[30] Le Gard mag' n°65 novembre 2009
[30] Le Gard mag' n°65 novembre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°65 de novembre 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Gard

  • Format : (200 x 270) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : à qui profite la réforme ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Créer son entreprise en toute sécurité Mener de front activité technique et gestion administrative de leur entreprise : un véritable casse-tête pour de nombreux porteurs de projets. “En raison de la complexité des démarches administratives ou par manque de temps, ils négligent leur comptabilité ou la communication. Chez nous, ils bénéficient d’un accompagnement et d’un statut juridique en contrepartie d’un prélèvement sur leur revenu”, explique Sylvie Catelan, gérante de la coopérative d’activités et d’emploi Mine de Talents. Or, si à Mines de Talents, les porteurs de projets ont le statut de salarié-entrepreneur, il en va autrement au sein de La Capitelle, couveuse d’entreprises portée par le Département. “On parle davantage de personnes couvées non salariées. Il s’agit d’un outil performant d’accompagnement et d’aide à la transition professionnelle qui permet aux entrepreneurs de tester leur marché, de faire de la publicité, d’acquérir la formation et les comportements d’un chef d’entreprise. Cela s’inscrit dans l’économie solidaire soutenue par le Conseil général”, explique Patrice Prat. Développer l’entreprenariat local Il faut dire qu’au moment de créer son entreprise, les questions ne manquent pas pour le candidat. Des réponses apportées par les couveuses comme La Capitelle qui proposent un hébergement économique de l’activité naissante, et cela avant même la création de l’entreprise. Entrepreneurs-salariés ou simples porteurs de projets “couvés”, aucun doute : les structures d’accompagnement sont un outil de développement de l’entreprenariat local. Mine de Talents, Pist’Oasis (Bâtiment J), 131 impasse des palmiers, 30319 Alès. Tél. 04 66 56 51 26. Site Internet : www.minedetalents.fr La Capitelle, 285 rue Roberval (Parc Kennedy), 30915 Nîmes. Tél. 04 66 27 21 65. 14 En décembre 2008, Département et chambres consulaires, réunis en conférence économique, traçaient leur feuille de route pour “poursuivre le développement socio-économique du Gard”. Un an plus tard, le bilan se veut des plus encourageants même si les contraintes budgétaires actuelles des départements, en lien avec la crise économique et la future réforme fiscale, menacent le partenariat économique local de demain. Quoi qu’il en soit, l’année 2009 aura vu la finalisation du guide des Zones d’activités économiques permettant de mieux localiser l’offre foncière disponible. Parallèlement, le Conseil général a souhaité mettre l’accent sur le développement durable, en soutenant notamment, de nouveau, le 4 e salon Orizon dédié à l’éco-construction. De plus, le Département a accompagné durant l’année cinq entreprises dans la reconnaissance officielle de leur démarche de développement durable. A noter, concernant l’agriculture, la création d’un club Industrie Agro-Alimentaire du pays des Cévennes et la mise en place du label “Réserve du biosphère”, financés à hauteur de 150 000 € par le Conseil général. Les jeunes parrainés par les entrepreneurs Partenariat économique Soutien aux initiatives locales et à l’emploi : le bilan d’une année d’actions impulsées par la 3 e conférence économique. Couveuses d’entreprises Du concret en 2009 ! GARD mag’ n° 65 - novembre 2009 “Les experts” aidés par le Conseil général En matière d’aide à l’emploi, un Groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ) a été créé dans le bassin alésien pour satisfaire les besoins en personnel des entreprises locales et favoriser l’accès à un emploi durable des personnes en insertion professionnelle. Ont, par ailleurs, été débloqués 20 000 € destinés à la mise en place du club d’entreprises FACE Gard intégré à la Fondation nationale Agir Contre l’Exclusion. “Des jeunes issus de quartiers difficiles sont parrainés par des entrepreneurs qui mettent leurs connaissances du monde du travail mais aussi leur réseau pour aider à un éventuel recrutement”, se félicitait Patrice Prat, vice-président du Conseil général délégué à l’économie, à l’emploi et à l’insertion. Enfin, dans l’optique d’un accompagnement efficace des bénéficiaires du RSA vers un emploi dans le secteur artisanal, une convention, impliquant le Département à hauteur de 200 000 €, a été signée avec la Fédération française du bâtiment, la Confédération départementale de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment et la Chambre des métiers du Gard. La prochaine conférence économique et agricole aura lieu le 15 décembre : l’occasion pour le département de tracer avec les acteurs locaux un bilan de l’économie gardoise depuis 10 ans. Placée sur le devant de la scène médiatique grâce à la “cultissime” série télé américaine “Les experts”, la police scientifique bénéficie d’un éclairage inédit. Mais qui sait que le Gard possède désormais son propre laboratoire indépendant de police scientifique, avec le cabinet Lipsadon ? En effet, au titre du renforcement des atouts technologiques du tissu économique gardois, un des principaux volets de la Conférence économique, le laboratoire a bénéficié d’une subvention départementale de 46 000 €. Une aide qui a permis la réhabilitation d’un bâtiment de 700 m 2 à L’Ardoise et donc l’installation de cette société dans le Gard. A la clé : la création de sept emplois. Page réalisée par I.T.
