[33] Gironde n°127 jui/aoû/sep 2019
[33] Gironde n°127 jui/aoû/sep 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°127 de jui/aoû/sep 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Gironde

  • Format : (187 x 274) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 8 Mo

  • Dans ce numéro : la culture partagée.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 4 - 5  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
4 5
À votre écoute 4 Pour faire acheter un spectacle, il faut faire preuve de pédagogie. Orianne Block, chargée de diffusion et de production, compagnie L’Arbre à Vache, Bordeaux. Orianne travaille pour faire connaître les artistes, trouver des lieux de représentation, des partenariats avec les communes et les responsables de lieux de spectacle. « La culture a un prix. Quand nous proposons un spectacle à une commune, par exemple, à 1 500 € , nous expliquons très vite que l’artiste, lui, perçoit 110 € . Le montant total est lié à des coûts de structure, mon salaire, par exemple, ou à la communication. Pour faire acheter un spectacle, il faut une bonne dose de pédagogie. Généralement, le message passe bien. Évidemment, quand nous sommes sélectionnés dans le cadre des Scènes d’Été par le Département, comme c’est le cas, cette année, nos démarches sont facilitées. L’opération est plus supportable pour les communes et les spectateurs en profitent, en ayant, eux, un spectacle gratuit… » Il faut penser à la formation des bénévoles. Éline Breton, chargée de production, chargée de diffusion, association Carré Vivant, Bordeaux. Éline est très impliquée dans la vie culturelle locale et le spectacle vivant. Sa particularité  : être bénévole, un statut qu’elle défend avec passion. « Il n’est pas simple d’entretenir la flamme quand on est bénévole dans le milieu culturel. Une association, il suffit d’y entrer pour s’impliquer mais après, nul n’est tenu d’y rester longtemps et chacun doit mesurer ce qui le motive. De mon point de vue, il faut penser à la formation des bénévoles pour justement entretenir la flamme. La formation permet d’apprendre de nouvelles choses, de mieux soutenir les actions des pouvoirs publics, de ne pas se sentir seul, de moins tâtonner, de consolider l’association. Le bénévolat peut être un véritable apprentissage du vivre ensemble. Nous devons partager quelque chose qui est essentiel, c’est la curiosité. » Nous devons capter le public qui ne vient pas en médiathèque. Fatiha Habaiel, bibliothécaire, Izon. Fatiha dirigeait jusqu’à peu la médiathèque intercommunale du Réolais en Sud-Gironde. Aujourd’hui, responsable du projet de création de la médiathèque d’Izon, elle a l’ambition de structurer un lieu où la population du territoire aime se retrouver. « Les bibliothèques, les médiathèques qui fonctionnent bien sont celles qui savent s’appuyer sur l’expertise de biblio.gironde mais qui se donnent aussi les moyens de fidéliser de nouveaux usagers par l’expérimentation d’actions nouvelles et inventives. Nous pourrions ainsi élargir l’activité de prêt de documents et y ajouter celui d’instruments de musique par exemple… L’action culturelle n’est pas notre cœur de métier mais nous jouons un rôle qui dépasse le cadre de nos missions. Nous devons accompagner et impulser la culture pour tous et faire revivre le sentiment de fraternité. »
Les bénévoles sont aussi là pour aller chercher les publics. Carmen Picazo-Tardio, bibliothécaire bénévole, Brach. Carmen consacre temps et passion aux médiathèques de Brach et de la Communauté de communes de la Médulienne (réseau « Mets du lien ») , persuadée que le site peut jouer un rôle moteur de lien social, en particulier dans les communes rurales girondines. « Les bénévoles qui connaissent bien les habitants de la commune sont aussi là pour aller chercher les publics les plus éloignés de la lecture. C’est un engagement pour conforter le rôle des médiathèques en tant que pôle fédérateur de lien social. Pour autant, nous avons besoin des professionnels du réseau des bibliothèques, pour organiser des expositions ou des actions culturelles avec des partenaires. Notre objectif commun, c’est de surprendre, d’aller au-delà des attentes du public. C’est toujours un bonheur de voir se développer une commune qui tourne le dos à la désertification et au déclin, et de participer à la mise en œuvre d’un service public. » Son rêve est devenu une réalité. Amina et Touria Atraoui, Bordeaux. Amina, 11 ans, a vécu l’aventure de Démos qui a donné naissance à un orchestre symphonique d’enfants n’ayant jusque-là jamais joué d’un instrument. L’expérience, à laquelle a contribué le Département, a permis à la jeune fille de maîtriser la pratique de l’alto et d’être admise au Conservatoire de Bordeaux, une fierté pour sa maman, Touria. Touria  : « Avec Démos, Amina a vécu une aventure incroyable. Elle a choisi son instrument et elle ne lâche plus son alto. Je suis très fière d’elle. Elle a été reçue au Conservatoire et en 6e, au collège, l’an prochain, elle pourrait intégrer une classe CHAM (classe à horaires aménagés musique). Elle travaille encore mieux en classe. Voir Amina en concert, quel plaisir, quel bonheur ! » Amina  : « J’aimais la musique classique et j’ai hésité entre le violoncelle et le violon. J’ai finalement préféré l’alto qui se situe entre les deux. C’est un instrument très beau. Il m’a été offert puisque j’ai décidé de continuer. J’ai beaucoup aimé jouer dans un orchestre. J’aime aussi pratiquer mon instrument. C’est magique… » Il est essentiel de montrer la diversité de la culture en Gironde. Jean-Luc Gleyze, président du Département de la Gironde « Le champ culturel n’entre pas dans nos compétences obligatoires. Seules la lecture publique et les archives départementales sont placées historiquement sous notre responsabilité. Quand les Girondines et les Girondins mesurent combien la lecture publique sait s’adapter à leurs demandes voire les anticiper, ils constatent que nous faisons évoluer l’existant. Il en va de même des archives ouvertes à un large public. Nous nous impliquons de façon volontaire avec 9 millions d’euros par an à la culture pour que chacune, chacun y ait accès partout en Gironde. Tous connaissent les Scènes d’Été, notre vitrine au chapitre du spectacle vivant mais nous accompagnons aussi l’emploi culturel et les artistes girondins. La culture pour tous, c’est avant tout une question d’engagement individuel et collectif. » gironde.fr/culture 5



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :