[34] L'Hérault n°260 octobre 2016
[34] L'Hérault n°260 octobre 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°260 de octobre 2016

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Hérault

  • Format : (192 x 240) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 10,6 Mo

  • Dans ce numéro : viticulture, cap sur l'avenir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, et Kléber Mesquida, président du Département, aux côtés des viticulteurs sinistrés. « La viticulture, c’est notre carte d’identité, et les vins sont les marqueurs de notre ADN. » Comment comptez-vous développer l’œnotourisme ? Nous sommes en train de construire avec les professionnels une route œnotouristique, un circuit global qui comportera des caveaux-relais. Ces caveaux seront des phares de diffusion sur les territoires. Ils pourront accueillir des séminaires, recevoir des groupes et proposer des dégustations de qualité. Ils seront également chargés de diffuser l’information sur les ressources de leur territoire  : hébergement, restauration, programmation culturelle, richesses historiques et patrimoniales, activités de plein air, etc. L’idée est d’abord d’inciter les Héraultais à découvrir ou à redécouvrir leur département. Il s’agit aussi de proposer aux visiteurs extérieurs des circuits de visites qu’ils pourront poursuivre d’une année à l’autre. 6 — Octobre 2016 La réforme territoriale modifie la répartition des compétences entre collectivités. Qu’est-ce qui va changer pour les Héraultais ? Il faut d’abord savoir que la loi Notre* a supprimé la compétence générale pour les départements et les régions. Ces collectivités n’exercent désormais que leurs compétences spécifiques. Ainsi, la Région est désormais seule compétente pour le développement économique. Nous allons donc conventionner avec elle pour qu’elle nous délègue la capacité de continuer à intervenir, notamment en faveur de l’agriculture et de la viticulture. Même chose pour les transports. La Région devient autorité organisatrice de transports. Or nous avons dans l’Hérault un syndicat mixte, le seul en France, qui marche très bien. Nous allons donc passer, là aussi, des conventions avec la Région pour continuer à exercer cette compétence. Les discussions semblent moins faciles avec la Métropole de Montpellier ? La loi Notre* a prévu deux cas de figure. Soit le Département et la Métropole s’entendent sur le transfert à cette dernière d’au moins trois compétences départementales, sur une liste qui en compte huit. Soit il n’y a pas accord, et dans ce cas les huit compétences sont transférées en bloc à la Métropole. * Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République Or il y a désaccord sur la culture ? La Métropole a demandé à prendre la compétence culture, notamment parce qu’elle est intéressée par l’amphithéâtre d’O et le théâtre Jean-Claude- Carrière, situés dans le Domaine d’O. Pourquoi le Département n'est pas d'accord ? D’une part, parce que le Domaine d’O nous permet de diffuser des événements culturels sur l’ensemble du territoire. D’autre part parce que les activités du Domaine d’O sont financées par tous les contribuables du département. Demain, si ces équipements sont transférés à la Métropole, leur financement reposera sur les seuls contribuables montpelliérains. La loi ne prévoit-elle pas aussi un transfert des moyens ? Si bien sûr, mais il faut savoir que la culture est une compétence facultative. Si les équipements du Domaine d’O deviennent métropolitains, nous devons transférer à la Métropole les moyens d’assurer leur fonctionnement ainsi que les personnels affectés à ce fonctionnement. Mais le financement des festivals et des actions culturelles ne fait pas partie de ces obligations. « Demain, si ces équipements sont transférés, leur financement reposera sur les seuls contribuables montpelliérains. » Que proposez-vous ? Je propose à la Métropole d’entrer dans la gouvernance de l’établissement public Hérault Culture, qui gère le Domaine d’O. L’amphithéâtre d’O et le théâtre Jean-Claude-Carrière pourraient être d'utilisation partagée.
