[34] L'Hérault n°260 octobre 2016
[34] L'Hérault n°260 octobre 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°260 de octobre 2016

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Hérault

  • Format : (192 x 240) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 10,6 Mo

  • Dans ce numéro : viticulture, cap sur l'avenir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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SPORT Le nouvel élan de la bouvine Les jeux taurins et les courses camarguaises continuent d’animer de nombreux villages héraultais. Leur profusion témoigne de la vitalité de la bouvine, tradition où taureaux et raseteurs sont les héros. D’avril à début novembre, pas moins de 700 courses camarguaises ont lieu dans les arènes de la Petite Camargue – le « triangle d’or » de la bouvine, à cheval sur l’Hérault, le Gard et les Bouches-du-Rhône. 332000 spectateurs assistaient l’an dernier à cette course spectaculaire où des raseteurs s’arment de courage et d’agilité pour attraper à l’aide d’un crochet des glands (pompons blancs) accrochés aux cornes du taureau et une cocarde (petit ruban rouge) fixée au milieu de son front. « C’est 40 000 de plus qu’en 2013, constate Jacques Mailhan, président de la Fédération française de la course camarguaise. Et les spectacles de rue des fêtes votives, tels que les abrivados, bandidos, ou encierros, continuent d’attirer beaucoup de monde. » Dans les 14 écoles taurines de la Petite Camargue 32 — Octobre 2016 (dont 6 dans l’Hérault) les élèves — de 10 à 20 ans — sont eux aussi un peu plus nombreux. 324 se préparent actuellement à prendre la relève et à devenir, peut-être, des graines de champion, à l’instar de l’exceptionnel Sabri Allouani, sorti de l’école de Vendargues. Tous ont démarré sur un carreton (cornes fixées sur un chariot mobile) avant de toucher la tête de leur première vache, à 14 ans. « Beaucoup de nos jeunes recrues sont déjà de très bons raseteurs. L’engouement revient », se réjouit Jacques Mailhan. Dans la confrontation du raseteur avec l’animal, quelles que soient les prouesses, la première vedette, c’est tout de même le taureau. + d’infos  : www.ffcc.info Hicham Fadli Président de l’Association des raseteurs « Un défi personnel qui demande du courage » « On fait ce métier par passion pour le taureau, avec l’impression d’appartenir à un milieu unique. Raseter est une discipline sportive qui demande une grande agilité. Il faut courir très vite, sauter au-delà de barrières, avoir de l’endurance. Il y a une vraie émotion, notamment lorsqu’on touche la tête de l’animal la première fois. Le face-à-face de quinze minutes chrono avec une bête élevée à l’état quasi-sauvage est un défi personnel qui demande du courage en même temps qu’une connaissance et une vraie maîtrise de soi et une hygiène de vie plutôt stricte. Il y a actuellement beaucoup d’Héraultais dans la catégorie Ligue, des stagiaires qui viennent de sortir de l’école taurine. C’est très prometteur pour l’avenir de ce sport. » L’Hérault c’est  : 23 arènes 35 manades 6 écoles Baillargues, Pérols, Mauguio, Vendargues, Lunel, Portiragnes.
SÉRIGNAN La culture dans la nature Du 10 au 14 octobre, Sérignan sera la star de l’émission Super Hérault, animée par Philippe Montay sur France Bleu Hérault. Zoom sur une commune qui sait marier audace et tradition. S érignan aurait pu n’être qu’une cité balnéaire, vivante l’été grâce à ses plages, sommeillante l’hiver. Ce n’est pas le cas. « Sérignan n’a pas seulement un cadre naturel splendide à offrir aux vacanciers. C’est une ville pleine de passerelles qui l’ont ouverte sur l’avenir », résume Charlotte Guitton, guide conférencière à l’Office de tourisme Béziers-Méditerranée. Le Musée régional d’art contemporain, qui collectionne les grands noms de la peinture actuelle, est une institution à Sérignan depuis un quart de siècle. On vient ici aussi pour les concerts de la Cigalière, dont les abords ont été magnifiés par le plasticien Daniel Buren. « L’artiste Ben, qui a exposé ici, a dessiné pour la ville une carte postale avec une devise : » Il se passe toujours quelque chose à Sérignan » », s’amuse la guide. 1 Surtout, les événements ont lieu toute l’année. De la foire au gras, en décembre, au festival de bande dessinée, en juin. « Sérignan, ce sont aussi des gens et des associations pour se rencontrer. Dans les rues, on parle italien ou espagnol depuis que la viticulture a amené ici des ouvriers pour travailler la vigne. » L’architecture viticole typique et les demeures bourgeoises du XIX e siècle — dont le domaine Viennet qui abrite aujourd’hui l’hôtel de Ville — font écho à l’âge d’or de ce « terroir noble » d’où sont extraits des vins primés au niveau national. La ville, qui a aussi des ambitions écologiques, a mis au point un réseau de déplacements doux qui permet aux piétons et aux cyclistes de s’y déplacer, de se rendre à l’école ou d’aller jusqu’à la mer et sur le site sauvage des Orpellières. « C’est un endroit où 1 « Sérignan est une ville pleine de passerelles qui l’ont ouverte sur l’avenir » — 2 La Cigalière, magnifiée par Daniel Buren — 3 La collégiale Notre-Dame de Grâce, l’un des plus beaux exemples d’art gothique en Biterrois. « Dans les rues, on parle italien ou espagnol depuis que la viticulture a amené ici des ouvriers pour travailler la vigne. » s’enraciner », confie Charlotte, passionnée par les pierres où se raconte encore l’histoire du village. Ses lieux préférés, après la Cigalière  : la collégiale romanogothique qui domine l’Orb, à deux pas de la ville. Et le parc du château Vargoz, aujourd’hui résidence d’artistes, dont les sculptures évolutives ravissent les promeneurs. L'émission Super Hérault est diffusée tous les jours, du lundi au vendredi, de 12 h 30 à 13h. Prochaine étape  : Cazedarnes, du 17 au 21 octobre. 2 3 Octobre 2016 — 33



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