner leur pari. Ce jeune couple d’enseignants de la Drôme, qui a quitté une carrière toute tracée dans l’Éducation nationale pour se lancer dans le maraîchage, récolte ses premiers légumes. Leur brevet professionnel agricole en poche, ils ont rejoint La Boîte à essais, à Chatte, en février dernier. Cette couveuse d’entreprises, qui travaille avec Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté, dans le Sud-Grésivaudan, permet à de futurs agriculteurs de démarrer leur activité sans supporter de frais d’installation. « Outre un cadre légal d’exercice du métier, nous leur proposons pendant un an, renouvelable deux fois, du terrain, des locaux, du matériel agricole et leur apportons un accompagnement à la création et à la gestion d’entreprise », explique Ophélie Bourgeois, chargée de mission. « Nous avons à disposition 1 hectare de terrain et une serre. Cette facilité a été déterminante dans notre choix de venir à Chatte, car il est difficile de trouver des terres Cécile Banitz et Claude Aymoz récoltent leurs premiers légumes sur le terrain mis à leur disposition par la Boîte à essais lorsqu’on n’est pas introduit dans le réseau local », raconte Cécile Banitz. Déchargé du problème de l’accès au foncier, le couple a pu se concentrer sur la production et la recherche de débouchés commerciaux de proximité. > SE CONFRONTER À LA RÉALITÉ Comme Cécile et Claude, six agriculteurs en herbe, maraîchers, éleveurs ovins, producteur de plantes aromatiques et nuciculteur, testent la viabilité de leur projet à La Boîte à essais. « Ce temps d’apprentissage nous permet de nous confronter à la réalité », estime Noha Meynet, qui expérimente la culture de fleurs sur une parcelle qu’elle possède à Varacieux. Après quinze mois dans la couveuse, elle aurait voulu s’installer cette année, mais l’expérience l’a conduite à repousser l’échéance. « J’ai planté des fleurs estivales annuelles, et je m’interroge sur l’opportunité de désaisonnaliser ma production. » TERROIR I ÉCHAPPÉES BELLES Deux ans pour tester le marché, dans un laboratoire grandeur nature. d’infos sur www.iseremag.fr > UN BILAN POSITIF Deux ans et demi après l’ouverture de la couveuse, les premiers testeurs volent de leurs propres ailes. Comme Dorothée Locatelli, qui a rejoint l’exploitation nucicole de son conjoint, à Saint-Hilaire-du- Rosier, le 1er mars 2017. « Je voulais valoriser une partie de la production à la ferme, mais je n’avais ni les moyens financiers, ni le statut approprié pour me lancer », explique-t-elle. Deux ans lui ont suffi pour tester le marché et élaborer, dans ce laboratoire grandeur nature, une gamme de produits qu’elle commercialise sous la marque La Belle Noix  : cerneaux caramélisés, cookies, pâte à tartiner, préparation pâtissière… « Sans cet apport de La Boîte à essais, j’ignore si j’y serais arrivée », conclut-elle. Contact  : www.bae.saintmarcellin-vercors-isere.fr Par Marion Frison REPÈRES UN OUTIL D’ATTRACTIVITÉ DU TERRITOIRE Depuis sa création à Chatte en 2015, La Boîte à essais poursuit une double vocation. « En proposant un cadre juridique approprié, un conseil personnalisé et des moyens de production, cette structure a l’ambition de contribuer au développement de l’emploi, via l’accompagnement à la création d’entreprises agricoles et artisanales, et d’apporter de nouveaux services aux habitants du territoire », confie Sylvain Belle, président de l’association. Pour conforter cette démarche, Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté réfléchit à la création d’une pépinière d’entreprises. #11 I JUILLET/AOÛT 2017 I ISÈRE MAG > 25 >



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