[34] L'Hérault n°259 septembre 2016
[34] L'Hérault n°259 septembre 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°259 de septembre 2016

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Hérault

  • Format : (192 x 240) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : dossier, c'est la rentrée dans les collèges.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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SPORTS TRADITIONNELS Ils voient l’avenir en rose Sport tambourin, joutes, course camarguaise, pétanque et jeu provençal… Les sports traditionnels font preuve d’une belle vitalité dans le département de l’Hérault. Avec le soutien du Conseil départemental. L es sports traditionnels se portent bien. Le nombre de leurs pratiquants a même tendance à progresser. « Nous comptons 2 084 licenciés, contre 1 634 voilà quatre ans », confirme Christophe Garnier, président du comité héraultais du Sport Tambourin. « Cette progression est due à un bon équipement du département en terrains et à l’apparition d’une alternative de notre jeu en salle, qui permet de pratiquer davantage en hiver. » Christophe Garnier voit donc « l’avenir en rose ». Son point de vue est partagé par le Sétois Robert Bancilhon, président de la Ligue Languedoc-Roussillon de joutes languedociennes. « De plus en plus de jeunes viennent aux joutes, observe-t-il. Nous sommes en pourparlers avec la 30 — Septembre 2016 ville de Toulouse pour créer une société de joutes. Depuis peu, Bayonne veut aussi avoir son club. » La ligue LR compte près de 1 600 licenciés. Les projets foisonnent également du côté de la Fédération française de course camarguaise. « Nous travaillons à la création d’une école sport études », confirme Jacques Mailhan, son président, dont l’intention est de répondre à l’engouement pour ce sport qui compte de près de 2 503 licenciés. Même constat pour la Fédération française de pétanque et jeu provençal. Henri Garcia, le président de son comité héraultais, voit émerger une relève prometteuse, nombre d’équipes participant aux championnats de France. « Notre comité est le troisième de France pour le nombre de ses licenciés, proche de 11 000 », conclut-il. Journée bouvine et tradition Défilés camarguais, peñas, jeux gardians, animaux totémiques, le Département de l‘Hérault soutient et met en valeur les traditions camarguaises autour de la culture du taureau et de la bouvine. Le Conseil départemental organise une journée festive, gratuite et ouverte à tous au Domaine d’O, à Montpellier, le samedi 24 septembre. La cuisine camarguaise sera aussi mise à l’honneur. Cette journée exceptionnelle est mise en place en partenariat avec la Fédération française de course camarguaise. Son président, Jacques Mailhan, commente  : « La Camargue va se déplacer à Montpellier, c’est une bonne chose pour le monde camarguais et les produits locaux  : la viande AOP, le riz bio, etc. Les Héraultais vont (re)découvrir la vie camarguaise autour du cheval et du taureau, qui permet de garder ces grands espaces naturels et leur biodiversité unique. » Jacques Mailhan président de la Fédération française de course camarguaise.
JARDINS-VERGERS COLLECTIFS Ils cultivent le partage À Jacou, des jardins familiaux et un verger partagé, créés avec l’aide de la commune et du Département, produisent des fruits et légumes. Et fortifient le lien social. C’est l’histoire d’un arpent sauvé des eaux. Dans une zone inondable de Jacou, à quinze minutes de la place de la Comédie, on a tracé 79 parcelles de 55 à 120 m² chacune. Pour y créer des jardins familiaux, tous en culture bio, sans pesticides ni engrais. Pour 70 euros par an, arrosage et cotisation compris, on est son propre maraîcher. Cabanons pour entreposer ses outils, échanges de bons tuyaux et de légumes récoltés… Depuis 2009, on cultive là des légumes mais aussi le vivre ensemble. De quoi assurer le succès d’une idée simple et populaire, comme a pu le constater début juillet Kléber Mesquida, président du Département, qui a participé à l’achat des terrains. « L’intérêt, c’est de faire pousser des légumes sains et de créer des occasions de se rencontrer, explique Francis Diligent, président de Le succès d’une idée simple et populaire, comme a pu le constater début juillet Kléber Mesquida. « L’intérêt, c’est de faire pousser des légumes sains et de créer des occasions de se rencontrer. C’est très fédérateur, à l’heure où tout le monde vit reclus chez soi. » François Diligent, président de l'association. l’association. C’est très fédérateur, à l’heure où tout le monde vit reclus chez soi. » À une motte de terre de là, la même idée prend la forme d’un verger partagé. L’initiative permet de cultiver 300 arbres d’une grande diversité (y compris pour éviter les traitements phytosanitaires), sur 9 200 m², et de fortifier le lien social. « L’idée, c’est que des jeunes couples en appartement puissent bénéficier d’un bout de terre. Même dans une petite ville avec peu de foncier disponible, c’est possible », analyse Bernard Thibault, ex-premier adjoint de la commune, à l’origine du projet. Cerisiers, pruniers, abricotiers, figuiers, poiriers… et même des exotiques jujubiers. Là aussi, le Département a aidé à financer les travaux d’irrigation en faisant venir l’eau du Bas-Rhône. Si la première récolte fut forcément maigre — « une poire, des groseilles et une prune chacun » —, l’essentiel a déjà été récolté par les 40 premiers adhérents qui avaient obligation de planter au moins un arbre… « Ces jardins et ce verger sont au croisement du développement durable et de la gestion politique », note Renaud Calvat, maire de la commune de Jacou, qui a fourni les terrains, et vice-président du Département. « On est dans le partage ! », insiste-t-il. Septembre 2016 — 31



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