[38] Isère magazine n°11 aoû/sep 2017
[38] Isère magazine n°11 aoû/sep 2017
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°11 de aoû/sep 2017

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Conseil Général de l'Isère

  • Format : (210 x 281) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 8,4 Mo

  • Dans ce numéro : ils veillent sur vous !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 18 - 19  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
18 19
> 18 > L’ISÈRE AVANCE SAPEURS-POMPIERS, DES PROFILS ET DES MÉTIERS ANDRÉ BENKEMOUN BÉNÉDICTE GINET CHRISTLÈNE MOLÉ NINA VANOOREMBERG CONTRÔLEUR-GÉNÉRAL, 55 ANS, FONTAINE. IL DIRIGE 5 213 SAPEURS-POMPIERS « Je ne connaissais pas physiquement l’Isère, mais quand j’étais en poste en Seine- Maritime, on se comparaît souvent avec ce département en termes de capacité opérationnelle. On disait  : ‘la Seine-Maritime, c’est l’Isère avec la mer !’ » Nouveau directeur départemental du service d’incendie et de secours de l’Isère, succédant au colonel Hervé Enard, le contrôleurgénéral André Benkemoun est diplômé de l’Ecole nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers. Après avoir été en poste dans l’Essonne, il a successivement dirigé le Sdis 47 (Lot-et-Garonne), le Sdis 25 (Doubs) et le Sdis 76 (Seine- Maritime). Au-delà de son rôle de management – 5 213 personnes sous ses ordres –, son rôle est d’être l’interface entre ses deux autorités de tutelle  : le président du conseil d’administration du Sdis et le préfet de l’Isère. ISÈRE MAG I JUILLET/AOÛT 2017 I #11 CAPORAL, 28 ANS, GRENOBLE ELLE COUVRE TOUTES LES INTERVENTIONS Depuis 1976, les femmes peuvent entrer dans le corps des sapeurs-pompiers. Bénédicte Ginet a fait le pas il y a treize ans. « J’ai débuté comme jeune sapeur-pompier volontaire à la caserne de Saint-Savin. Le déclic est venu après avoir vu un reportage sur les premières femmes sapeurs-pompiers de Paris. » En 2013, elle réussit le concours de sapeur-pompier professionnel et intègre la caserne de Grenoble. Elle intervient dans tous les domaines, mais le secours à la personne représente 75% de son activité. « Le métier est très exigeant. Il y a souvent une ou plusieurs vies en jeu. Il faut beaucoup d’endurance et un mental d’acier. Les conditions sont difficiles, surtout quand on part au feu avec 16 kilos de matériel sur le dos. » Bénédicte a toutes les conditions physiques nécessaires. En 2012 et en 2014, elle a même été sacrée championne de France en parcours sportif sapeur-pompier. ELLE RÉPOND AUX URGENCES Micro-casque sur la tête, souris et clavier en main, devant deux écrans d’ordinateur, Christlène joue contre la montre. À chaque appel, elle a deux minutes pour évaluer la situation. Christlène fait partie des 90 opérateurs du centre de traitement de l’alerte (CTA) du Sdis de l’Isère, installé à Fontaine, le fameux numéro « 18/112 » des sapeurspompiers. « Dès qu’on décroche, le numéro apparaît sur l’écran. On prend toutes les informations  : adresse, nature du problème… On les rentre dans une grille d’alerte qui est transmise automatiquement à la caserne concernée. Mais l’opérateur a toujours une marge d’appréciation. » Le métier est très éprouvant. « Chaque jour, 1000 appels nous parviennent, soit une centaine par opérateur. Dans la plupart des cas, il s’agit de situations de grande détresse. Il faut savoir rassurer, car la qualité de l’intervention dépend beaucoup des renseignements recueillis ». Par Richard Juillet et Annick Berlioz SERGENT, 34 ANS, FONTAINE JEUNE SAPEUR-POMPIER VOLONTAIRE 1 ÈRE ANNÉE, 14 ANS, SAINT-MARTIN- D’HÈRES ELLE APPREND LE MÉTIER C’est une jeune fille très motivée qui n’a pas froid aux yeux. Depuis septembre 2016, Nina est jeune sapeurpompier volontaire à la caserne d’Eybens. « L’idée m’a été soufflée par le meilleur ami de ma sœur, lui-même sapeurpompier volontaire. Plus jeune, je voulais entrer dans l’armée. J’aime la rigueur et la discipline. Ce qui me plaît chez les sapeurs, c’est l’aspect physique des activités. » Durant quatre ans, Nina va suivre une formation pour apprendre les gestes de premiers secours et les valeurs liées à la citoyenneté. Cette dernière est sanctionnée par un brevet qui permet de devenir sapeur-pompier volontaire et de partir en intervention. Actuellement en troisième au collège Edouard- Vaillant de Saint-Martind’Hères, elle plafonne à 15 de moyenne et souhaite se diriger vers un métier en lien avec le secours à la personne.
