[34] L'Hérault n°218 novembre 2012
[34] L'Hérault n°218 novembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°218 de novembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général de l'Hérault

  • Format : (168 x 240) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 6,8 Mo

  • Dans ce numéro : Trait libre, festival international cartoonin for peace du dessin de presse.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 L’HÉRAULT EN MOUVEMENT Vaccinations : et vous, où en êtes-vous ? PARFOIS CONTROVERSÉS, SOUVENT NÉGLIGÉS, les vaccins restent essentiels pour se protéger et éviter la propagation de maladies plus graves qu’on ne le pense… Diphtérie, variole… La plupart des fléaux infectieux en France ont disparu grâce à la vaccination. « Un progrès que nos pays, privilégiés en matière de santé, ont tendance à oublier », constate Michel Maestracci, médecin aux urgences pédiatriques du CHU de Montpellier. « Il y a vingt ans, renchérit Jean-François Court, pédiatre homéopathe montpelliérain, la société acceptait qu’un vaccin contre la coqueluche puisse provoquer une convul- sion car cette maladie s’avérait mortelle. Aujourd’hui, beaucoup de parents se focalisent sur d’éventuels effets secondaires malgré une sécurité sanitaire accrue, ou doutent de l’utilité de certains vaccins, par exemple contre la poliomyélite, associée à tort aux conditions d’hygiène. » Pourtant adepte d’une vaccination « réfléchie », le Dr Court peine à sensibiliser ses patients : « Ils lisent sur internet des informations en décalage avec le discours médical. » Graves complications C’est sur la toile qu’Anne Bérubé, maman à Gignac, a trouvé une étude - réfutée depuis - sur le lien entre autisme et vaccin ROR : « Nos triplés étant prématurés, nous avons différé cette injection par crainte d’un retard L’Hérault LE MAGAZINE DU DÉPARTEMENT
ACTIONS 13 de développement, mais nous avons fait celle du DTP-coqueluche-méningite. » Elle déplore : « A cause des lobbys ou des propos alarmistes, on ne sait pas où trouver des informations claires et objectives sur le rapport bénéfices-risques, ou sur l’innocuité des adjuvants. » Manque de conviction, de temps, ou simple oubli : les vaccins passent souvent à la trappe. Résultat : une couverture insuffisante de la population, à l’origine d’épidémies comme la rougeole. « Or, souligne Michel Maestracci, cette maladie supposée bénigne peut engendrer de graves complications, notamment chez le nourrisson et le jeune adulte : pneumopathie, encéphalite mortelle ou lourde de séquelles, autres atteintes respiratoires et neurologiques… » Face à l’enjeu, le Conseil général s’attache à promouvoir ce geste de santé publique (voir encadré). Outre une participation à la Semaine européenne de la vaccination, il est également associé au projet expérimental « CartoVaccins Montpellier » rassemblant tous les acteurs impliqués. But de l’opération : établir un bilan de l’état vaccinal dans les quartiers de Montpellier, repérer ceux où les enfants sont moins bien vaccinés et mettre en œuvre des actions correctives avec les professionnels de la santé. Prévenir, plutôt que guérir. « Certains territoires sont moins bien lotis » Cyril Rousseau Médecin épidémiologiste, cellule de l’Institut de veille sanitaire en Languedoc-Roussillon Comment se situe l’Hérault en matière de vaccination ? Notre région n’est pas très bien placée : elle est en dessous de l’objectif national de 95% de nourrissons vaccinés par le ROR. L’Hérault, avec 86% des moins de 2 ans ayant eu au moins une dose de ce vaccin en 2009, s’en sort plutôt bien, mais la seconde injection tarde trop : seuls 60% d’entre eux ont reçu deux doses à l’âge prévu. Et certains territoires sont moins bien lotis. L’Agence régionale de santé, les collectivités et les professionnels s’emploient à améliorer la situation. Quel est l’enjeu ? Le vaccin protège contre des maladies pas aussi bénignes qu’elles en ont l’air. Ce geste sert aussi l’intérêt collectif : en améliorant la couverture vaccinale, on réduit le risque d’épidémie et les conséquences qui en découlent. VRAI/FAUX VRAI Le Département exerce une mission de vaccination publique. Vous pouvez : - faire vacciner les moins de 6 ans lors des consultations de pédiatrie préventive proposées par la Protection maternelle et infantile (PMI) dans une cinquantaine de lieux. Tous les vaccins sont pris en charge par l’Assurance maladie et fournis par le Conseil général, sans avance de frais. En outre, les médecins de PMI chargés du suivi médical des élèves de petite et moyenne sections vérifient et incitent à mettre à jour leur calendrier vaccinal. - vous faire vacciner au Service communal d’hygiène et de santé de la ville de Montpellier ou au Service communal de santé publique de la ville de Béziers. FAUX Quand on prend du retard dans ses vaccins, il faut tout refaire. Il suffit souvent de reprendre ce programme au stade où il a été interrompu et de compléter la vaccination en fonction de l’âge et du nombre de doses manquantes. 30% de cas de rougeole ont conduit à une hospitalisation en 2011. 3 millions d’enfants sauvés par an dans le monde grâce aux vaccins N°218 – NOVEMBRE 2012 herault.fr



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