[34] L'Hérault n°219 décembre 2012
[34] L'Hérault n°219 décembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°219 de décembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Hérault

  • Format : (168 x 240) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 7,0 Mo

  • Dans ce numéro : Pierres vives remonte le temps.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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30 ÉLUS SUR LE TERRAIN CELA FAIT DÉBAT Faut-il interdire les week-ends d’intégration ? LA LOI PUNIT LE BIZUTAGE DEPUIS 1998. Mais les dérapages continuent lors de soirées dites d’intégration. Entre interdiction et encadrement, pour ne pas pénaliser ceux qui visent simplement la convivialité, les avis sont partagés. « OPPOSÉ » S’il s’agissait de réunir les jeunes dans un amphithéâtre pour évoquer la vie sur le campus et leur permettre de faire connaissance, la notion d’intégration aurait un sens. Le Conseil général finance d’ailleurs ce type de journée pour les collégiens, sous l’autorité des chefs d’établissement et des professeurs. Mais ce n’est pas ce qui intéresse nombre d’étudiants, toujours attachés au rite du bizutage et qui trouvent dans l’intitulé de ces week-ends une façon de contourner l’interdit : le séjour de ski s’avère souvent ponctué de soirées de beuveries propices aux séances d’humiliation collectives. Comme pour les rave parties, il est difficile de déterminer à partir de quel moment la police doit intervenir ou de faire respecter la loi, faute de sanction. Je suis opposé à ces manifestations et pense qu’elles devraient au moins engager la responsabilité des établissements nocturnes dans lesquelles elles se déroulent la plupart du temps. « COOPÉRATION » Evénement majeur dans la naissance d’une promotion, le week-end d’intégration permet à des élèves souvent issus d’horizons et de nationalités différentes de se rencontrer et de rester soudés. Il associe challenges sportifs et soirée dansante, dans le respect de l’autre et sous la supervisions d’adultes. J’en garde pour ma part un souvenir bon enfant et de belles amitiés. Confier l’organisation de ces week-ends à une association étudiante contribue à la formation des élèves et à la création de réseaux. Mais pour éviter les dérapages, mieux vaut les placer sous l’égide de l’administration. Laquelle peut aussi prévoir des séances de prévention : c’est ainsi que nous avons par exemple été formés aux gestes qui sauvent par la Croix-Rouge. En conclusion, je recommande une coopération étroite entre associations d’étudiants et corps administratif pour les manifestations prévues hors des établissements scolaires. PIERRE MAUREL vice-président délégué à l’éducation pour tous et à l’administration générale SIMON ROBERT ancien élève d’Ecole supérieure de commerce de Paris/Europe, responsable de la vie de l’école en 2006 L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT
EXPRESSION LIBRE 31 Ces propos sont sous la stricte responsabilité de leurs auteurs. Loi de démocratie de proximité (27/02/2002) Groupe d’opposition de Droite Groupe Démocratie et République Acte manqué ! Alors que Madame Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique, affirmait vouloir aller vite en matière de décentralisation, elle semble aujourd’hui moins pressée. Le projet de loi qui devait être présenté dès le mois de novembre en Conseil des Ministres ne le sera qu’au début de l’année prochaine. Très attendu par les collectivités territoriales, ce projet de loi, rappelonsle, devrait clarifier les compétences entre l’Etat et les territoires. A plusieurs reprises, le groupe « Démocratie et République » s’est exprimé sur ce sujet en rappelant son attachement à l’échelon départemental et en insistant sur l’urgence de cette réforme. Il y a quelques semaines, les Etats généraux de la Démocratie territoriale, qui devaient être l’occasion d’annoncer cette grande réforme, n’ont malheureusement pas été à la hauteur de l’attente qui s’est pourtant exprimée avec force. En effet, le chef de l’Etat s’est contenté d’annoncer que les Régions se verront confier les politiques de l’emploi, de la formation et du soutien aux PME-PMI et que les Départements auront en gestion l’essentiel des compétences relevant du champ du handicap et de la dépendance. Il a par ailleurs déclaré que pour dénouer « le millefeuille administratif », « c’est le principe du chef de file qu’il faut étendre à tous les domaines de l’action locale. » Cela ne suffira pas à rassurer les élus départementaux, inquiets des propos tenus par François de Rugy, co-président du groupe écologiste à l’Assemblée nationale qui avait affirmé que son parti, Europe Ecologie-Les Verts, était favorable à « la suppression du Conseil général ». Depuis lors, une délégation de l’Assemblée des Départements de France a été reçue à l’Elysée. Et