[31] Haute-Garonne n°124 déc 12/jan-fév 2013
[31] Haute-Garonne n°124 déc 12/jan-fév 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°124 de déc 12/jan-fév 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Haute-Garonne

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 6,9 Mo

  • Dans ce numéro : la médiathèque du Conseil général, trésor culturel pour les bibliothèques.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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cg31 Portraits Patrice Rival « J’aime le contact humain » Conseiller Général du canton de Barbazan Patrice Rival a connu la satisfaction d’être élu deux fois le même jour à deux mandats exécutifs, ce qui n’est pas si courant dans un parcours politique. En mars 2008, il succédait au soir d’un dimanche mémorable à son père Gérard à la fonction de maire de Saint-Pé-d’Ardet et conservait son siège de conseiller général du canton de Barbazan avec un score de 77,74%. Une belle consécration après avoir exercé deux mandats d’adjoint au maire avant 2008. « En janvier 2005, se souvient-il, suite au décès de René Arnaud, j’ai eu l’honneur de prendre le relai. J’avais alors trois années pour prouver que je méritais la confiance des habitants. J’ai dû réussir puisqu’ils me l’ont largement renouvelée en 2008 ». Alors qu’il affrontait un autre type d’épreuve, Patrice Rival a encore reçu par centaines ces manifestations de sympathie qui font du bien au moral dans les passes difficiles : « Quand j’ai rencontré un problème de santé, beaucoup de monde m’a soutenu ». Le canton de Patrice Rival a la réputation de constituer une microrégion à part dans cette partie du Comminges située au pied du col des Ares. L’environnement propice à une vie en accord avec la nature a fixé ici des humains dès le Magdalénien, il y a au moins 12 000 ans. Les villages y ont poussé au fil des siècles comme des champignons sous la protection des Pyrénées. Si bien que le conseiller général socialiste a 24 communes (et 7000 habitants) en charge sur son territoire, dont 18 sont classées en zone de montagne. Le riche passé se lit partout dans un patrimoine qui mérite toutes les attentions, à l’exemple de Saint-Bertrand-de-Comminges ou Valcabrère. La verdoyante terre des Frontignes, peuplée de neuf villages au charme intact éparpillés autour de Saint-Péd’Ardet et d’Antichan-de-Frontignes, soigne son aspect conformément à une charte paysagère. « Cette partie du canton a une vocation plutôt touristique, résume Patrice Rival, alors que la plaine mise sur un développement commercial et artisanal, avec la zone du Bazet à Gourdan-Polignan en figure de proue ». Le conseiller général connaît bien ce terrain qu’il a exploré tous les jours durant sa vie professionnelle de contrôleur des services vétérinaires de Saint-Gaudens. Il n’y a pas une ferme, pas un restaurant, pas un commerce où il n’ait mis les pieds. « Je me déplace encore très souvent, confie-t-il, car j’aime le contact humain. Je vais chez les gens, je bois le café, on se tape sur l’épaule et on discute. Un conseiller général doit être un rassembleur, faire le lien entre les maires et l’administration ; « Je me déplace encore très souvent, confie-t-il, car j’aime le contact humain ». il doit défendre la politique de solidarité du Conseil Général pour nos administrés et nos territoires. Depuis 2005, j’effectue chaque trimestre les permanences dans toutes les communes du canton. Je suis heureux d’exercer cette fonction, elle m’aide à vivre ». Patrice Rival a sur son bureau des dossiers de première importance pour l’avenir. « Le premier souci, c’est l’emploi. L’ouverture d’une maison de retraite de 84 places à Antichan-de-Frontignes prévue pour 2015 apportera de l’oxygène. Mon vœu actuel le plus cher est de l’inaugurer aux côtés du président Pierre Izard. Il convient aussi de se battre pour le maintien des soins sur place. La moitié des médecins vont partir à la retraite et c’est très préoccupant ». 36/HAUTE-GARONNE 124
Patrick Jimena, le conseiller itinérant Conseiller Général du canton de Toulouse 13 En mars 2011, la victoire du Vert Patrick Jimena dans le canton de Toulouse 13 - qui inclut notamment Colomiers - ne fut pas l’une des moindres surprises des dernières cantonales. « Ce soir-là, je devenais le premier écologiste élu à un scrutin uninominal, rappelle l’intéressé, mais malheureusement le seul aussi ». Conséquence, le représentant d’Europe Ecologie les Verts (EELV) fait « bande à part » au Conseil Général, n’appartenant à aucun groupe d’élus puisqu’il faut être au moins deux pour en constituer un, comme l’exigent la loi et le code des collectivités territoriales. « De ce fait, je n’ai ni bureau, ni secrétariat, résume Patrick Jimena. J’ai donc aménagé une caravane en bureau mobile, ce qui constitue encore une singularité, car il n’existe probablement pas d’autre conseiller général en France qui tienne ses permanences dans une roulotte de camping ». Pour la petite histoire, les plus anciens se souviendront d’un précédent célèbre, à une autre époque, celle d’avant la décentralisation, quand, dans la même situation, le volcanique Jean-Baptiste Doumeng avait installé une caravane dans la cour de la préfecture. Mais la comparaison s’arrête là… Patrick Jimena, 48 ans, lui, déplace constamment son attelage à la carrosserie décorée d’un arbre peint en vert sur les routes du canton, entre Colomiers, Saint-Martin-du-Touch et Ancely. « Je reçois les gens là où ils vivent, sur sept lieux définis. » Bien que souvent au volant de son convoi léger, Patrick Jimena n’est pas pour autant un vieux routier de la politique. Issu du monde associatif, éducateur spécialisé de profession, sa carte de visite où s’aligne une longue liste de fonctions bénévoles, témoigne d’une implication précoce. « Mais je me suis engagé dans l’écologie politique sur le tard, en 2009, pour faire valoir une autre vision du monde, une autre façon de faire de la politique, le respect de l’environnement, bien sûr, mais aussi pour apporter un regard nouveau sur les transports, la démocratie, éveiller des initiatives, aider les porteurs de projets économiques, tout en participant au débat public. Au Conseil Général, je dépose des vœux et des propositions de résolution d’intérêt général ou locaux et certains sont adoptés ». Il n’en reste pas moins que le ton monte parfois dans l’hémicycle à l’issue de ses prises de parole. « J’ai effectivement des désaccords profonds avec l’assemblée départementale, notamment en ce qui concerne le Plan des déplacements urbains (PDU) et le tracé de la LGV. J’estime que nous avons perdu trois ans : il suffit de voir l’asphyxie des rocades, quotidiennement ». Patrick Jimena espère que ses cris d’alarme soient un jour entendus : « En juin 2011, j’avais annoncé la crise financière et je répète que si nous ne changeons pas de mode de vie, de type de société, nous fonçons dans un mur. Il faut aussi revaloriser le milieu rural. Il est inadmissible qu’un pays agricole comme le nôtre ne soit pas capable d’assurer son autonomie alimentaire. On doit explorer les plus petites pistes pour inventer des solutions alternatives en matière d’économie, d’énergie et j’irai pour ma part au bout de ma démarche, même si je suis seul ». HAUTE-GARONNE 124/37



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