[30] Le Gard mag' n°94 février 2013
[30] Le Gard mag' n°94 février 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°94 de février 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Gard

  • Format : (210 x 290) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : oser l'entreprise.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Vu du Gard Belles plantes gardoises… bio Homéopathie et phytothérapie, cosmétiques, herboristerie, compléments alimentaires…Cultiver les plantes à parfums aromatiques et médicinales (PPAM) bio répond à la demande d’entreprises de transformation locales, et permet aux agriculteurs gardois de diversifier leur production. Une manne possible quand on sait que le marché mondial des PPAM représente 64 milliards de dollars, avec un taux de croissance annuel de plus de 10%. voulais lier un projet d’exploitation à un projet touris- « J e tique, car je suis déjà labellisé « Bienvenue à la ferme » et « Gîtes de France » pour mon camping et mes gîtes ruraux, confie Christophe Taulelle, à la tête du Lavoir d’Arlinde. Alors, pour préserver des pesticides les eaux thermales d’Allègre-les-Fumades, je me suis installé en bio. » Avec ses 2,5 ha de sarriette, de thym et de thym citron bio produisant 400 kg de Les chiffres Les PPAM, dans le Gard, ce sont : 73 hectares 43 producteurs Retrouvez les sujets de la rubrique Vu du Gard sur vos radios locales gardoises. Radio 16, Alliance +, Delta FM, Radio Escapades RGO, Radio Grille Ouverte, Radio InterVal, Ràdio Lenga d’Òc, Radio Système, Radio Sommières. La conversion aux PPAM bio : une démarche cohérente, pour Christian Taulelle, qui a participé aussi à l’opération « Un fruit pour la récré » au collège de Brignon, avec le Conseil général et la Chambre d’Agriculture. Les plantes servent à l’herboristerie ou à la distillation. feuilles sèches, et 3 ha de cueillette sauvage bio, il fait partie de ces nouveaux producteurs qui ont choisi de se diversifier dans un secteur à haute valeur ajoutée, les PPAM… mais pas à n’importe quelle condition : « Nos débouchés sont déjà assurés, grâce à une contractualisation avec des entreprises locales comme Arcadie, leader français sur le marché des épices et plantes bio installé à Méjannes-les-Alès, qui commercialise ses produits sous les marques Herbier de France et Cook ». À Lussan, le laboratoire Gravier, spécialisé dans les bio-cosmétiques, est aussi un bon client potentiel, même si ses fournisseurs viennent aujourd’hui plutôt de la Drôme. Golgemma, producteur d’huiles essentielles dans l’Aude, pourrait aussi s’approvisionner sur place. Elle appartient, avec Arcadie, à Sud Aroma Bio, un groupe d’entreprises et de coopératives du Sud-Est qui veulent dévelop- 22 | LeGARDMAG | février 2013
per l’achat en France plutôt qu’à l’import, augmenter les surfaces de production et sécuriser les revenus des producteurs. Valoriser les circuits courts Structurer une filière régionale, faciliter la rencontre de l’offre et de la demande sont donc des enjeux forts dont s’est emparé le Conseil général avec l’appui du Civam Bio et de la Chambre d’Agriculture du Gard. Un forum, organisé au Pont du Gard le 4 décembre dernier, avait cet objectif. « J’y ai rencontré une personne intéressée par la distillation des pétales de mes fleurs de safran », indique François Brun, qui produit 3 000 pieds de safran bio à Aramon, vendus sous la marque Le Safran des Cévennes. « Le forum m’a été utile en amont, pour trouver un fournisseur de plants certifiés bio, dans les Bouches-du- Rhône, et en aval, puisqu’Arcadie va devenir mon partenaire de commercialisation », renchérit Laurent Merle, récemment converti et acquéreur de 100 000 plants de PPAM. Quand l’agriculture se soigne par les plantes « Il faut apporter des connaissances aux producteurs, les aider à se mettre en situation de répondre à la demande des entreprises, confirme Julie Perrin, animatrice au Civam Bio du Gard et active au sein de Bio Garrigue Méditerranée, association de producteurs de PPAM bio qui permet de centraliser les commandes de plants et mutualiser leurs moyens. Ils bénéficient aussi du soutien du CRIEPPAM à Manosque, spécialisé dans la recherche, l’innovation et les techniques de culture. » À Montpellier, Sud et Bio rassemble producteurs et entreprises bio du En bio, les eaux florales sont valorisables pour certaines espèces, comme la sauge (notre photo). Nora Dermech Languedoc-Roussillon pour développer des filières solidaires. Un secteur en pleine effervescence, donc, qui distille déjà ses bienfaits sur l’économie locale. PF Lavande cultivée. PAROLE D’ÉLU Lionel Jean, conseiller général délégué à l’Agriculture Nora Dermech 2 e département français en nombre de producteurs bio, nous avons une carte à jouer dans le développement des PPAM : notre climat est très favorable, des entreprises de transformation sont déjà implantées sur notre territoire et nos agriculteurs ont besoin de diversifier leur production. Depuis 2009, le Conseil général a ainsi investi plus de 280 000 € pour aider la filière PPAM bio à se structurer et développer le bio de proximité. février 2013 | LeGARDMAG |23



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