si la reconnaissance des Départements et de leur importance n’est plus à démontrer, la question de la mise en œuvre des conditions pérennes de financement des dépenses de solidarité qui leur incombent (APA, RSA, PCH) reste entière pour 2013. Sébastien FREY Président de Groupe Groupe communiste Préserver les terres agricoles, un devoir pressant Chaque année, en France, ce sont près de 90 000 ha de terres agricoles qui sont utilisées à des fins d’urbanisme, que ce soit pour le logement ou les activités économiques. Cette urbanisation extensive, que l’on songe à l’étalement pavillonnaire ou à la banalisation des espaces commerciaux et industriels aux portes de nos villes, menace tout à la fois la survie d’une agriculture de proximité et l’équilibre des différents espaces. Notre département, champion de la démographie, n’échappe pas au dilemme consistant à affirmer qu’il est nécessaire de construire plus de logements, de développer l’activité économique et, dans le même temps, de préserver ce qui fait la qualité de vie de ce département, ses contrastes, la proximité des villes et de la campagne, la place pour une agriculture dynamique, l’attractivité touristique. Cette contradiction, brandie comme un fatalisme par ceux qui rêvent de bétonner notre littoral ou qui espèrent transplanter des villes à la campagne, n’est pas inéluctable. Le Conseil général dispose, de par la loi et par sa volonté propre, de nombreux outils pour préserver les terres agricoles, il agit en ce domaine. L’Etat, avec la loi SRU, portée par un ministre communiste, dispose aussi de leviers permettant d’agir, ainsi que la Préfecture de l’Hérault le rappelait récemment à l’attention des élus. Aussi, ce qui est en jeu, c’est la volonté politique de tous les acteurs de mettre en œuvre ces dispositions, tant dans l’examen des documents d’urbanisme des communes que lors des enquêtes publiques sur tous les projets d’envergure. Un cas d’école pourrait mettre chacun face à ses responsabilités, s’agissant de la volonté de transformer de riches terres agricoles sur Poussan en base arrière du port de Sète : pourquoi assortir le nécessaire développement de l’activité maritime à l’installation d’un « hinterland » qui, outre l’artificialisation de plus de 100 ha, ouvrirait la voie au développement d’un important trafic routier ? Le développement durable pour nous, signifie avant tout replacer l’humain au centre des politiques publiques, et pour vous ? François LIBERTI Président de Groupe Groupe majoritaire socialistes et apparentés La solidarité, une valeur forte Pour les élus départementaux de notre majorité, la solidarité est une valeur forte. Cela se voit dans nos actions et se vérifie dans les chiffres. Le Conseil général investit chaque année plus de 700 M €, soit plus de la moitié de son budget global, dans ce qu’il a de plus cher : la solidarité, pierre angulaire d’un véritable équilibre social de ses habitants. Cela s’appelle l’intelligence du cœur et c’est une valeur sûre pour un développement durable. Le Département de l’Hérault, protecteur face aux accidents de la vie, combat en première ligne sur le front de la solidarité et de l’insertion : engagement auprès des aînés, des personnes malades, dépendantes, handicapées et dispositifs en faveur de l’insertion et du soutien à l’emploi. Dans un contexte de crise financière et économique, les départements font face à une crise sociale sans précédent et réaffirment leur vocation solidaire dans la réorientation de la politique sociale, aux côtés du gouvernement, pour en finir avec les mesures injustes et irresponsables des années précédentes. Quelle que soit la situation, même en temps de crise, il faut être solidaire et ne pas se cristalliser uniquement sur des considérations comptables. L’important c’est l’humain, la justice et « Liberté, égalité, fraternité » n’est pas qu’une devise, mais le socle sur lequel nous devons fonder nos actions. Sous les effets combinés de la refonte de l’intercommunalité, des nouvelles règles qui seront adoptées, les collectivités territoriales sont appelées à connaître d’importantes évolutions. Les différents débats lancés au niveau national se prolongent à l’intérieur même des collectivités locales, au moment où elles revisitent leurs pactes financiers et fiscaux. A l’heure où la démocratie territoriale évolue, les élus mettent la main à une nouvelle organisation des collectivités et les conseillers généraux du département de l’Hérault continuent à assumer leurs choix politiques d’aide et de soutien en faveur des plus fragiles, concentrent leurs efforts pour une meilleure efficacité de l’action publique et déterminent leurs politiques départementales à l’aune de la solidarité. Kléber MESQUIDA Président de Groupe N°219 – DÉCEMBRE 2012 herault.fr



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