[34] L'Hérault n°240 novembre 2014
[34] L'Hérault n°240 novembre 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°240 de novembre 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Hérault

  • Format : (192 x 240) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : la criée du Grau-d'Agde s'agrandit.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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LA GRANDE HISTOIRE NO chargé de conservation, un chargé de relations internationales, un responsable de restauration snack, un soigneur animalier et deux hôtesses de vente. Que des offres en CDI. Au final, le parc Val d’Hérault Nature permettra la création d’une quarantaine de postes. Les travaux se poursuivent. Dès juillet, plantation des végétaux, dont 2 600 arbres, et pose des clôtures. En septembre, les serres et les volières se découpent à l’horizon. Dans la cour du domaine, les dresseurs répètent encore et encore, sans relâche, avec les artistes du spectacle en vol libre que sont les perroquets, les cacatoès et les grues. « Il faut compter 6 à 8 mois pour entraîner des oiseaux. » Les intempéries d’automne ne vont hélas pas permettre de tout achever dans les temps pour une ouverture initialement prévue fin septembre. Là encore, Damien tient bon. La pluie n’a pas raison de son moral, qu’il maintient au beau fixe. Dans son projet, il a aussi prévu un centre pédagogique et de conférences, un petit amphithéâtre de 100 places, un museum d’histoire naturelle sur plus de 1000 m² et un espace vétérinaire et technique. La nurserie, où Yago a vu le jour, accueille de nouveaux arrivants. « Ici, les œufs de perroquets, de grues ou de faisans, sont choyés. On pourra y recevoir aussi les futurs petits mammifères qui naîtront dans le parc et qui ne seraient pas élevés par leur mère », explique Damien. Chaque espèce demande une attention particulière. Tous les œufs d’oiseaux, par exemple, ne peuvent être mis ensemble dans une seule couveuse. « L’incubation, l’alimentation, la résistance aux germes n’est pas la même pour toutes nos espèces, qui bénéficient de programmes spécifiques. » Qu’on se le dise, à Val d’Hérault Nature, on ne met pas tous ses œufs dans le même panier ! Un parc zoologique moderne Petit à petit, les animaux arrivent. Au total, 350 espèces différentes issues de cinq continents. Soit 1 200 animaux, à 80% des oiseaux, mais aussi des papillons, daims, marmottes, renards, wallabys, etc. Aucun d’eux n’est acheté, ces animaux provenant tous d’échanges avec des zoos du monde entier. C’est aussi ça la philosophie d’un parc zoologique  : contribuer à sauver des espèces en voie d’extinction, sans contribuer à leur marchandisation. Chaque univers du zoo reproduit fidèlement l’environnement naturel où vivent les animaux présentés. Végétation, bassins… rien n’est laissé au hasard. « Le concept de "zoo contact" permet de sensibiliser le public, de resserrer les liens hommes-animaux. » « On s’arrange pour faire disparaître les clôtures. Ça permet de prendre des photos beaucoup plus sympa que derrière des grilles. » Lors d’une visite privée, Damien s’arrête un instant devant l’enclos des buffles d’eau de la « rizière d’Ubud ». Une espèce très menacée en Asie. « On a voulu créer une sorte de complexe à éléphant, avec une partie terrestre et une partie aquatique dominante, car ces buffles vivent principalement dans l’eau. Et ils adorent se bauger dans la boue ! » Autre effort paysager  : vous ne verrez pas beaucoup de barrières… « On s’arrange pour faire disparaître les clôtures, soit en les fondant dans la végétation, soit en les supprimant. Un exemple type avec l’allée visiteurs en stabilisé et une bande végétale d’1,10 m sur le bord, sans barrière, pour accéder à l’enclos. Ça laisse le champ libre au regard et ça permet de prendre des photos de façon beaucoup plus sympa que derrière des grilles. » On peut se rapprocher plus encore des animaux. En allant dans la zone « arc-en-ciel d’Indonésie », petits et grands pourront tendre la main et donner du nectar aux loriquets d’Australasie, des oiseaux aux couleurs chatoyantes, originaires des îles Moluques où ils sont menacés. « Nous avons voulu faire un parc zoologique moderne. Notamment grâce à ce concept de "zoo contact" qui permet de sensibiliser le public, de resserrer les liens hommes-animaux. » Plus loin, on aperçoit les paons spicifères des « sous-bois d’Asie », les alpagas de « la pampa », les flamants rouges des « berges de Cuba », etc. Le parc offre un parcours de 2,2 km, mais il faut compter 4 heures pour tout voir et assister aux animations  : ateliers pédagogiques pour enfants, spectacles d’oiseaux en vol libre… Alors si le film les Oiseaux, d’Alfred Hitchcock, ne vous a pas traumatisé, c’est l’occasion d’aller découvrir des oiseaux magnifiques et autres espèces menacées. Du rêve garanti pour petits et grands. Texte  : Valérie Perez Illustrations  : Marc Poitvin Parc ouvert toute l’année. Prix  : 14 € par adulte, 9 € par enfant. Retrouvez + d’infos sur www.zooherault.com 28 — Novembre 2014
À noter La France compte 5 des 34 « points chauds » de la biodiversité mondiale, c’est-à-dire les endroits où elle est la plus riche. Le pourtour méditerranéen est l'un d'entre eux. L’Hérault, avec son gradin paysager et son importante mosaïque de milieux, est directement concerné par les effets du changement climatique. La forte croissance démographique accentue les risques. Propriétaire de plus de 120 espaces naturels (environ 8 000 ha), le Département participe activement à la conservation de la biodiversité, à la limitation des pollutions et à la prévention des risques naturels, à la lutte contre l’étalement urbain et à la préservation de poumons verts en périphérie des grandes agglomérations, au maintien ou à l’installation d’activités pastorales et à la lutte contre les incendies. Infos  : herault.fr/environnement En chiffres 120 espaces naturels dont le CG 34 est propriétaire. 44 domaines départementaux. 10 944 participants aux activités de la MDE en 2013. Le saviez-vous ? En 2009, la liste rouge mondiale de l’Union internationale de conservation de la nature fait état de 17 291 espèces menacées  : une espèce d’amphibien sur trois, un oiseau sur huit, un mammifère sur cinq, un conifère sur quatre. Si nous ne changeons pas nos comportements, 25% des espèces connues pourraient disparaître d'ici à 2050. 0 Retrouvez + d’infos sur herault.fr Novembre 2014 — 29



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