Tribunes Groupe Socialiste et apparentés Des contrevérités à la réalité Aux déclarations du Président de la République sur les réformes fiscale et territoriale, on peut opposer une réalité que chaque citoyen de ce département vérifie quotidiennement : dans le Gard, le Conseil général agit pour vous et avec vous chaque jour. Il serait préjudiciable que ce soient les Gardois qui paient l’addition de ces réformes. Le projet présenté comme une clarification et une simplification de nos institutions n’est en réalité ni clair ni transparent. En voici l’illustration : On nous dit : “il y a trop d’élus locaux”, la diminution proposée des élus ne représente en réalité que 0,6 % du nombre total des élus en France. On nous dit que la fusion Région-Département sera la solution à notre millefeuille administratif : on oublie de dire que les futurs conseillers territoriaux et la mise à niveau des deux administrations coûtera plus de 200 M€. On nous dit : il y a trop d’agents territoriaux. On oublie de dire que nous reprenons à notre charge le désengagement de l’Etat sur bien des compétences depuis des années : routes, RSA, enfance, éducation, solidarité, sans la compensation des moyens financiers et humains. On nous dit que la suppression de la taxe professionnelle, qui était une de nos recettes fiscales principales (110 M€ dans le Gard), dynamisera les entreprises. Mais qui, demain, construira les écoles, les routes, les équipements sportifs ou les zones économiques qui participent à la vie quotidienne des Gardoises et des Gardois ? Une chose est sûre : sans recettes, les collectivités, qui représentent 75 % des investissements publics, réduiront la voilure. Les entreprises, associations et communes en seront les premières victimes, avec des menaces sur l’emploi et les services de proximité jusque-là assurés. Nicolas Sarkozy devrait entendre les élus de terrain que nous sommes. Nous savons faire rimer proximité et modernité. Damien ALARY (Saint-Hippolyte-du-Fort), Lucien AFFORTIT (Saint-Jean-du-Gard), Bernard AUZON- CAPE (Nîmes VI), Denis BOUAD (Uzès), Roland CANAYER (Le Vigan), Bernard CASAURANG (Nîmes IV), Martin DELORD (Trèves), Jean DENAT (Vauvert), William DUMAS (Saint-Mamert), Olivier GAILLARD (Sauve), Gérard GAROSSINO (Vézénobres), Lionel JEAN (Quissac), Françoise LAURENT-PERRIGOT (Lédignan), Juan MARTINEZ (Beaucaire), Francis MAURIN (Saint-André-de-Valborgne), Rémy MENVIEL (Lasalle), Alexandre PISSAS (Bagnols-sur- Cèze), Laurent PONS (Alzon), Bernard PORTALES (Bessèges), Patrice PRAT (Roquemaure), William TOULOUSE (Sumène), Christian VALETTE (Sommières) et Yvan VERDIER (Lussan). Groupe-Socialiste@cg30.fr Groupe Communiste Indispensable clause de compétence générale Sans la clause de compétence générale, dont la réforme territoriale voulue par Nicolas Sarkozy entend nous priver, le Gard ne serait pas tout à fait ce qu’il est aujourd’hui. Comme pour tous les départements, nous avons à mettre en œuvre des compétences obligatoires (action sociale, aide aux personnes âgées, aux personnes handicapées, protection infantile, petite enfance, construction des collèges, voirie, assainissement...) qui sont loin de représenter tout ce que réalise le Conseil général du Gard. La différence, qui porte la marque de la majorité de gauche qui gère notre Département, trouve sa source dans la “compétence générale”, liberté de choix politique pour intervenir sur tous les terrains des préoccupations, besoins, attentes des Gardoises et des Gardois. Sur un budget de 900 millions d’euros environ (fonctionnement et investissement), nous pouvons consacrer environ 20 % à ces choix qui changent tout. Le logement social, question prégnante et cruciale, s’il en est, dans notre département. Nous avons engagé un programme de participation à la création de 616 logements et d’intervention sur l’amélioration de 4 157 logements. Le développement économique, dans un territoire marqué par les besoins de reconversion et de redynamisation des bassins d’emplois. Nous menons depuis plusieurs années une politique de soutien aux filières économiques, de soutien à la création