[31] Haute-Garonne n°150 sep/oct 2018
[31] Haute-Garonne n°150 sep/oct 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°150 de sep/oct 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général de la Haute-Garonne

  • Format : (210 x 275) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 3,6 Mo

  • Dans ce numéro : cap sur la réussite !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 S’il fait toujours autant rêver, le métier des soldats du feu a pourtant bien évolué, en corrélation directe avec les mutations de la société. Le point sur une modernisation amorcée pour permettre à ce service public de rester au plus proche des Haut-Garonnaises. - - - La Haute-Garonne compte 34 centres d'incendie et de secours (CIS), répartis dans quatre groupements sur tout le département. Et ce sont 2057 sapeurs-pompiers (dont 13% de femmes) qui assurent plus de 55 000 interventions chaque année sur l’ensemble du territoire grâce à une organisation permettant de garantir la réactivité et l’efficacité des opérations de secours. Le Service départemental d'incendie et de secours de la Haute-Garonne (SDIS 31) relève de l’autorité du préfet pour sa gestion opérationnelle et de l’autorité du Conseil départemental pour sa gestion administrative et financière. Le Département soutient le service, pour les dépenses de fonctionnement et d’investissement, à hauteur de 49 millions d’euros. Un effort financier qui permet la poursuite de grands projets de modernisation. L’objectif ? Recentrer les missions du SDIS 31 sur l’urgence et redonner son sens au métier de sapeur-pompier en tant que premier maillon de la chaîne de secours. Pour ce faire, une convention entre le SDIS 31 et le SAMU a notamment permis de redéfinir les critères d’intervention des deux services. De même, une convention entre le SDIS 31 et la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) permet de renforcer la coordination entre les forces de police et les pompiers lors de leurs interventions. L’ACTU À LA UNE LE SERVICE DÉPARTEMENTAL D'INCENDIE ET DE SECOURS 31 FAIT PEAU NEUVE Onze nouvelles casernes Pour faire face à l’augmentation de la population, afin de développer la proximité avec les Haut-Garonnaises et de réduire les délais d’intervention des sapeurs-pompiers, onze nouveaux centres d’incendie et de secours seront créés dans le département  : quatre situés dans la métropole d’ici 2021-2022 (chemin du Sang de Serp, boulevard d’Atlanta, zone du Chapitre et à Aussonne sur le site du futur parc des expositions), ainsi qu’un CIS prévu à Mongiscard à l’horizon 2020. En 2030, le quartier Borderouge aura également sa caserne. Par ailleurs, les CIS de Villefranche-de-Lauragais et de Villemur-sur-Tarnseront reconstruits à l’horizon 2019, suivis de Saint-Martory et Saint-Lys. À noter que le CIS de Boulogne-sur-Gesse vient de sortir de terre. Valoriser les missions des sapeurs-pompiers Le SDIS, en partenariat avec plusieurs associations locales, organise des actions de sensibilisation, notamment après du jeune public. Durant l’année scolaire 2017/2018, les sapeurs-pompiers sont allés à la rencontre des collégiens pour faire découvrir leur métier et favoriser les échanges avec les jeunes. Cette action a été menée durant 30 semaines, à raison de quatre jours par semaine. Les sapeurs-pompiers informent les élèves sur l’alerte des secours et leur proposent des ateliers pratiques de découverte du métier  : port de la tenue de feu et de l’appareil respiratoire, manipulation des lances à incendie, etc. À travers ces rencontres, le SDIS espère aussi sensibiliser les adolescents à la sécurité des sapeurs-pompiers en intervention et prévenir ainsi les actes d’incivilité. Par ailleurs, depuis octobre 2016, des agents en service civique sont affectés dans les services du SDIS pour une période de neuf mois. Ces volontaires ont pour mission de sensibiliser et d’informer le grand public en matière de prévention des risques, de promouvoir l’engagement de sapeur-pompier volontaire mais également de participer aux actions conduites dans les quartiers. « Les sapeurs-pompiers assurent un service public remarquable et essentiel de protection des biens et des personnes gratuit, sur tout le territoire, de jour comme de nuit. Le Conseil départemental en tant que premier soutien financier du SDIS 31 a eu la volonté, dès 2015, d’engager avec les équipes la modernisation du service. Trois ans après, nous avons réussi, grâce à un dialogue constructif, à faire évoluer les pratiques, mais aussi à aboutir à la création de nouvelles casernes pour répondre de manière adaptée aux besoins du territoire. Les sapeurs-pompiers sont les premiers acteurs du secours d’urgence en Haute-Garonne et nous devons les accompagner. » ÉMILIENNE POUMIROL Présidente du SDIS 31
REPORTAGE « EN INTERVENTION, L’UNIFORME GOMME TOUTES LES DIFFÉRENCES » Depuis l’été dernier, la caserne de Ramonville- Buchens en périphérie toulousaine a vu ses 76 sapeurs-pompiers professionnels rejoints progressivement par 25 sapeurs-pompiers volontaires. - - - « Notre objectif est d’intégrer une plus grande mixité et une complémentarité entre les équipes avec au total une cinquantaine de volontaires au sein de la caserne d’ici trois ans », explique le commandant Francis Pourcel, chef de centre. Au quotidien, dans cette caserne récente, dimensionnée pour accueillir 130 pompiers, un savant calcul permet d’organiser les gardes afin d'assurer un roulement entre les équipes. L’arrivée des volontaires permet une plus grande souplesse dans cette organisation millimétrée et de répondre au mieux lorsque l’alarme sonne et qu’il faut partir sur le terrain. En 2017, l’équipe en place a assuré plus de 4 689 opérations de secours - soit près de treize interventions par jour - sur son secteur qui regroupe une trentaine de communes du Sud-est toulousain. « Le feu c’est 8% de notre activité, et nous avons 80% d’interventions qui concernent le secours à la personne », détaille le chef de centre. « Nos pompiers doivent d’ailleurs pouvoir être à la caserne dans un délai de treize minutes, c’est un premier critère de sélection », poursuit-il. La formation des volontaires s’étale sur sept semaines découpées en modules (secours à personne, incendie, secours routier) mais ils ont trois ans pour se former. Farid, 39 ans, pour qui devenir pompier volontaire « a toujours été un rêve d’enfant », a intégré la caserne Buchens à l’automne dernier  : « Je voulais rendre ce qui m’a été donné, aider les autres comme on a pu m’aider. » À 19 ans, Claire a déjà trois années en tant que Jeune sapeur-pompier (JSP) à son actif. Aujourd’hui pompier volontaire, et étudiante en Staps, elle a intégré la caserne en même temps que Farid  : « Nous avons été très bien accueillis, il y a parfois quelques réticences mais nous sommes ici en renfort pas pour faire de l’ombre aux professionnels. » En tant que femme pompier dans un milieu plutôt masculin, elle est habituée aux petites plaisanteries sur les différences. Elle rétorque  : « En intervention, l’uniforme gomme les différences, nous sommes tous les mêmes. » Francis Pourcel souligne l’augmentation du recrutement féminin, avec « 20% de femmes chez les volontaires ». Aujourd’hui, à la caserne, chacun a pris ses marques, en attendant la prochaine vague de volontaires qui intégreront la structure comme leurs prédécesseurs grâce à « une implication remarquable des formateurs professionnels du centre qui au-delà de l'enseignement technique continu, apportent un accompagnement bienveillant partagé par le plus grand nombre des professionnels », ajoute le chef de centre. De quoi être prêt à toute éventualité, pour cette équipe fédérée par la volonté de s’engager au service des autres. 13



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