[34] L'Hérault n°220 janvier 2013
[34] L'Hérault n°220 janvier 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°220 de janvier 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Hérault

  • Format : (192 x 240) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 12,1 Mo

  • Dans ce numéro : en mer avec les pêcheurs du Grau-d'Agde.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 40 - 41  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
40 41
INITIATIVES LOCALES Broadway c'est ici Depuis sa création en 1957, la célébrissime comédie musicale West Side Story n’a jamais fait vibrer la moindre planche des scènes du grand Sud. En juillet, elle débarque au domaine d'O pour six dates ! W est Side Story est une légende. Sans elle, Broadway ne serait pas Broadway. Toujours à l’affiche sur l’avenue mythique de New York, elle est aussi jouée dans les grandes villes du monde entier. Mais toujours dans sa version originelle de 1957. Seules les troupes labellisées West Side Story ont le droit de la jouer. On imagine alors la difficulté d’accueillir le spectacle. « C’est simple, ça fait près de trois ans qu’on est en contact avec eux », résume Jérôme Pillement, directeur artistique des Folies d’O, association créée et financée par le Département. L’occasion de (re)découvrir l’histoire de Tony et Maria, sortes de Roméo et Juliette revisités sur fond de guerre des gangs. La mise en scène furieusement énergique est servie par 36 jeunes comédiens, dans des décors évoquant le New York des années 50. Les 2, 3, 4, 5, 6 et 7 juillet à l’amphithéâtre d’O (Montpellier). La billetterie est ouverte : 0800 200 165. De 10 à 45 € Jérôme Pillement Chef d’orchestre et directeur des Folies d’O « J’ai été l’élève de Bernstein » « Quand Leonard Bernstein compose la musique de West Side Story, il ne s’attend pas au succès que va rencontrer le spectacle. A la fin des années 80, la Deutsche Grammophon, qui en a les droits, réalise qu’il n’a jamais dirigé sa propre pièce. Elle lui propose alors de l’enregistrer et il recrute les meilleurs artistes mondiaux. En 1986, j’ai la chance d’être son élève. Il me fait alors écouter l’enregistrement qu’il vient de terminer. C’est sûrement l’homme le plus brillant que j’aie rencontré ! » 40 —Janvier 2013
Paul et Alexandre une leçon de vie Frères de 12 et 13 ans, tous deux malvoyants, ils remportent trophées et médailles en saut d’obstacles et trouvent leur liberté et leur épanouissement grâce au cheval. C'est du bout des doigts qu’ils abordent le monde. Paul et Alexandre sont atteints d’une rétinopathie pigmentaire évolutive et n’ont pratiquement pas de vision. Cette maladie génétique rare, déclarée dès la naissance, est une rude épreuve aussi pour les parents. « Après de nombreuses explorations médicales, ce n’est que lorsque Paul a eu deux ans que le diagnostic a été posé. Et Alexandre venait de naître, porteur de la même maladie », confie la maman. Faire du handicap une force Très tôt ils ont été pris en charge par des professionnels et psychomotriciens spécialisés, pour d’abord prendre conscience de leur corps et trouver leurs repères. Ils ont grandi en essayant de faire du handicap une force, et c’est dans cet esprit que le sport a pris toute sa place dans leur vie. « En plus de l’équitation, on pratique la course à pied, la natation et le ski », explique Alexandre. Toujours guidés, accompagnés par leurs parents ou des encadrants spécialisés. Dans l’équitation, c’est Edwige, leur entraîneuse au centre équestre des Frênes à Lamalou-les-Bains, qui les manage et leur donne le goût du défi. « La question du handicap fait naturellement partie de ma vie, peut-être parce que j’ai moimême une sœur handicapée avec qui j’ai grandi », explique Edwige. « Ils sont volontaires, leur handicap ne me fait pas peur, moi je ne le vois pas comme un frein à la performance, et je sais qu’ils peuvent aller toujours plus loin. » « Je leur explique qu'avec leur handicap, ils doivent aussi savoir persévérer. Ils ont la « gnaque » et ne restent jamais sur un échec ! » Guidés à la voix Tous leurs repères, c’est par les sensations qu’ils les trouvent : pour préparer leurs parcours de sauts, ils vont ensemble à pied faire un repérage tactile de chaque obstacle, en palper la configuration et la hauteur, identifier les distances, les courbes, les angles et leur enchaînement. Lorsqu’ils se lancent sur le parcours, c’est par un guidage à la voix qu’Edwige leur permet de trouver le moment de l’impulsion à donner au cheval pour sauter. « On a un sentiment de liberté, de confiance et d’autonomie, avec des sensations fortes à l’obstacle comme au galop » s’exclame Paul, le visage rayonnant de plaisir. Le cheval, un passeport vers leur vie. À Lamalou-les-Bains, Edwige entraîne Paul et Alexandre. Janvier 2013 — 41



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :