[30] Le Gard mag' n°95 mars 2013
[30] Le Gard mag' n°95 mars 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°95 de mars 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Gard

  • Format : (210 x 290) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,4 Mo

  • Dans ce numéro : le Gard, chef de chantier(s).

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Vu du Gard Vidéo : une école du jeu à Nîmes Pour Éric Bonnet : « Concevoir un jeu vidéo est avant tout un travail d’équipe ». Entre son ancien métier et son actuelle vocation, il semble y avoir un monde. Pourtant, assure Eric Bonnet, directeur de l’école nîmoise Créajeux, « mécanicien ajusteur et créateur de jeu vidéo ont en commun une exigence de précision, de patience et de minutie ». En 2004, le chef d’entreprise L’enseignement confronte les élèves aux contraintes du métier touche-àtout a délaissé l’univers des écrous et contracté le virus du jeu. Rapidement, la passion devient dévorante. Éric Bonnet songe à une reconversion professionnelle. Avant de réaliser l’absence d’une formation mêlant programmation et infographie. Ainsi naît Créajeux, école des métiers du jeu vidéo, basée à Nîmes. À raison d’une trentaine d’élèves programmeurs et analystes par promotion, l’établissement forme en trois ans une poignée de professionnels, recrutés sur le volet, courtisés par les studios avant même l’obtention de leur diplôme. « C’est qu’en ce domaine, l’offre est encore rare, explique Éric Bonnet. S’il existe des écoles de « game designer » en France, Créajeux est, avec l’École nationale du jeu et des medias interactifs, la seule à former de purs techniciens du jeu vidéo. Ce qui nous a récemment valu d’être labellisés par le Syndicat national du jeu vidéo. » Dès la première année, l’enseignement, dispensé par une quinzaine de professionnels, confronte les élèves aux contraintes du métier. La règle du jeu : apprendre à travailler les uns avec les autres – les infographistes tenant compte des contraintes des programmeurs – et inversement. « Si le dessin du jeu est de qualité, son architecture est forcement moins complexe. Comme en cuisine, il y a un savant dosage à respecter. » Bastien Chapuis, ancien élève en voie de recrutement dans un studio parisien, évoque les débouchés : « De plus en plus d’étudiants choisissent la voie du « serious game » – des logiciels pédagogiques et ludiques utilisés au sein des entreprises à des fins de formation – et n’hésitent plus à s’expatrier. » Ce qui permet aux étudiants nîmois d’exporter cette « french touch » tant prisée par les studios américains. DD Créajeux 1105 av. Pierre Mendes France, Nîmes Tél. 04 66 35 56 20 22 | LeGARDMAG | mars 2013
Originaire de Sauve, Michael Metge a participé à son premier Paris-Dakar du 5 au 19 janvier dernier. 2012 GEOATLAS.com Michael Metge, un Gardois aux commandes De Lima, capitale du Pérou, à Santiago du Chili, Michael Metge vient de parcourir à moto la bagatelle de 8 500 km. Pour ce premier Paris-Dakar *, le jeune homme, âgé de 33 ans et originaire de Sauve, a connu quelques-uns des plus beaux moments de sa carrière de pilote. Engagé dans le team Yamaha, il termine 18 e du classement général. « J’aurais pu accrocher la douzième place, expliquet-il, mais j’ai effectué deux arrêts de secours pour désensabler mes coéquipiers. Dans une course aussi exigeante, s’entraider est une évidence ». Des réveils à trois heures du matin, des « spéciales » de 900 km, et, malgré la fatigue accumulée, l’obsession de récupérer le plus vite possible, sitôt la ligne d’arrivée franchie… « Sur une course comme le Dakar, il est essentiel de savoir s’organiser. Bien dormir, bien s’alimenter… et surtout faire conscieusement ses devoirs : repérer avec soin l’étape du lendemain. » Une précaution essentielle : le moindre faux pas coûte cher. « On peut être seul des journées entières, sans croiser le moindre concurrent. Livré à soi-même, on pense forcément à l’accident. » Pour l’éviter, Michael Metge a misé sur la régularité plutôt que la vitesse, le travail d’équipe plutôt que la performance individuelle, et tracé sa route dans le sillage de son coéquipier Olivier Pain, un habitué de l’épreuve. De lui, comme de Stéphane Peterhansel, vainqueur de son quatorzième Paris-Dakar, il a appris la persévérance : « À l’inverse du moto-cross ou de l’enduro, courir un rallye demande une certaine maturité ». Par avance candidat au prochain Dakar, le Gardois entend faire fructifier son expérience en 2014. D’ici-là, il rêvera des immenses plaines argentines, de la Cordillère des Andes et des sables de l’Atacama. DD * Depuis cinq éditions, le rallye s’est délocalisé en Amérique latine pour des raisons de sécurité. mars 2013 | LeGARDMAG |23



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