[34] L'Hérault n°260 octobre 2016
[34] L'Hérault n°260 octobre 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°260 de octobre 2016

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Hérault

  • Format : (192 x 240) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 10,6 Mo

  • Dans ce numéro : viticulture, cap sur l'avenir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER Vignoble l'année détresse Grêle, sécheresse  : les vignerons vont faire les frais cette année d’une météo catastrophique. La récolte s’annonce maigre, pénalisant le dynamisme économique de la filière. Au-delà des aides d’urgence, des solutions se profilent pour contrer les effets du changement climatique. 50% des surfaces touchées par la grêle dévastées en quasi-totalité. 60 exploitations et 150 emplois sinistrés en Pic Saint-Loup. 2 100 ha desservis par le réseau Aqua Domitia au début de l’été 2015. 10 — Octobre 2016 Année noire pour les viticulteurs héraultais. Il y a d’abord eu cet orage de grêle du 17 août, qui a ravagé l’Est héraultais. Dans le seul secteur du Pic Saint-Loup, 1 500 ha, soit plus de 60% du vignoble de l’appellation, ont été dévastés. Sans compter des dizaines d’hectares arboricoles et maraîchers. Le gouvernement a rapidement annoncé des mesures compensatoires. Mais le Département a décidé lui aussi de mettre en place un dispositif de soutien financier exceptionnel pour aider les vignerons, caves coopératives et arboriculteurs sinistrés. La grêle n’est pas le seul fléau qui s’est abattu sur le vignoble. Les exploitants doivent faire face également à une forte sécheresse, amplifiée par des épisodes venteux. « Ces événements compromettent sérieusement le potentiel de la récolte 2016 mais aussi celui de 2017 », déplore Yvon Pellet, conseiller départemental en charge de la viticulture. Département solidaire De septembre 2015 à juillet 2016, le bilan hydrique a enregistré un fort déficit, atteignant 40% pour les zones Minervois, Biterrois, basse et moyenne vallée de l’Hérault. Au final, la perte de récolte devrait avoisiner un million d’hectolitres, non sans conséquences économiques pour une filière qui commence à recueillir les fruits de nombreuses années d’efforts qualitatifs. Afin de faire le point sur ces vendanges compliquées, le président du Département, Kléber Mesquida, s’est rendu sur le terrain. Du 9 septembre au 6 octobre, il a visité 45 caves vinicoles, à l’écoute de leurs projets. Le constat est clair  : la
Du 9 septembre au 6 octobre, Kléber Mesquida a visité 45 caves vinicoles, à l’écoute de leurs projets. Ici, le domaine Castan, à Cazouls-lès-Béziers. fluctuation des rendements d’une année à l’autre oblige un nombre croissant de viticulteurs à mettre en œuvre de nouveaux moyens pour pallier le stress hydrique provoqué par le manque d’eau  : évolution des modes de conduite de la vigne, choix de sols et d’expositions adaptés, recours à des cépages plus résistants… Irrigation raisonnée À plus long terme, d’autres solutions sont explorées, à commencer par l’irrigation raisonnée, possible en vin de pays et sous certaines conditions. « L’apport en eau se situe au cœur des enjeux, explique Jean-Luc Falip, viceprésident délégué à l’aménagement rural, agriculture, viticulture, pêche et forêt. L’irrigation en goutte à goutte, employée dans les pays du Nouveau Monde, est rendue possible notamment par la construction de l’aqueduc Aqua Domitia, co-financé par le Département, qui amènera l'eau du Rhône vers le Biterrois. Nous allons lancer une étude départementale pour faire un diagnostic et établir un plan d’action pour l’irrigation. » La lutte contre ces effets du changement climatique passe aussi par le respect des ressources naturelles et de l’environnement. Ce qu’a bien compris la viticulture héraultaise, largement engagée dans une démarche agri-environnementale. Elle le fait avec le soutien du Département, devenu leader régional pour la lutte biologique au sein des parcelles. Habitués aux caprices de dame nature, les viticulteurs ne comptent pas baisser les bras. Une filière qui pèse Yvon Pellet, conseiller départemental en charge de la viticulture « L’Hérault est le 1er département viticole de la région et le 2 e de France après la Gironde. » Récolte Environ 5 millions d’hectolitres sont produits chaque année par 59 caves coopératives et 1 300 caves particulières. 75% de ces volumes sont vinifiés en caves coopératives et 75% sont déclarés en IGP (indication géographique protégée), ce qui fait de l’Hérault le second département viticole français pour cette dénomination. Économie Le secteur agricole héraultais, viticulture en tête, reste le principal pourvoyeur d’emplois dans la région  : 7 450 personnes participent au travail nécessaire au fonctionnement des exploitations. La vigne contribue ainsi pour 70% à l’économie agricole du département. Et l’Hérault concentre 38% du chiffre d’affaires viticole de la région. Export 30% des volumes sont exportés, majoritairement en Europe. Octobre 2016 — 11



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