[34] L'Hérault n°260 octobre 2016
[34] L'Hérault n°260 octobre 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°260 de octobre 2016

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Hérault

  • Format : (192 x 240) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 10,6 Mo

  • Dans ce numéro : viticulture, cap sur l'avenir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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VINCŒURS Les collégiens se font dégustateurs Des collégiens ont mené une expérience inédite  : goûter et élire leur fromage préféré. Qualité et circuits courts sont mis à l’honneur. Un projet mené en partenariat avec les Fromagers du Salagou. É duquer au bien-manger, à la diversité alimentaire et émerveiller les enfants grâce au goût ? L’expérience a été menée avec les élèves du collège du Salagou, à Clermont-l’Hérault, autour de la dégustation de fromages issus de producteurs locaux et servis à la cantine. Exigeants et curieux, les élèves membres du jury ont rempli leur rôle de critiques gastronomiques avec sérieux. Ils ont goûté plusieurs produits issus de la production des Fromagers du Salagou, petite société coopérative ouvrière de production (Scop), et ont élu leurs préférés, qui seront désormais servis dans les assiettes des cantines. « C’est une expérience dont les retombées vont au-delà de ce que l’on pensait », remarque Dominique Lartigue, référent aux Cuisines centrales, dont la 18 — Octobre 2016 mission principale est axée sur la recherche de fournisseurs locaux de qualité pour approvisionner les UPC*. « Non seulement les élèves sont sensibles à l’éducation au goût, poursuit Dominique Lartigue, mais ils sont aussi de formidables passeurs en sensibilisant euxmêmes leurs parents et leur entourage. » Cette initiative originale illustre la politique « haute qualité alimentaire » portée par le Département toute l’année. Elle s’inscrit aussi dans le cadre de journées à thèmes destinées à mettre en valeur les produits de notre terroir en favorisant les circuits courts, en partenariat avec des producteurs locaux. * Unités de production culinaire. La Semaine du goût se déroule du 10 au 16 octobre. e Axel Bilhac, élève de 4 au collège du Salagou et membre du jury « Ça nous apprend à moins gaspiller. » « Je fais partie du conseil de la vie du collège et j’ai été très surpris de l’expérience qui nous a été proposée  : goûter de vrais fromages venant d’une vraie fromagerie pas loin d’ici et voter pour élire celui que l’on préférait. Ce fromage est maintenant servi à la cantine régulièrement. En plus, on est allés voir comment fonctionne la fromagerie, ce qui nous a permis de comprendre ce que c’est que de bien manger. Cette expérience nous fait aussi réfléchir à ce que l’on met dans nos assiettes, et ça nous apprend à moins gaspiller. C’est important pour nous, les dix membres du jury, de faire comprendre tout cela aux autres élèves ! » 53 collèges rattachés aux Cuisines centrales. 18% de produits bio, régionaux ou labellisés servis aux collégiens. 360 kg de fromage livrés toutes les sept semaines, soit 9 000 portions de 40 g. Plus d'infos sur www.herault-enfants.fr
Du buis, des larves et des cochons Au cœur du Larzac, visite d’un élevage atypique qui fournit une viande d’excellence et constitue un lieu de création et d’invention hors du commun autour du buis. À Saint-Maurice-de-Navacelles, « Terres Libres », est un lieu de toutes les inventions. Il y a d’abord l’élevage en plein air toute l’année de cochons nourris naturellement, dont la viande garnit les assiettes de restaurants étoilés et peut être trouvée dans des boutiques bios et épiceries paysannes. « Nos cochons vivent en pleine liberté, avec un espace équivalent à un hectare par bête », explique Nicolas Brahic, qui a aussi développé tout un concept de vie autour de son élevage. Car il n’y a pas que le cochon qui l’intéresse. Cet infatigable lanceur d’idées, qui vient de remporter le Trophée de l’excellence Bio 2016 à Paris, a inventé une machine innovante, le Buxor, qui coupe et broie la broussaille — ici surtout le buis — pour la transformer en un humus très riche permettant l’élevage de larves. Ces larves, donnant Au Cœur du Larzac, des cochons élevés toute l’année en plein air, pour une viande d’excellence. Cet infatigable lanceur d’idées a inventé une machine innovante, le Buxor, qui coupe et broie le buis pour le transformer en un humus très riche permettant l’élevage de larves. naissance à un scarabée endémique, la Cétoine dorée, fournissent elles-mêmes un extraordinaire compost. Elles servent également à l’alimentation animale. Élevées dans un local à la température chaude et constante, elles font le régal des cochons. « C’e st une incroyable source de protéine, précise Nicolas  : 77 g de larves équivalent à deux kilos et demi de céréales ! » Outre la commercialisation du substrat de buis pour les sols équestres sportifs, la fermentation du buis broyé fournit une énergie qui alimente toute la ferme. « C’est aussi un compost très performant, qui permet de restaurer et de fertiliser les sols. Le buis, utilisé comme litière, limite aussi les maladies, poursuit Nicolas. Le lien entre la qualité de vie et les sols vivants est évident. Mais la prise de conscience de l’urgence de préserver et restaurer les sols prend du temps. » Pour ce fervent défenseur de l’agroforesterie, la préservation et la régénération des écosystèmes est un engagement de tous les jours. Il y investit son savoir-faire, une pensée visionnaire et une formidable capacité d’innovation. Les larves de la Cétoine dorée, une très riche source de protéines pour nourrir les cochons. Dimanche 16 octobre, de 14 h 30 à 17 h 30, visite de l’exploitation avec la Maison départementale de l’environnement. Gratuit, sur réservation au 04 99 62 09 40. Octobre 2016 — 19



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