[30] Le Gard mag' n°71 juin 2010
[30] Le Gard mag' n°71 juin 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°71 de juin 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Gard

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 1,2 Mo

  • Dans ce numéro : mode d'emploi(s).

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Dossier « Une aventure professionnelle chasse l’autre » Deux ans après sa création, l’entreprise JMM’S carrelage est devenue une référence dans le domaine de la pose de carrelages et faïences. Bio 8 GARD mag’n°71 - juin 2010 Savoir se diversifier Des pommes aux cerises en passant par les concombres ou les tomates... En un an, une quarantaine de fruits et légumes se succèdent sur les 66 hectares que cultivent Vanessa Vedel, Didier Muffat et Bruno Rivals à Belvezet et Montaren. Associés depuis 2006 au sein de l’entreprise Saveurs Bio, les trois agriculteurs se sont spécialisés dans le maraîchage 100% bio. « Ce mode de culture assure un approvisionnement en produits de saison à nos clients – des particuliers mais aussi la cantine de Barjac, la crèche de Saint-Quentin etc. », se félicite Vanessa Vedel. Un mode de culture « sain et ambitieux » loin d’être déconnecté des réalités économiques et commerciales. Alors, pour diversifier leurs débouchés et assurer la pérennité de leur activité, les trois associés ont récemment investi dans la construction d’un laboratoire de transformation. De quoi assurer la fabrication de soupes, ratatouilles et autres coulis... « et nous assurer une certaine indépendance dans le travail des produits. Cette flexibilité permet de répondre rapidement aux besoins des clients. Nous avons également mis en place des chambres froides et réservé une partie de nos terres à la plantation d’un verger. Ce souci de se diversifier a nécessité un investissement de 120 000 euros », détaille Bruno Rivals. Une dépense soutenue à hauteur Du textile au carrelage Pour Olivier Boisson, la page Well s’est tournée en 2007 après vingttrois ans de bons et loyaux services. « Chez Well, j’ai vécu d’excellents moments. J’ai évolué professionnellement et humainement. Mais, c’est sûr qu’à la fin, l’atmosphère était pesante et le licenciement inéluctable. La seule question était : quand ? ». Sportif à ses heures, il effectue une « pige » de six mois comme vendeur dans un magasin d’articles de sport. Mais son avenir professionnel est ailleurs. « J’ai toujours été très manuel. Le licenciement et les primes inhérentes ont été l’occasion de concrétiser un projet que je mûrissais depuis trois ans : créer mon entreprise spécialisée dans la pose de carrelage et de faïence », explique-t-il. Après six mois de formation à Béziers, pour obtenir le diplôme de carreleur, et une semaine d’information organisée par la chambre de métiers, en août 2008, l’entreprise JMM’S carrelage voit le jour. Deux ans plus tard, Olivier Boisson multiplie les chantiers et s’investit pleinement dans cette nouvelle aventure. Eligible au soutien financier prévu dans le cadre du plan de revitalisation du bassin d’emploi Ganges-Le Vigan porté en partie par le Conseil général, l’homme devra, pour en bénéficier, embaucher un ou plusieurs salariés. Une hypothèse qu’Olivier Boisson ne s’interdit pas en cas de développement... Une chose est sûre : un an après la mise en place de ce plan de revitalisation doté de 2 millions d’euros, plus de 130 emplois avaient été créés, dont une majorité au sein de petites structures spécialisées dans le service à la personne, le BTP et la filière bois. de 45% par le Conseil général dans le cadre de l’aide à l’agriculture. Souhaitant mettre à profit la superficie dont ils disposent, Vanessa, Bruno et Didier accueillent également sur leurs terres un berger et ses 150 brebis... Un laboratoire de transformation assure de nouveaux marchés à nos agriculteurs bio. Page réalisée par I.T.
