[30] Le Gard mag' n°110 mars 2015
[30] Le Gard mag' n°110 mars 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°110 de mars 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Gard

  • Format : (210 x 290) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 3,8 Mo

  • Dans ce numéro : deux nouveaux centres de secours dans le Gard.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Vu du Gard Vous cherchez un emploi ? Les prochains forums de l’emploi et de la formation sont organisés par la Cité des Métiers du Gard, service anonyme et gratuit du Conseil général, dans différents sites du territoire. Ils s’adressent à tous, sauf celui du 3 mars, plus particulièrement destiné à un public scolaire. le mardi 3 mars de 13 h 30 à 17h, Forum Orientation, formation et alternance au Pont du Gard (Rive droite) le jeudi 5 mars de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h à 17h, Forum des métiers et de l’emploi saisonnier au Pont du Gard, le jeudi 9 avril de 9 h à 13h, Forum des métiers et de l’emploi à Jonquières-Saint-Vincent le jeudi 28 mai de 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 17h, Forum des métiers et de l’emploi à Laudun. Pour tout renseignement : tél. 04 66 27 34 67 Lou Gacécano : libre(s) cours à la cuisine 22 LeGARDMAG mars 2015 Primée lors du dernier concours Espoirs de l’Entrepreneuriat gardois, organisé par le Département et la Boutique de Gestion, la société « Lou Gacecano » a fêté son premier anniversaire en décembre dernier. Derrière ce succès, deux passionnés : Caroline et Cédric Bernard qui, dans leur boutique nîmoise, proposent épicerie fine et cours de cuisine. Aux fourneaux, Cédric, chef de cuisine formé à la meilleure école, celle de Marc Veyrat, avant de devenir responsable d’exploitation de deux restaurants parisiens, chef d’un établissement mauricien puis chargé de cours chez Vatel, à Nîmes. « Des expériences variées qui m’ont permis de découvrir toutes sortes de cuisines et m’ont donné l’envie de partager, de transmettre. » Chaque semaine, dans l’arrière-boutique de l’épicerie, des passionnés de tous âges se retrouvent pour des cours thématiques, adaptés au niveau des participants, à leurs envies aussi. « À 80%, les produits cuisinés viennent des halles, et, autant que possible, de producteurs locaux. » La recette d’une réussite Pris d’assaut à Noël, les cours de cuisine ont fait la joie des grands – passés cuisiner le repas des fêtes – et des petits repartis Gourmandise et jeu pour les cours de cuisine dispensés chaque semaine aux enfants dans la boutique nîmoise Lou Gacécano. fièrement avec leur bûche de Noël. « Des moments de partage, d’échanges, de bonne humeur. Cuisiner ensemble rapproche les gens. L’activité fédère. Il y a des rires, des amitiés se nouent. » Du côté de la boutique, qui propose épices rares (60 variétés différentes) et friandises d’antan (les coussins de Lyon, la nonette au miel, les chardons au Grand Marnier), même esprit de pédagogie. « Les mentalités ont évolué, note Cédric. Les consommateurs sont de plus en plus curieux et leurs questions de plus en plus pointues. Il s’agit d’expliquer, de donner des clés. Si notre poivre blanc n’est pas vraiment blanc, c’est qu’il n’est pas ionisé. Si nous vendons nos épices dans des tubes à essai, en petites doses, c’est pour qu’elles conservent leur fraîcheur. » Des explications qui fidélisent la clientèle, une transmission du savoir au cœur du projet de l’entreprise gardoise. « Inattendue, la récompense obtenue au concours Espoirs renforce notre motivation. Aujourd’hui, nous souhaitons développer la partie cours de cuisine et épicerie fine, ce qui passera, à terme, par une première embauche. » DD Contact : Lou Gacécano, 25 avenue Franklin Roosevelt, Nîmes Tél. 09 82 27 62 27 Les cuisiniers d’un jour apprennent au contact du chef et repartent en emportant les plats qu’ils ont préparés.
« Prouver qu’on peut construire des logements de qualité, à coûts réduits, en évitant le pavillonnaire et le mitage des montagnes, mais aussi maintenir un village dynamique, une école avec sa classe unique… » : de quoi souder une communauté villageoise, toutes opinions politiques confondues. « Le vivre ensemble, ici, n’est pas un vain mot », souligne le Maire (à droite sur la photo). Soudorgues : un éco-hameau pour mieux vivre ensemble L’idée est née d’une demande des administrés eux-mêmes », annonce Christian Pibarot, maire de Soudorgues, commune de 290 âmes composée de petits hameaux dispersés – un paysage dans lequel s’inscrira harmonieusement le projet d’écohameau mûri depuis cinq ans, sur des terrains communaux en faïsses (terrasses). « Notre population est modeste, et l’habitat participatif était une solution pour accéder au logement autrement que par le crédit bancaire », précise Jean-François Ayme, adjoint en charge du projet. Il fallait aussi répondre à une demande locale d’infrastructures, pour la création d’activités. « Nous avions la préoccupation écologique de réduire les déplacements entre domicile et lieu de travail », confirme Walter Victorien, menuisier, l’un des Soudorguais à l’origine du projet. Dès le début, celui-ci mêlera donc habitat et locaux professionnels. Le chantier des ateliers, cinq en tout, a déjà bien avancé. Si la démarche est écologique, les matériaux de construction le sont aussi, tout comme l’isolation par des blocs de terre-paille fabriqués à l’occasion d’un chantier participatif organisé à l’été 2014 par Écoterre (Scop basée à Sauve), qui a attiré des volontaires venus parfois de l’étranger, logés « sur place : 1 800 briques ont ainsi été réalisées. Un système de toilettes sèches permet également d’éviter le gaspillage de l’eau. Un projet pilote Écologique aussi, ce jardin partagé qui pourra voir le jour sur la parcelle de 1 500 m² non constructible. Pas d’espace extérieur privé mais pas de vis-àvis non plus : l’idée est de vivre en habitat groupé, mais pas en communauté. Les huit logements (deux blocs de quatre logements mitoyens, par souci d’économie), en bois et pierre, seront construits sur la parcelle attenante, de 4 000 m² constructibles, et respecteront le principe de mixité sociale puisqu’ils seront proposés soit en accession directe à la propriété, soit en location vente, soit en location simple. Tous les habitants feront partie d’un groupement au sein duquel chacun disposera d’une voix, comme le bailleur. Les décisions seront prises collégialement et au consensus. C’est un bailleur social solidaire qui doit prendre en charge le projet réalisé par l’Atelier Inextenso d’Alès qui milite pour une architecture responsable, respectueuse de l’environnement. Le maire a d’ailleurs inscrit le village entier dans cette démarche de développement durable : station d’épuration à lits filtrants plantés de roseaux, agrandissement du foyer communal avec matériaux écologiques, chauffage central au bois et installations photovoltaïques permettant à la municipalité de vendre de l’électricité à ERDF. Un projet cohérent, donc, et surtout un projet pilote : de petite dimension, en milieu rural, à l’initiative des habitants, il est unique en son genre et, pour cette raison, observé par les urbanistes et les sociologues. Une démarche soutenue aussi par la Communauté de communes Aigoual Cévennes et son Président. « Financièrement et juridiquement, le projet était difficile à monter car nous ne disposions pas de modèle. Il fallait vraiment être motivé ! », constate le maire. L’éco-hameau bénéficie du soutien de la commune, du Département et de l’Europe. PF mars 2015 LeGARDMAG 23



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