[35] Nous Vous Ille n°99 oct/nov/déc 2012
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  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°99 de oct/nov/déc 2012

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général d'Ille-et-Vilaine

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 93,6 Mo

  • Dans ce numéro : l'économie à visages humains.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Magazine patrimoine 1 Le Frac en habit de lumière Le nouveau bâtiment du Fonds régional d’art contemporain (Frac), fort et sombre monolithe a atterri à Rennes en bordure du parc de Beauregard, près du Conseil général et des Archives départementales. Et lui-même est (déjà) une œuvre d’art. Une « vieille » histoire Créé en 1981 à l’initiative du ministère de la Culture et de la Région Bretagne, le Frac s’installe en 1986 à Châteaugiron, au sud-est de Rennes, dans une ancienne école. Le fonds s’y développe et enrichit sa collection, qui compte à ce jour 4 700 œuvres de 543 artistes. La création d’un nouvel établissement s’impose dès 2001 : le site de Châteaugiron est devenu trop exigu. Au-delà de ses missions originelles de conservation, de diffusion et de sensibilisation, le Frac doit offrir de larges espaces d’exposition. Il se veut un lieu de découverte et d’échange permanents, ouvert au public. Au terme d’un concours international d’architecture organisé en 2004-2005, l’équipe d’Odile Decq est choisie. La première pierre est posée le 29 juin 2009. Le nouvel écrin du Frac Bretagne est inauguré le 5 juillet dernier (coût : 18,3 millions d’euros). L’architecture : « un paysage vertical » Le bâtiment fait face à L’Alignement du XXI e siècle d’Aurélie Nemours : 72 colonnes de granit de 4,50 m de haut. Lui-même se présente comme un bloc monolithique, fendu en deux par une percée verticale qui ouvre sur l’intérieur. Traitées en béton anthracite et acier noir bleu, les surfaces extérieures, selon les mouvances de la lumière, révèlent différentes qualités de noir, du mat absorbant au noir mordoré. En rez-de-jardin, la façade de verre teinté gris, presque réfléchissante, ne laisse percevoir qu’une partie de la réalité de l’édifice. À l’intérieur, un puits de lumière traverse les différents étages et plonge jusqu’au sous-sol, dans les réserves. Un dispositif de rampes et de passerelles étagé autour d’un atrium rythme la circulation. De l’espace, des espaces L’édifice de 3 800 m² offre quatre niveaux. Le sous-sol de 1000 m² accueille les réserves et des ateliers techniques. Au rez-de-chaussée bat le cœur du bâtiment. Laqué de rouge, l’auditorium dispose de 108 places. Le premier niveau est consacré aux trois espaces d’exposition modulables (500, 360 et 136 m²). Conçus comme des volumes blancs et neutres, ils reçoivent un éclairage seminaturel. La grande galerie d’exposition de 500 m² est entièrement construite en porte-à-faux. Sans pilier de soutènement, elle flotte littéralement au-dessus du hall d’entrée. Au dernier étage se trouvent les services administratifs. Sur 200 m², le service éducatif associe atelier et espace d’expérimentation. Le centre de documentation, riche de plus de 20 000 ouvrages, se déploie sur 400 m². Odile Decq, architecte Née à Laval en 1955, Odile Decq entame des études d’architecture à Rennes avant de les poursuivre à Paris, où elle crée son agence. On lui doit le bâtiment de la Banque Populaire de l’Ouest à Rennes (1990), pour lequel elle a reçu de nombreux prix. Mais aussi l’aménagement du port de Gennevilliers, le Musée d’art contemporain de Rome, le restaurant de l’Opéra Garnier à Paris… Depuis 2007, elle dirige également l’École spéciale d’architecture de Paris. 46 NOUS VOUS ILLE OCTOBRE-NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012
