[34] L'Hérault n°240 novembre 2014
[34] L'Hérault n°240 novembre 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°240 de novembre 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Hérault

  • Format : (192 x 240) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : la criée du Grau-d'Agde s'agrandit.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LA GRANDE HISTOIRE NO aujourd’hui 3 500 membres. En parallèle, Damien intègre un BEPA vente en animalerie. Diplôme en poche, suite au décès de son patron, il reprend en urgence l’animalerie de Vierzon dans laquelle il était en formation. « Quand j’ai racheté ce magasin, j’étais encore mineur. J’ai pris mon père comme gérant, même si je l’étais de fait. » Puis il revend le magasin en réalisant une plus-value, résolu à investir la somme dans son projet. Pour développer ses connaissances, Damien travaille dans différents parcs zoologiques. Il touche à toutes les fonctions  : du soin animalier à la gestion et la direction de parc. En candidat libre, il suit un cursus en ingénierie environnementale pour accroître toujours plus ses compétences. Il cumule les expériences professionnelles. Après la coordination régionale de la mission rapace de la LPO (Ligue de protection des oiseaux), il devient expert international à l’ONU pour la conservation de la nature et, en 2010, reçoit la Légion d'honneur. Respect. De Vierzon au Cap-d'Agde Damien se sent prêt. Il se lance à bras le corps dans son rêve de toujours, celui d’ouvrir un parc zoologique d’un genre nouveau en France. Première étape  : trouver le lieu d’implantation. Avec son ami Philippe Moulin, propriétaire de la ferme de conservation zoologique de Méry-sur-Cher, il envisage d’abord Vierzon. Mais le projet tombe à l’eau. Qu’à cela ne tienne. Damien décide de quitter sa région natale pour monter son projet et se munit alors d’une carte de France. « J’ai mis des points rouges partout où il y avait des zoos. Et j’ai identifié trois zones où il n’y en avait pas. J’ai alors comparé les potentiels démographiques, touristiques, culturels et climatiques et je suis arrivé au Cap d’Agde… Je me suis vite aperçu que ne pourrais pas m’y implanter en raison des contraintes liées à la loi littoral… Finalement, nous avons décidé de nous mettre un peu en retrait et nous avons trouvé le domaine de la Serre, à Saint-Thibéry. » Damien et son projet sont accueillis à bras ouverts par les collectivités locales et la Chambre de commerce et d’industrie. Y‘avait plus qu’à ! Du moins… façon de parler. Car Damien n’est pas au bout de ses peines. « Mon âge est un atout et un gros inconvénient. Cela me permet de vivre pleinement ce que j’ai à vivre, avec toute l’énergie nécessaire. Mais le « À certains banquiers, j’ai dit  : non je ne débarque pas de la planète Saturne, j’ai ce projet, c’est structuré, aidezmoi à avancer. » problème vient lorsque vous débarquez devant un banquier pour lui demander beaucoup d’argent. Essayez de lui expliquer par A plus B que les choses tiennent la route, et que non, vous ne débarquez pas de la planète Saturne… qu’il y a eu des études de faisabilité, des études technologiques… que tout a été réfléchi, étudié, pensé des jours et des nuits. Vous avez beau tout lui apporter, vous avez toujours la gueule du petit minot de 21 ans. » Heureusement, se lancer dans un projet d’une telle envergure, c’est aussi se donner la possibilité de faire de belles rencontres. Le jeune homme va notamment s’attirer la reconnaissance d’un grand monsieur, Yves « Il faut compter six à huit mois pour entraîner des oiseaux pour le spectacle en vol libre. » Carcelle, ex-PDG de Louis-Vuitton, décédé il y a quelques mois. Propriétaire du domaine Sarus, près de Pézenas, il s'engage, via sa société Saruna, à soutenir Damien. « Quand une personne aussi importante et influente qu'Yves est à vos côtés, ça assoit un projet et ça conforte sa crédibilité, notamment auprès des financiers. L'État, la Région et le Conseil général de l’Hérault aussi, m’ont apporté leur soutien. » Conjointement aux demandes de financement, Damien croule sous les démarches. Il lui faut notamment obtenir le « certificat de capacité pour animaux non-domestiques ». Une autorisation très difficile à décrocher. Il doit aussi se procurer une quarantaine de licences, d'agréments et d'autorisations en tous genres… À force de persuasion, d’énergie, de conviction et de travail, le projet prend tournure. « J’aurais pu l’abandonner douze milliards de fois ! » Mais Damien tient bon. Et à l'arrivée, tous les feux sont au vert. Il a réussi à mobiliser 3,5 millions d’euros, dont 2 millions d'euros sous forme d'emprunt. Les travaux pouvaient commencer. Remuer ciel et terre et recruter ses équipes Le domaine de la Serre s’étend sur 40 ha, avec 22 ha de vignes et 15 ha dédiés au parc zoologique. Tout est à construire. En juin 2014, les tractopelles et autres engins de chantier prennent possession du terrain pour créer les futurs espaces du parc. Parallèlement, Damien recrute. Le 4 septembre, il est notamment au forum de l'emploi du Cap-d'Agde, au palais des congrès, pour trouver un animateur pédagogique, un IN 26 — Novembre 2014
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