Et s’il n’y a pas accord ? Dans ce cas, nous ne pourrions plus subventionner les communes de la Métropole qui veulent aménager une salle de spectacles ou construire un terrain de sport. Nous n’en aurions pas le droit puisque cela ne relèverait plus de nos compétences. Nous ne pourrions plus non plus subventionner les nouvelles lignes de tramway ni financer les grands projets routiers de Montpellier, comme la déviation Est, le contournement Ouest ou l’achèvement du LIEN. J’ai fait le calcul  : la contribution départementale à l’ensemble de ces opérations routières représente 81 millions d’euros d’ici à 2020 plus 284 millions d’euros au-delà de 2020. L’impact financier sera donc très important pour la Métropole. Vous engagez un programme de 300 millions d’euros pour équiper le territoire en très haut débit. Pourquoi un tel effort ? D’abord nous ne partons pas de rien. L’opération Num’Hérault a déjà permis d’amener le haut débit sur l’ensemble du territoire, via 1 200 km de fibre optique. Il s’agit aujourd’hui de passer au très haut débit. C’est une nécessité ressentie par les entreprises et les professionnels qui travaillent à distance, mais aussi par les particuliers. Pierre Bouldoire, l’élu chargé de ce dossier, le constate lors de ses réunions avec les intercommunalités. Pour elles, le très haut débit est une priorité. L'État vient de nous accorder une subvention de 57,6 millions d’euros. Nous pourrons également compter sur l’aide de la Région et de l’Europe. Enfin, l’opérateur qui sera chargé d’installer le réseau prendra à sa charge une part du financement. Notre engagement, c’est que 100% des Héraultais soient équipés. Vous mettez en chantier un Schéma d’amélioration d’accessibilité des services publics. De quoi s’agit-il ? Cette compétence nous a été donnée par la loi Notre. L’objectif est de faire en sorte que tout citoyen, où qu’il habite, puisse avoir accès à des services au public. Je dis bien services au public, « Notre engagement, c’est que 100% des Héraultais soient équipés en très haut débit. » car cela englobe aussi des services marchands  : médecin, infirmier, pharmacien, par exemple. Sur la base d’un diagnostic établi par l’Insee, nous lançons avec l’État une consultation auprès des Héraultais. Au vu des résultats, nous lancerons des appels à projets, via les intercommunalités, pour créer, par exemple, des Maisons de services au public dans des zones isolées. L'État et le Département financeront ces projets. Nous nous engageons à accompagner les intercommunalités qui agissent pour répondre à des besoins. Vous avez engagé une réorganisation des services sociaux. Dans quel but ? Jusqu’à présent le périmètre des agences départementales de la solidarité était calqué sur les anciens cantons. J’ai souhaité qu’il coïncide désormais avec les bassins de vie. Parce que nous sommes là pour répondre aux besoins des habitants et des bénéficiaires de l’aide sociale. Cette nouvelle organisation sera effective au 1er janvier 2017. Le même raisonnement a été appliqué aux agences routières. Là encore, nous avons fait prévaloir la cohérence du réseau sur le respect des limites administratives. Jusqu’ici, une route qui relie deux communes pouvait relever de deux agences différentes. Comment faire comprendre aux usagers que l’on traiterait la moitié d’une route et pas l’autre ? Désormais, nous entrons dans une cohérence d’action. Vous aviez annoncé il y a un an vouloir regrouper plusieurs services du Département sur un nouveau site appelé Alco 2. Où en est ce projet ? Nous venons de sélectionner les cinq équipes d’architectes qui participeront au concours de maîtrise d’œuvre. Le lauréat sera désigné fin 2016. L’intérêt de ce projet est double. Tout d’abord, c’est un projet qui s’autofinancera sur une période de dix à douze ans grâce aux loyers que nous économiserons. Deuxièmement, en regroupant des services disséminés dans toute la ville, nous gagnerons en efficience et éviterons des déplacements inutiles. Les travaux devraient commencer d’ici deux ans. Quelles seront les priorités du budget 2017 ? La priorité est d’essayer de contenir au mieux l’évolution des dépenses de fonctionnement. Nous pourrons ainsi dégager un volume d’investissement d’environ 200 millions d’euros. Car derrière ces investissements, il y a des travaux pour les entreprises et les artisans du territoire. Le Département est ainsi un acteur économique à part entière, tout autant que le garant de la solidarité au sein du territoire. Octobre 2016 — 7



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