[33] Gironde n°125 jan/fév/mar 2019
[33] Gironde n°125 jan/fév/mar 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°125 de jan/fév/mar 2019

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Gironde

  • Format : (187 x 274) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 10,3 Mo

  • Dans ce numéro : solutions solidaires...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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À votre écoute 4 Bien faire au lieu de vouloir trop faire Anne-Marie Bioy, directrice de l’association Action pour l’emploi des femmes dans l’Entre-deux-mers (APEFEM), La Réole « Il faut imaginer, chaque jour, des solutions efficaces pour bien faire au lieu de vouloir trop faire à la fois. Nous cheminons avec les personnes que nous rencontrons… Mais se pose vraiment la question des données personnelles. Les coffresforts numériques ne sont pas satisfaisants. » J-L.G. « Nos agents sont eux aussi confrontés à ce type de problématique. Créer une boîte mail, un compte internet, gérer des données personnelles, voilà qui a de quoi nous questionner malgré l’utilisation de verrous, de coffres-forts, de clouds. Il y a nécessité de mettre en place une charte des aidants pour sauvegarder et suivre les données de chacun. Une formation adaptée est ainsi indispensable. La notion de devoir de réserve et de discrétion du service public n’a jamais été autant d’actualité. » Donner une âme à tout ça Gérald Elbaze, #aptic, fondateur de Médias-Cité, Bordeaux « Le rôle essentiel de l’animateur, de l’accompagnant est de donner une âme à tout ça. Au-delà des usages, il doit fournir la clé de découvertes utiles pour aller plus loin. En ce sens, et même si on est sur internet, il faut savoir prendre son temps et ne pas céder à l’urgence permanente. » J-L.G. « La question du temps, de la temporalité est essentielle. Il faut à la fois aider les personnes à rattraper un retard d’usage sans pour autant les effrayer car les évolutions sont souvent très, pour ne pas dire, trop rapides. Dès lors, il est important d’aller à l’essentiel en ne faisant pas l’impasse sur les risques que comporte la grande liberté d’accès à internet. Je pense notamment aux enfants mais pas seulement. Nous devons anticiper certaines conduites à risques. » Pas question de générer des ultraconnectés Laurent Robin, animateur multimédia, Cyber-base du Grand- Cubzaguais Communauté, Saint-Andréde-Cubzac « Dans le cadre de mes activités à Grand-Cubzaguais Communauté, nous partons du principe que les personnes émettent des demandes logiques. Il n’est pas question de générer des ultraconnectés mais de rendre les gens autonomes. Passée cette étape primordiale, pour ceux qui le souhaitent, nous leur proposons un apprentissage plus poussé. » J-L.G. « Je suis tout à fait d’accord avec cet objectif d’autonomie. C’est celui-là qui doit prévaloir. Et vous touchez l’essentiel  : pas de communication virtuelle, d’usage d’internet sans vie sociale préalable. Le temps de rencontre avec les gens est primordial, les moments où ils reprennent confiance en eux et mesurent combien l’outil reste l’outil, au service de demandes logiques. »
L’occasion de tisser des liens intergénérationnels Sophie Dufourg, assistante de service social, Maison du Département Solidarités Bordeaux Saint-Jean « L’autonomie passe par des échanges inédits. À Bordeaux- Saint-Jean, nous avons accueilli des jeunes en service civique. Ils ont reçu les habitants qui en faisaient la demande, dont des seniors, pour les aider. C’est l’occasion de tisser des liens intergénérationnels. » J-L.G. « Il faut démystifier l’outil. Ces liens y contribuent. D’autres formes d’initiatives permettent aussi de mieux comprendre le numérique au quotidien. Nous avons ouvert au Grand Parc, à Bordeaux, la résidence Florestine qui abrite la Maison du Département Solidarités et 49 logements. Elle est chauffée grâce à la chaleur diffusée par les ordinateurs. Ce système permet aussi aux habitants d’avoir à leur disposition le wifi et internet gratuitement. » (voir Gironde Mag N°124, p.12,ndlr) Apprendre toujours plus du collectif Marion Lagüe, ancienne usagère puis bénévole, association Oxygène, Bordeaux « J’ai d’abord bénéficié du soutien d’Oxygène et j’ai pu mesurer combien on peut apprendre toujours plus du collectif. Il faut s’attacher à répondre à des questions basiques. Comment optimiser les applications de son téléphone ? Comment photographier, stocker ses photos, les envoyer ? J’ai eu envie à mon tour de m’impliquer. » J-L.G. « Dans cette approche des usages, du partage, on ne le dira jamais assez, le bénévolat est essentiel, cet apprentissage qui se transmet de manière naturelle. Nos agents sociaux, ceux des centres communaux d’action sociale, peuvent compter sur les associations et sur des bénévoles qui donnent du sens à cette démocratie locale à laquelle nous tenons. » Rester modestes et proactifs Nathalie Schumacher, bénévole impliquée dans le champ numérique, association Oxygène, Bordeaux « Il faut sans cesse se remettre en question en nous disant que nous ne pouvons toucher toutes les personnes éloignées d’internet. Ce qui nous motive, c’est le résultat et la rencontre comme avec Marion. Nous devons rester modestes et proactifs. » J-L.G. « Le Département est pleinement dans cette logique pour lutter contre la fracture numérique. Les Assises des solidarités numériques que nous avons organisées et qui ont été un succès font partie des événements mobilisateurs. Cependant, rien ne peut remplacer l’action de terrain quotidienne en étant persuadés que nous avons beaucoup à apprendre d’autrui, tant à nous apporter les uns les autres. C’est toute la force et la beauté de la proximité, plus concrète que virtuelle. » 5



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