[34] L'Hérault n°240 novembre 2014
[34] L'Hérault n°240 novembre 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°240 de novembre 2014

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Hérault

  • Format : (192 x 240) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 11,5 Mo

  • Dans ce numéro : la criée du Grau-d'Agde s'agrandit.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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EXPRESSION LIBRE Ces propos sont sous la stricte responsabilité de leurs auteurs. Loi de démocratie de proximité (27/02/2002) Groupe d’opposition de Droite Groupe Démocratie et République Lever les tabous Voilà deux ans que le gouvernement socialiste prend pour cibles les communes, les départements et les régions. Dans l’incapacité d’engager les réformes structurelles et nécessaires au dépassement de la crise qu’endurent les Français, il entend faire la preuve de sa volonté de réformer en bouleversant l’organisation… des collectivités locales et territoriales. Il s’agit d’un contresens inédit ! De l’avis de tous nos concitoyens, les communes, les départements et les régions constituent les recours les plus efficaces pour toutes celles et tous ceux qui portent un projet sur le terrain ou rencontrent des difficultés dans leur vie quotidienne. De l’avis de tous les chefs de petites et moyennes entreprises, les communes, les départements et les régions sont les partenaires économiques essentiels au maintien de l’emploi dans les territoires hors agglomération urbaine. Ils représentent les relais de proximité capables de pallier les graves déficiences de l’État. Or, c’est à eux que s’attaquent le Président de la République et le Premier Ministre ! C’est sur eux que le gouvernement exerce la pression financière la plus forte… incapable de réduire le train de vie de l’État dont il est pourtant le premier responsable ! Réformer est devenu une obligation tant sur un plan financier que sur un plan moral… mais cela impose à toutes celles et à tous ceux qui en ont la charge d’écouter, de respecter et de rassembler. Ainsi, si sans aucun doute possible le Département devra changer dans les prochaines années afin de s’adapter aux défis nouveaux qu’il rencontre, les élus auront la responsabilité de créer de nouvelles synergies et d’inventer de nouveaux partenariats. L’heure des discours idéologiques est désormais passée. Il y a urgence à lever les tabous et mettre en œuvre des politiques claires et résolues au nom du principe de responsabilité. Groupe communiste Non à l’austérité par délégation pour les collectivités ! Depuis maintenant plus de 10 ans, l’État a cessé de définir et de proposer un projet ambitieux de cohésion des territoires et des citoyens à la fois à l’échelle nationale et à l’échelle des territoires. La droite, sous Chirac puis sous Sarkozy, sous couvert d’insolvabilité de l’État a transféré massivement des domaines entiers de sa compétence vers les collectivités territoriales, notamment vers les Conseils généraux, sans transférer les moyens nécessaires à l’exercice de ces compétences. Ainsi, pour notre seul département, depuis 2004, ce sont plus de 800 millions d’euros qu’il a fallu prendre en charge, soit quasiment une année du budget moyen de fonctionnement sur ces dix dernières années. Depuis 2012 la gauche socialiste, après avoir critiqué ces orientations puis avoir rejeté la réforme territoriale de 2010, organise, elle l’impuissance de l’État à prendre en considération les difficultés et la colère des citoyens, en particulier s’agissant des plus démunis. Cette majorité renforce l’appauvrissement des collectivités locales, mis en œuvre par ses prédécesseurs, pourtant gage de réponses de proximité aux besoins et aux aspirations des familles et des citoyens. Pire même, alors que le budget de l’État s’enfonce, la cour des comptes, présidée par un proche de la majorité actuelle pointe du doigt le déficit supposé des collectivités territoriales et locales ! C’est oublier un peu trop vite que ces collectivités sont à l’origine de 75% de l’investissement public et qu’elles n’ont pas, contrairement à l’État la possibilité de voter des budgets en déséquilibre. Foin de déficit mais un recours à l’emprunt qui correspond à un accroissement de la richesse de tous, du patrimoine public pour la vie de tous les jours, une route ici, un collège là, une station d’épuration ici… En fait, chacun aura bien compris qu’au fond, depuis plus de 10 ans, ce qui est visé c’est de réduire et de privatiser des pans entiers du service public ! L’austérité comme horizon en somme, avec vous nous nous y opposerons, au plan national comme ici au Conseil général. Groupe majoritaire socialistes et apparentés La proximité est la priorité du département L’efficacité des actions de notre collectivité départementale existe grâce à la proximité des services publics implantés au plus près des habitants et garants de l’équité territoriale. Dans un contexte de crise financière et économique, les besoins sociaux ne disparaissent pas et même s’accroissent. La crise actuelle impacte fortement l’emploi et fragilise un grand nombre de foyers. C’est dans ce contexte difficile que la réforme territoriale va intervenir, et 84% des Français ne considèrent pas la suppression des Départements comme une priorité. L’attachement des Français à leurs départements est vif et en particulier dans l’Hérault, où la proximité, la solidarité et l’équilibre des territoires constituent les meilleures garanties d’un service public de qualité, adapté aux réalités locales et à l’évolution de notre société. Le Département est plus que jamais la collectivité accessible, à l’écoute, initiateur d’un aménagement harmonieux et équilibré du territoire et premier financeur des communes. Nous portons une ambition partagée pour un département toujours plus performant et attractif, pionnier en matière de développement durable et qui sait mettre en avant les atouts de sa jeunesse. Nous voulons un département ambitieux pour son tissu économique, pour la culture et les conditions de vie de ses habitants. L’intérêt général réclame des collectivités départementales fortes et solidaires qui accompagnent le quotidien et tirent par le haut les territoires en menant des politiques publiques de proximité. Le Président du Groupe Le Président du Groupe Le Président du Groupe 16 — Novembre 2014
ÇA FAIT DÉBAT D’accord ? Pas d’accord ? « Mêmes charges et plus de recettes » Doit-on travailler les jours fériés ? Le Medef a rédigé un « document d’échange et de débat », dans lequel il avance des solutions pour « relancer la création d'emplois en France ». Parmi ces propositions  : la suppression de certains jours fériés. L undi de Pâques, de Pentecôte, Noël et jour de l’An, commémorations historiques… quel jour férié seriez-vous prêt à sacrifier ? Pour certains, la cause est noble. Il s’agirait de stimuler l’emploi dans notre pays. L’idée ne sort pas du chapeau mais d’un document de travail d'une centaine de pages produit par le Medef et relayé par Les Échos en septembre dernier. L’organisation patronale y liste une série de mesures qui ont défrayé la chronique pendant quelques jours. Selon le Medef, supprimer deux jours fériés sur onze permettrait de créer 1% de croissance et 100 000 emplois. Il souhaite aussi créer de 50 000 à 100 000 emplois sur cinq ans en dérogeant au salaire En Belgique, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, les salariés ont huit jours fériés par an. En Slovaquie et à Chypre, quinze. Avec ses onze jours fériés, la France est dans la moyenne. minimum pour certaines catégories de demandeurs d'emploi. Autre idée dudit document  : autoriser les commerces à ouvrir le soir et le dimanche afin d'engendrer à terme entre 50 000 et 200 000 nouveaux emplois dans le tourisme, et entre 40 000 et 100 000 dans le commerce et la distribution. Ça vous tente ou ça vous effraie ? Venez le dire sur herault.fr « Imaginez qu'il y ait 150 jours fériés en France… Croyez-vous qu'elle produirait autant ? S'il y a plus de temps de travail, les entreprises produisent plus. Par exemple, avec deux jours de plus, elles réaliseraient fin décembre ce qu'elles auraient fait les 2 et 3 janvier de l'année suivante. Pour les mêmes charges, elles ont plus de recettes, le travail leur coûte moins cher. La production d'un pays dépend forcément de la quantité de forces productives qu'il emploie. » Julie, 36 ans « On a déjà tenté de supprimer le lundi de Pentecôte avec la journée de "solidarité". Combien cela a-t-il créé d'emploi ? 0,1% ? Non disons-le, nos patrons manquent surtout d'imagination et sont à la traîne en matière d'innovation. » Thierry, 45 ans « N'importe quoi ! Ce que certains achèteront le dimanche et le soir, ils ne l'achèteront plus en journée et les autres jours… Ce n'est pas parce qu'on étend les horaires d'ouverture que le portefeuille s'étend lui aussi. » Franck, 30 ans Êtes-vous prêt à travailler un jour férié ? Donnez votre avis sur herault.fr ! Novembre 2014 — 17



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