2 PHOTOS ROLAND HALBE - RÉGION BRETAGNE 3 En gallo dans le texte 4 5 En pratique Fonds régional d’art contemporain Bretagne 19, avenue André-Mussat CS 81123 - 35011 Rennes Cedex Tél. : 02 99 37 37 93. contact@fracbretagne.fr www.fracbretagne.fr Ouvert du mardi 1. Un vaste espace ouvert s’offre d’emblée au visiteur du Frac. L’atrium est structuré par le comptoir d’accueil et, tel un vaisseau rouge opaque, l’auditorium. 2. Rampes et passerelles, baignées de lumière, invitent à la déambulation. 3. « Dès la tombée de la nuit, la façade laisse percevoir le feu qui l’anime », souligne Odile Decq, l’architecte. 4. La façade sud du bâtiment, « silencieuse », ne nuit pas à l’œuvre d’Aurélie Nemours, au premier plan. 5. « Odile Decq a fait preuve de neutralité au niveau des galeries. Sa personnalité s’efface au profit des artistes », apprécie Catherine Elkar, directrice du Frac. Ici et ailleurs Une dizaine d’expositions sont prévues d’ici la fin 2013. Jusqu’au 9 décembre prochain, le bâtiment accueille « Les Prairies ». Soit une partie des expositions de la 3 e édition des Ateliers de Rennes – biennale d’art contemporain. Suivra, du 18 décembre au 16 février, une exposition sur les nouvelles architectures des Fonds régionaux d’art contemporain. La collection du Frac va continuer à voyager au gré des projets menés avec les écoles, les hôpitaux, les centres sociaux ou les entreprises. « Nous n’abandonnons pas notre mission essentielle de diffusion », confirme Brigitte Charpentier, la responsable du service éducatif. CORINNE DUVAL au dimanche de 12 heures à 19 heures (3 ¤, 2 ¤ tarif réduit, gratuit sous certaines conditions). Tarifs spécifiques pour la Biennale : 6 ¤, 3 ¤ tarif réduit, billet valable une journée sur les sites du Frac et du New way Mabilais. VINCENT CHASSÉ La grammaire des sons : le « e » central. é ou e ? Heu... Tout est dans la nuance. Sa va chante ■ Quand un horvenu (un arrivant) s’installe dans le département et entre en contact avec des personnes âgées d’origine rurale, il est généralement frappé par un trait particulier de leur prononciation. Là où le français dit « é », ces « anciens » disent généralement « e » dans certaines situations comme la finale des verbes du premier groupe ou le participe passé masculin. Une particularité directement tirée du gallo. Par exemple, dans la langue de la Haute-Bretagne, on dit le plus souvent j’vâ chante et il’a bèn chante. Les linguistes appellent cette voyelle le « e central » ou « e neutre ». On parle parfois aussi du « schwa » ou du « chva ». Du point de vue de la phonétique articulatoire, il s’agit de la voyelle que l’on prononce en ouvrant simplement la bouche sans effort de la langue ni des lèvres, un peu comme quand on cherche ses mots et que l’on dit « euh… ». Ce « e central » est fréquent en finale de mots en gallo : la calite (la qualité), s’mouve (se hâter), un coulouer (un entonnoir à lait)… Notons que dans les Côtt d’Ahaot (comme disent des gallophones des Côtes d’Armor), mais aussi dans le Pays Malouin, on ne dit pas j’vâ chante mais j’vâ chanté. Et dans le nord du Pays de Fougères, on dit t’â bèn manjè, comme à Biaosè (Beaucé) et Fieurinè (Fleurigné). Dans cette dernière zone on dit pourtant j’vâ manje. Comme quoi il ne suffit pas de transposer tous les « é » du français en « e » pour savoir parler gallo ! Autre exemple, on dit généralement en gallo il’ée arive mais au féminin cela donne èl’ée arivée… Le gallo a sa propre grammaire, et comme toute langue, des spécificités dialectales. BÈRTRAN ÔBRÉE Remarque Le graphème « èn » se prononce comme le français « in ». Par exemple, le mot « bèn » peut être le nom dans « prendd un bèn » (prendre un bain) ou un adverbe dans « s’ée bèn melaye » (c’est bien mélangé), la prononciation étant la même dans les deux cas. OCTOBRE-NOVEMBRE-DÉCEMBRE 2012 NOUS VOUS ILLE 47



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