[33] Gironde n°124 oct/nov/déc 2018
[33] Gironde n°124 oct/nov/déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°124 de oct/nov/déc 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Gironde

  • Format : (187 x 250) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : regards croisés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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La Réole bâtit son avenir 16 Cité millénaire, La Réole s’est lancée dans une transition vers « une nouvelle vi(ll)e ». Objectif  : s’adapter aux enjeux économiques, environnementaux et sociaux du XXI e siècle, avec l’aide du Département. 1. FDAEC Créé en 1978, le Fonds Départemental d’Aide à l’Équipement des Communes a pour objectif d’aider les communes et les groupements de communes à la réalisation de travaux de construction, de rénovation sur bâtiments communaux, de voirie ou d’acquisition de matériel. La Gironde est le seul département à proposer le FDAEC 2. 2 e adjointe déléguée aux sports et à la vie associative Ville d’art et d’histoire, La Réole, 4 500 habitants, s’est lancée dans un projet urbain ambitieux. « La Réole devient le laboratoire où l’on teste la rénovation urbaine à petite échelle se félicite Bruno Marty, son maire. Protéger son patrimoine et réinvestir le centre historique, faire venir de nouveaux résidents, maintenir et développer ses commerces de proximité, sont les préoccupations majeures du projet de ville « La Réole 2020 ». » De son côté, le Département a soutenu la création d’une médiathèque dans l’ancien Prieuré des Bénédictins, inaugurée en 2017. « L’aménagement de la place Albert Rigoulet, nouveau lieu patrimonial emblématique, de rues végétalisées ou la réfection de la piscine et des tennis, illustrent notre volonté de développer l’attractivité de La Réole » ajoute Bruno Marty. Courant 2019, un ascenseur urbain devrait relier la ville haute à la ville basse. Enfin, une opération innovante de logement social participatif et intergénérationnel, confiée à Gironde Habitat, doit voir le jour. Les quais de la Réole Aide départementale multiforme L’aide aux communes fait partie des politiques volontaristes les plus anciennes et reconnues du Département, notamment avec le Fonds départemental d’aide à l’équipement des communes 1. Ce dispositif a été suivi de bien d’autres, dont la convention d’aménagement de bourg et la convention d’aménagement d’école. Mais la politique départementale, c’est aussi une aide en ingénierie. « Gironde Ressources nous accompagne dans notre prochain projet explique Bernadette Cousin 2. Le site de Calonge va être réhabilité. Proche du centre, cet écrin verdoyant disposera de modules santé, de parcours trail mis à disposition des habitants et des élèves des établissements scolaires ». À La Réole, ensemble on va plus loin. www.gironde.fr/collectivites Parole d’élu « Le Département joue un rôle moteur en matière d’accompagnement des communes. En soutenant leurs projets. Par notre action sur le foncier, nous contribuons à l’aménagement des territoires urbains et ruraux. » Bernard Fath Président de la commission InterSCoT et politique foncière
Associer agriculture et environnement… Depuis vingt ans, le Département met certaines de ses terres en espaces naturels sensibles à disposition d’agriculteurs. Cédric et Vincent, producteurs du marais de la Maréchale, témoignent. Élever pour protéger À la ferme de Mourtagne, le temps semble suspendu. Hérons, aigrettes et cigognes tournent dans le ciel avant de se poser au milieu des champs. Aujourd’hui, il ne reste plus que deux exploitants sur cette portion marécageuse située sur les communes d’Ordonnac et de Saint Seurin de Cadourne en Nord-Médoc. Ils y louent au Département des terres situées en espace naturel sensible. Sur le site, la longue bande de terre était nichée parmi les terrains de Cédric Pérez et Vincent Monchany. Ils ont signé une autorisation d’occupation temporaire pour y faire pâturer, l’un ses vaches, l’autre ses agneaux de Pauillac. « Le pâturage évite le développement de ronces, de prunelliers sur le terrain car si vous le laissez en friche, il deviendra rapidement une forêt de frênes. Or ce n’est pas favorable à une halte migratoire » explique l’éleveur bovin. En outre, il veille à ce qu’il n’y ait pas trop de vaches dans son champ. Une démarche extensive qui faisait partie des conditions fixées par le Département et que les deux exploitants pratiquaient déjà. Extensif et écolo… Occuper un terrain situé en ENS comporte des contraintes  : « La fauche est retardée au 1er juillet pour permettre la reproduction des espèces, ce qui entraîne une baisse du rendement en foin » expliquent les éleveurs. Ils aimeraient aussi pouvoir prolonger la période de mise en prairie de leur bétail. « Mais quand on voit le nombre d’espèces végétales qui vivent dans les champs on se dit qu’on a un impact positif » sourient-ils. « Héron cendré, héron garde-bœufs, chevreuil, nous avons aussi des cigognes reproductrices, qui ont permis de réduire le nombre de mulots » se réjouit Cédric Pérez. « Sans oublier la tortue cistude, ajoute Vincent Monchany, une espèce protégée ». Passionnés, ils connaissent le marais et en prennent soin. « On n’est pas là pour détruire la nature, c’est elle qui nous fait vivre. » Parole d’élue « Nos espaces naturels sensibles sont de formidables lieux d’expérimentation pour donner à la protection de l’environnement des formes inédites et collaboratives. » Corinne Martinez Présidente de la commission Agenda21 et développement durable Cédric Pérez et Vincent Monchany élèvent des agneaux de Pauillac et des blondes d’Aquitaine. 17



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