[34] L'Hérault n°244 mars 2015
[34] L'Hérault n°244 mars 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°244 de mars 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Hérault

  • Format : (192 x 240) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 16,4 Mo

  • Dans ce numéro : élections départementales, je vote.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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le jour où… 1678 François de Lapeyronie naît le 15 janvier 1678 à Montpellier. Son habileté de chirurgien auprès des têtes couronnées et sa sûreté de jugement lui vaudront d’être anobli à 43 ans. La statue de Lapeyronie, devant la faculté de Médecine de Montpellier. Avec celle de son compère Barthez, la statue de François Gigot de Lapeyronie garde depuis 150 ans l’entrée de la faculté de Médecine de Montpellier. Des milliers de futurs médecins et chirurgiens ont défilé sous leurs regards impavides. Hommage de la cité à deux illustres représentants de son école médicale renommée, les deux statues furent inaugurées le 15 novembre 1864, pour la rentrée solennelle de l’Université, en présence de tous les notables. La sculpture monumentale de Lapeyronie marquait en particulier l’attachement de la Ville à celui qui avait révolutionné l’exercice de la chirurgie et avait été, en son temps, l’un des plus fameux praticiens d’Europe. Quel chemin parcouru pour ce fils de chirurgien-barbier ! Très vite ses capacités sont remarquées par ses maîtres. Il excelle autant en mathématiques qu’en philosophie ou sciences naturelles. La voie royale serait la médecine mais il opte pour la chirurgie, encore mal considérée à l’époque. À 17 ans il est diplômé « maître-chirurgien et barbier ». Il n’aura de cesse de compléter ses études. Le mépris dans lequel on tient sa profession l’incitera plus tard à en améliorer la formation. Il fera séparer définitivement les métiers de chirurgien et de barbier en taillant dans les règlements obsolètes. Il réforme la médecine aux armées et œuvre pour la création de l’Académie de chirurgie, qu’il présidera de 1736 à sa mort, en 1747. Ses succès et sa réputation lui procurent une riche clientèle d’aristocrates et de têtes couronnées, dutsar Pierre le Grand au roi de Pologne, pour ne citer qu’eux. Premier chirurgien du roi, il sera souvent le confident de Louis XV. Il est considéré comme loyal, d’une grande honnêteté et très compétent. Son humour un peu rude devait, en outre, amuser le souverain, comme le montre une anecdote. Un jour, à Versailles, en l’absence de spécialiste, il s’était proposé d’accoucher une dame de la cour. Une amie de cette dernière lui fit remarquer son peu de pratique récente pour les enfantements. Il rétorqua : « N’ayez aucune inquiétude, Mademoiselle, on n’oublie pas plus à les ôter qu’à les mettre. » Pour des générations de carabins à l’esprit potache, Lapeyronie reste aussi le premier à décrire la maladie éponyme qui déforme et rend courbe le sexe masculin. Mais il est surtout celui qui aura donné ses lettres de noblesse à la chirurgie et l’aura fait entrer dans la modernité, la débarrassant des scories issues du Moyen Âge et de la Renaissance. Notamment en rompant l’« association déshonorante » entre les chirurgiens et les barbiers. Il sut également se montrer profondément humain, ouvrant son château aux malades pauvres et laissant à ses confrères montpelliérains de quoi bâtir un somptueux amphithéâtre d’anatomie. L’immeuble abrite aujourd’hui la Chambre de commerce et d’industrie. Juste retour des choses, depuis 1983, le vaisseau amiral du centre hospitalier universitaire de Montpellier, avec ses sept cents lits, porte le nom d’hôpital Lapeyronie. 30 — Mars 2015
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