de zones d’activités, aux projets locaux de développement économique, au tourisme... L’environnement et la protection contre les inondations. La richesse naturelle du Gard et malheureusement les drames humains et économiques liées aux intempéries suffisent à démontrer l’utilité de l’intervention du Conseil général sur ces questions : syndicats de gestion et de protection des zones naturelles remarquables, propriétaire de nombreux espaces naturels, de gestion et d’aménagement des bassins versants afin de réduire le risque inondation. L’aide directe aux communes pour des projets structurants qui permet une certaine péréquation entre les 353 communes du Gard. A ces quatre exemples, nous pouvons ajouter notre politique en faveur de la culture, du sport, du transport scolaire gratuit, de l’agriculture, de la vie associative... Pour dénoncer un projet de réforme contraire à l’intérêt général des Gardoises et des Gardois. Patrick BONTON (Rhôny-Vidourle), Edouard CHAULET (Barjac), Alain CLARY (Nîmes 3), Guy LAGANIER (Génolhac), Patrick MALAVIEILLE (La Grand’Combe), Jean-Claude PARIS (Saint- Ambroix), Jean-Michel SUAU (Alès Ouest), Jacky VALY (Alès Nord Est). groupecommuniste@cg30.fr L’Assemblée départementale est composée de trois groupes politiques (Groupe Socialiste et apparentés, Groupe communiste et Intergroupe Républicain et Libéral) et deux élus non inscrits, Geneviève BLANC et Christophe CAVARD (Gauche alternative). Intergroupe Républicain et Libéral Edgard, les raisons de nos préoccupations... L’I.R.L n’a pas souhaité participer au vote de la D.S.P. transport collectif avec le groupe Veolia en juillet dernier. Raison principale : nous pensons très sincèrement que des adaptations budgétaires conséquentes devront être mises en place dans les prochains budgets pour permettre au réseau Edgard d’acquérir une santé en adéquation avec les promesses promotionnelles. Alors qu’une communication élogieuse se gargarise du bien-fondé incontestable d’une nouvelle politique de transport au niveau de notre Département, nous pensons qu’un peu plus d’humilité correspondrait d’avantage à la mise en place laborieuse et problématique qui hypothèque de manière inquiétante la réussite d’Edgard. Horaires non adaptés, territoires et itinéraires mal maîtrisés, arrêt de bus transformés ou supprimés de façon aléatoire, achat obligatoire d’un nouveau titre de transport pour toute correspondance de ligne ayant échappé à la campagne de publicité sur la traversée du Département au coût d’1,50 €, sécurisation de l’ensemble des points d’arrêts, respect de la D.S.P. au niveau de la flotte de véhicule... Ensemble de soucis que pouvait laisser supposer une D.S.P. aussi importante actée seulement à la fin du mois de juillet et touchant près d’une trentaine d’autocaristes. Il serait préférable que les grands plans de communication expliquant les “10 raisons d’aimer Edgard” nous aident plutôt à mieux cerner les attributions et compétences de chacun. L’amalgame réseau urbain ou non urbain est fréquent, l’incompréhension courante face à un bus qui traverse une commune mais qui n’a pas le droit de s’y arrêter... Tout cela est bien complexe pour l’usager des transports en commun du Département. Nous dénonçons ici une façon un peu cavalière de parler “d’égalité des territoires et d’accès à ce service” pour l’ensemble des Gardois et demandons qu’à l’avenir une réflexion associant toutes les Autorités Organisatrices de Transport de notre Département puisse se mettre en marche dans un esprit où la complémentarité prenne le pas sur la compétition... Marie-Chantal BARBUSSE (Nîmes I) - Gilbert BAUMET (Pont-Saint-Esprit) - Gérard BLANC (Aramon) - Olivier LAPIERRE (Saint-Gilles) - William PORTAL (Marguerittes) - Thierry PROCIDA (Nîmes II) - Franck PROUST (Nîmes V) - Léopold ROSSO (Aigues- Mortes) - Gérard ROUX (Alès Sud-Est) - Jacques SAU- ZET (Remoulins) - Patrick VACARIS (Villeneuve-lez- Avignon) - Thomas VIDAL (Valleraugue) - Jean YAN- NICOPOULOS (La Vistrenque) yannicopoulos_ j@cg30.fr n° 65 - novembre 2009 GARD mag’ 15



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