Entreprises citoyennes Bonnes Id’ées d’intérim A18 ans, il a travaillé en Suisse dans une entreprise de recyclage de déchets électriques et électroniques qui s’appelait Immark. 26 ans plus tard, Jean-Marie Muller : « Id’ées m’a toujours trouvé de bons chantiers, dans le BTP. Chez Immark, je trie les arrivages de matériel. Mes missions sont renouvelées chaque semaine. J’espère, un jour, décrocher un CDD ou un CDI... » Jean-Marie Muller est recruté comme intérimaire pour une mission chez... Immark France, à Beaucaire. Entre-temps, son parcours a été sinueux : « Après un CAP de boucher, j’ai été appelé au service national, puis je me suis engagé dans la Légion. J’ai reçu une balle dans la jambe au Liban. Ma reconversion civile a été difficile. En arrivant à Nîmes, je n’avais jamais entendu parler de ces agences d’intérim pour personnes en précarité. » Ces agences ? Id’ées Intérim en est une. Membre d’un réseau national de travail temporaire spécialisé dans l’insertion, conventionnée par l’Etat et le Conseil général, l’agence de Nîmes reçoit des personnes envoyées par les services sociaux ou les missions locales jeunes : 50% de bénéficiaires du RSA, 35% de jeunes des quartiers, et enfin des chômeurs de longue durée, des gens éloignés de l’emploi. « Ils sont motivés, prêts à travailler, débarrassés d’éventuelles problématiques sociales (logement, addiction) sauf la principale : ils n’ont pas de travail, résume Jean-Marie Hoffman, le directeur. Contrairement à une agence classique, je tiens compte de leurs envies et je prospecte dans ce secteur. Mais nous avons aussi l’obligation d’être très professionnels, dans le milieu concurrentiel de Ancrés dans la réalité économique Ils sont arrivés lundi et seront formés à tous les postes, du service à la cuisine en passant par l’hôtellerie, comme des salariés classiques : les deux bénéficiaires du RSA recrutés au Mas de Cluny sont déjà intégrés à l’équipe et savent qu’ils doivent faire leurs preuves. « Les employeurs, dans ce secteur, sont friands de personnels polyvalents et motivés, car ce sont des métiers durs », confirme Jean-Luc Sauvaire, directeur à l’initiative du projet de réouverture d’un site exploité comme village de vacances jusqu’en 2007, à Saint-André de Majencoules, et abandonné deux ans et demi. « Nous sommes certes une entreprise d’insertion, mais assise sur une réalité économique pure et dure : pour les clients de l’hôtel ou du restaurant, ce sera invisible. » Page réalisée par P.F. Directeur de l’association éducative du Mas Cavaillac, à Molières, il a pu compter sur le soutien de la commune et du Conseil général pour élargir au tourisme son activité première d’accueil d’enfants en difficulté : Dossier Jean-Marie Hoffman l’intérim. Avec mon équipe, nous faisons en sorte que les CV ne restent pas ici mais se retrouvent chez les entreprises ! » Le Conseil général l’aide en lui versant une subvention : « En retour, je m’engage à accueillir des bénéficiaires du RSA, comme Jean-Marie Muller, et à les orienter vers l’emploi durable. » Magali Féraud, responsable des ressources humaines chez Immark le constate : « Aujourd’hui, à 25 ans on est trop jeune, à 40 on est trop vieux. Le créneau s’est rétréci. Or tout le monde a droit à une seconde chance. Des gens valent la peine qu’on se batte pour eux ! » Avec la direction de l’insertion du Conseil général, Jean-Marie Hoffman a obtenu le maintien de Jean-Marie Muller dans le foyer d’hébergement de l’Espélido. « Il fallait redonner vie à un site magnifique. Nous travaillons avec des producteurs locaux, des associations comme « Semelles au vent » qui organise des séjours à la carte etc. » A terme, six emplois en ETP (équivalent temps plein) seront créés au Mas de Cluny. n°71 - juin 2010 GARD mag’9



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