[34] L'Hérault n°240 novembre 2014
[34] L'Hérault n°240 novembre 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°240 de novembre 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Hérault

  • Format : (192 x 240) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : la criée du Grau-d'Agde s'agrandit.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Entre Baptiste Lecaplain et le public, le courant est passé tout de suite Le coup de foudre date de 2008. Après les premières représentations de son one man show, Paris tombe sous le charme  : il jouera à guichets fermé pendant 18 mois, avant de remplir neuf Bataclan en février 2012. Au même moment, il devient le coloc flippant, dans la série Bref, sur Canal +. Plusieurs séries, webséries et films plus tard, il rejoint le mois dernier les Grosses Têtes de Ruquier sur RTL. Et planche sur l’écriture de son prochain spectacle, annoncé pour octobre 2015. Pour assister à son one man show, rendez-vous le 15 novembre à 20 h 30 à la Cigalière, à Sérignan. Tarifs  : 15 à 20 € . Infos et réservations  : www.lacigaliere.fr – 04 67 32 63 26 18 — Novembre 2014
L’INVITÉ « Avec l'impro, chaque spectacle est unique » Baptiste Lecaplain est « le meilleur humoriste de sa génération ». C’est Gad Elmaleh qui le dit ! En tournée dans toute la France, il fait escale à La Cigalière, le 15 novembre à Sérignan. « Mes plus beaux sourires, c’est ma fille qui me les donne, et sans faire aucun sketch ! » Baptiste Lecaplain Votre spectacle « Baptiste Lecaplain se tape l’affiche » date de 2008. Ça ne fait quand pas six ans que vous jouez le même spectacle ! Non, bien sûr ! J’en serais incapable ! Je ne peux déjà pas faire le même spectacle deux soirs d’affilée, alors ! Beaucoup de sketches ont été écrits ou enlevés depuis 2008. Surtout quand ils parlaient de modes de passage, comme la tektonik ! D’autres sont nés d’improvisation avec le public. Tous les soirs, j’essaie d’innover un petit peu. C’est une prise de risque, mais ça permet de rendre chaque spectacle unique. Vous avez joué dans Nous York et Libre et assoupi. Vous recherchiez le grand écran ou ça vous est tombé dessus ? Franchement, je n’y pensais pas  : je n’ai pas fait de théâtre ni pris de cours. Mais j’ai découvert la comédie en montant mon premier spectacle. Quand j’ai commencé, je me suis dit que si on m’appelait un jour pour un rôle, pourquoi pas. Et c’est ce qui s’est passé  : un agent m’a repéré un soir de one man show et il m’a trouvé de beaux projets. Ces films n’ont pas cartonné mais j’en suis très fier car les rôles qu’on m’a proposés ne me ressemblent absolument pas. Quand on est comique, avoir des rôles à contreemploi est un luxe de dingue ! Vous êtes parrain de l’association « Un cadeau pour la vie », pour laquelle vous êtes allé récolter de l’argent à Fort Boyard. Pourquoi ? Un jour, j’étais dans un hôpital et j’ai rencontré cette assoc’qui démarrait avec cinq bénévoles. Ils voulaient aider les services pédiatriques à acheter des jouets, des télés et ils cherchaient des parrains. J’ai dit oui tout de suite ! Aujourd’hui, on organise des soirées, des concerts pour récolter de l’argent pour ces enfants malades. D’autres causes vous tiennent à cœur ? Plus tard, j’aimerais lancer une structure pour soutenir les gens qui veulent aider à soigner l’alcoolisme. Mon père était là-dedans et quand je l’ai dit un jour, à la télé, j’ai reçu une centaine de messages. Des gens qui me disaient qu’eux aussi, avaient vécu ça. Dans une famille, c’est vraiment pesant. Vous êtes papa d’une petite fille depuis quelques mois. Ca a changé quoi dans votre vision de la vie ? Je voulais être papa depuis longtemps. Je suis un papa gâteau et je l’assume totalement mais c’est vrai que ça change des trucs de fou ! L’autre jour, j’étais avec Thomas N’Gijol et Fabrice Éboué, on devait parler stand-up. Et puis on s’est retrouvés à parler des dents de nos bébés, ça a pris le dessus. J’ai des prises de conscience, aussi  : quand je vois dans la rue une fille de 17 ans qui fume et qui parle mal, je me demande comment je ferai en tant que père. Ça met une pression, la paternité ? Oui et non. D’un côté, ça m’aide à prendre du recul, à moins me prendre la tête sur des trucs. D’un autre côté, oui ça met la pression. Est-ce que je vais réussir assez pour la gâter longtemps ? Est-ce qu’elle aura des moqueries à l’école à cause de moi. Mais bon, malgré tout ça, c’est chouette. Mes plus beaux sourires, c’est elle qui me les donne, et sans faire aucun sketch ! Novembre 2014 — 19



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