[34] L'Hérault n°240 novembre 2014
[34] L'Hérault n°240 novembre 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°240 de novembre 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Hérault

  • Format : (192 x 240) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : la criée du Grau-d'Agde s'agrandit.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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LE JOUR OÙ… 1900 1 On connaît Arsène Lupin, le Gentleman cambrioleur de Maurice Leblanc. On sait moins qu’il a eu pour modèle un anarchiste, Alexandre Jacob, dont la « vraie » carrière commence à Sète. Le fric-frac de la rue Quincampoix in L’Illustration. À 17 ans chez un imprimeur appelé Juge (ça ne s’invente pas !) , il est gagné aux idées anarchistes et se fait vite repérer. Premier procès et première condamnation. Suivront à sa sortie des pressions sur ses employeurs et des perquisitions incessantes. La société, qu’il déteste, se défend. Il ne lui reste plus qu’à basculer dans l’illégalité. Une bande à Sète. Il fait ses gammes à Marseille, puis à Aix et dans le Var. Condamné par défaut, il se réfugie dans l’Hérault. À Béziers il dévalise le château des Comtes de Cassagne. Arrêté, il joue le fou avec tant de vérité qu’on l’expédie à l’asile. Il s’en évade. Le 20 avril 1900, le voici à Sète chez un ami de Caserio, l’anarchiste assassin du président Sadi Carnot. C’est là qu’il va mûrir un projet pharamineux  : faire passer le vol de l’artisanat à l’échelle industrielle. Ce sera la bande des Travailleurs de la nuit. Sa vie est un roman. Quoi de plus normal qu’un romancier en fasse la matière de son œuvre. Robin des bois moderne, l’homme compte 156 vols à son actif, 17 évasions. Il naît en 1879 à Marseille dans un milieu pauvre. En dépit de belles dispositions, il renonce aux études une fois le certificat en poche et s’engage comme mousse. Plus tard, une santé fragile l’oblige à tirer un trait définitif sur sa carrière de marin. Le Bottin et l’Indicateur des chemins de fer deviennent ses livres de chevet. Il y trouve ses victimes, le moyen de les atteindre et de s’enfuir au plus vite. Il acquiert une quincaillerie à Montpellier. Il dispose ainsi des derniers modèles de coffres-forts. Il achète aussi une friperie pour déguiser les monte-en-l’air. La bande va rayonner dans toute la France. Dans les bonnes années, elle réalise entre 10 et 20 fric-frac par semaine. Chacun doit reverser 10% de ses gains à la « cause anarchiste ». Les détails pittoresques abondent. Cambriolant un officier de marine, il s’aperçoit être chez Pierre Loti. Il s’interrompt, laisse un peu d’argent pour réparer les menus dégâts tout en s’excusant, « car il ne vole pas ceux qui vivent de leur plume ». La chance tourne. Arrêté, condamné en 1905 au bagne à perpétuité, il passera plus de 25 ans en prison. Libéré à la suite d’un mouvement d’opinion il devient camelot. Alors qu’il a programmé sa fin, il a une liaison, à 74 ans, avec une enseignante de 26. Un an de vie et de passion gagné. Il se suicide en 1954. d’infos  : Alexandre Jacob, Écrits, éditions L’Insomniaque. 30 — Novembre 2014
Grotte des Demoiselles. (Dan S. Lisner) 717_. 1 - _.- `,- *-.i.., A I-. 1'N 4:1111". Écrevisses remontant le Lez. (M. Fernandez) Festival de cerfs-volants, Portiragnes. (C. Brandani) On veut ta photo ! Participez, vous aussi ! postez en ligne vos photos Retrouvez + d’infos herault.fr Orage cévenol. (A. Sanchez) Protégeons la garrigue des incendies. (P. Bayse)



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