TRÈS DIVERS DOSSIER I L’ISÈRE AVANCE Les sapeurs-pompiers professionnels ou volontaires sont guidés par un même idéal  : servir leur communauté ! PHILIPPE DOMBRIE QUENTIN PERROT ROMAIN OUVRARD FABRICE MANIN LIEUTENANT, 54 ANS, MORESTEL CAPORAL, 25 ANS, SAINT-AGNÈS INFIRMIER-CHEF, 39 ANS, GRENOBLE IL JONGLE ENTRE TRAVAIL ET CASERNE Il a toujours un bip sur lui. Habitant Morestel, Philippe est sapeur-pompier volontaire. Sur le terrain, rien ne le distingue d’un professionnel. Sauf que Philippe a une double vie  : il est aussi agent des routes au Département de l’Isère. Son père, sapeurpompier, a dicté sa voie. « Petit, j’habitais à 300 mètres de la caserne. Lorsque la sirène sonnait, je lui ouvrais le portail. » Son engagement empiète souvent sur sa vie professionnelle. Outre les interventions, il y a les semaines de garde  : le lieutenant Dombrie supervise une équipe de neuf personnes. Il gère aussi les plannings et l’entretien des bâtiments. Difficile parfois de tout mener de front. Pour promouvoir cet engagement citoyen, le Département a signé une convention avec le Sdis, qui favorise les départs en intervention et en formation, y compris pendant le temps de travail. IL RÉPARE LES VÉHICULES Bichonner les camions rouges des pompiers est un rêve de gosse qui ne l’a jamais quitté. Entré à 20 ans comme pompier volontaire à la caserne de Villard-Bonnot, Quentin est depuis 2016, mécanicien poids lourds au Sdis 38. « En Isère, nous avons un parc de 950 véhicules qui va de la petite Clio de service au camion-citerne de 32 tonnes de grande capacité, en passant par les échelles aériennes et les fourgons incendie. Ces véhicules partent souvent dans l’urgence et nécessitent un entretien régulier. » Capable de réparer les moteurs comme le circuit électrique de l’arrière des camions, Quentin travaille au sein d’une équipe de 25 personnes, composée de 18 mécaniciens et sept personnels administratifs et d’encadrement, sous la houlette du chef de l’atelier départemental. Deux à trois fois par an, il part en formation pour se perfectionner. IL PRODIGUE LES SOINS DE BASE Deux à trois fois par semaine, il tombe sa blouse blanche pour enfiler l’uniforme bleu des sapeurs-pompiers. Romain est infirmier libéral et volontaire chez les soldats du feu (ISP). « Nous sommes un maillon entre les sapeurspompiers qui pratiquent les gestes de premiers secours et les équipes du Samu 38. Le plus gros de notre travail est la prise en charge de la douleur, le temps que la victime soit transportée vers un centre médical. Nous pratiquons les soins de réanimation et administrons de la morphine si besoin. » L’ISP a aussi un rôle important auprès des sapeurs-pompiers. « A chaque intervention importante, un infirmier est présent pour panser les blessures, soigner les brûlures et gérer le stress. Nous faisons aussi passer les visites médicales. Depuis janvier 2016, nous assurons des entretiens infirmiers auprès des agents du Département dans le cadre de la mutualisation des services et des moyens. » SERGENT-CHEF, 42 ANS, LA CÔTE-SAINT-ANDRÉ IL FORME LES SAPEURS-POMPIERS « Un bon sapeur-pompier doit être altruiste, avoir le sens de l’honneur, de la discipline et savoir garder son sang-froid dans toutes les situations », rappelle le sergent-chef Fabrice Manin, l’un des 30 formateurs du centre de formation départemental des sapeurs-pompiers de La Côte- Saint-André. Sapeur-pompier professionnel, il passe aussi 20% de son temps à la caserne de Roussillon. « Nous recevons entre 50 et 70 pompiers professionnels et volontaires par jour dans le cadre de leur formation initiale ou continue. Mon travail consiste à mettre en œuvre les séquences de formation nécessaires à l’apprentissage des techniques de sauvetage et de lutte contre l’incendie. » Le centre dispose d’une dizaine de véhicules et d’un plateau technique avec des outils permettant de travailler tout type de situation  : toiture pédagogique, conteneurs à feu… #11 I JUILLET/AOÛT 2017 I ISÈRE MAG R.Juillet/F.Pattou/Sdis38/JC.Primard/A. Berlioz > 19 >



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 1[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 2-3[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 4-5[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 6-7[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 8-9[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 10-11[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 12-13[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 14-15[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 16-17[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 18-19[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 20-21[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 22-23[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 24-25[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 26-27[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 28-29[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 30-31[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 32-33[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 34-35[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 36-37[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 38-39[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 40-41[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 42-43[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 44-45[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 46-47[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 48-49[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 50-51[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 52-53[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 54-55[38] Isère magazine numéro 11 aoû/sep 2017 Page 56