[29] Penn ar bed n°150 oct/nov/déc 2018
[29] Penn ar bed n°150 oct/nov/déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°150 de oct/nov/déc 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Finistère

  • Format : (220 x 275) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 8,0 Mo

  • Dans ce numéro : agir pour des territoires solidaires.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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JEUNES MAGAZINE PENN AR BED/N°150/OCTOBRE 2018 42 CONCOURS T’AS LA TCHATCHE DEUX FILMS FINISTÉRIENS LAURÉATS Le concours « T’as la tchatche », organisé par le Centre régional Information Jeunesse Bretagne (CRIJ), propose aux jeunes Bretons de 13 à 30 ans de réaliser une vidéo informative de 4 minutes sur un thème qui les concerne. Pour sa 10 e édition, T’as la tchatche a récompensé deux courts-métrages finistériens. Jean-Édern Aubrée et ses élèves. PRIX DES COLLÉGIENS  : LA BALEINE BLEUE L’année dernière, Jean-Edern Aubrée, professeur-documentaliste au lycée Saint-Blaise à Douarnenez, animait l’option multimédia. « J’avais déjà participé au concours T’as la tchatche dans un autre établissement. J’ai donc proposé aux élèves de tenter l’expérience cette année. » Les lycéens ont déjà à disposition du matériel dans le cadre de cette option  : caméra, micro, table de mixage, logiciel de montage. Ne manque que la motivation. Gwenegan, Éva et Elouan, élèves de seconde, décident de participer au concours. « Lorsque je leur ai demandé sur quelle thématique ils voulaient travailler, ils m’ont dit que les réseaux sociaux les intéressaient, car cela concerne tous les lycéens. Ils + D'INFOS SUR www.projetsjeunes enfinistere.com avaient entendu parler d’un challenge appelé La Baleine Bleue (Blue Whale Challenge), qui pousse des jeunes au suicide. » En quelques mois seulement, les trois élèves s’attèlent à la réalisation de ce court-métrage. Ils écrivent le scénario, tournent dans leur lycée et montent le film, guidés par leur professeur. Ils optent pour des choix esthétiques forts, comme celui d’assombrir les images jusqu’au noir et blanc pour la scène finale. Et leur court-métrage a remporté le Prix des collégiens 2018 ! Avec à la clé un chèque de 250 euros qui leur a permis de racheter du matériel (enregistreur numérique, lampe led et claps de cinéma) pour continuer à réaliser des films l’année prochaine. DR PRIX DE L'INFO  : THE RENTAL QUEST INFORMATIONS ET VIDÉOS SUR www.taslatchatche.com Antoine Delamare et Charles Élie Roy se sont rencontrés en cours de théâtre d’impro. Le premier est pharmacien et animateur d’une chaîne youtube humoristico-pédagogique sur son métier (WWOP pour Wonderful World Of Pharmacy). « On a vu l’annonce pour le concours T’as la tchatche début avril et le film était à rendre le 15 mai ! Mais on avait envie de faire une vidéo ensemble, alors on s’est dit que c‘était l’occasion. » Il faut alors choisir une thématique qui concerne les jeunes de moins de 30 ans. En se rappelant leurs années étudiantes, ils trouvent que leurs expériences de recherche de logement peuvent s’apparenter à un récit épique, comme dans un jeu vidéo. « On a voulu faire un truc décalé, en bossant le côté funky et pêchu pour qu’on ne s’ennuie pas. Après, on a fait un pot-pourri de nos références culturelles geek et cinéma avec Star Wars ou Ready player one, de Steven Spiedberg ». Le défi entre copains, réalisé sur leurs jours de repos, s’est révélé payant. « On ne s’attendait pas du tout à avoir un prix, et surtout pas celui de l’info ! s’étonne encore Antoine. On s’était concentrés sur la qualité de la vidéo et la cohérence avec la thématique. » Cette récompense a conforté Antoine dans son envie de continuer à faire vivre sa chaîne Youtube. Les deux amis ont reçu une dotation de 350 euros en bons d’achat pour du matériel vidéo. Antoine Delamare et Charles Élie Roy recevant leur prix. CRIJ BRETAGNE
I OSER L’ENTREPRENARIAT « Je voulais travailler en indépendant. Je trouvais l’aventure excitante. » Killian Penvern a 21 ans. En octobre 2017, son bac vente-commerce en poche et quelques expériences dans la vente, il se lance. FLUIDE COWORKING À QUIMPER SERVICE D’AIDE À LA PERSONNE L’ENVIE D’AIDER ET D’EN VIVRE Marianne Durand a 23 ans et en juin dernier, elle a créé sa microentreprise d'aide à domicile  : DZ'Aide. Après avoir entamé des études de psycho, Marianne Durand décide d'entrer MARIANNE DURAND « Il faut être un peu fou pour entreprendre. » Marianne Durand. Killian Penvern. + D'INFOS SUR www.fluidecoworking.com dans la vie active. Elle travaille donc à temps partiel comme agent d'entretien dans des entreprises, ainsi que comme aide à domicile et aide ménagère. Elle aime son métier mais se rend compte que ses employeurs prêtent peu d’attention à leurs clients. « Alors que moi, c’est le côté relationnel et humain qui me plaît. » Son projet de création d’entreprise commence alors à mûrir. « Je me suis dit que j’allais me lancer. À mon « Je me suis dit que j’allais me lancer. À mon âge, je n’ai rien à perdre. » CONTACT DZ'Aide Tél.  : 06 59 29 94 99 dzaidemariannedurand Il crée son espace de coworking à Quimper, comme un défi à sa jeunesse et à son parcours scolaire  : « J’étais nul en cours, j’ai eu mes examens de justesse », déclare-t-il avec un grand sourire. Un an après l’ouverture de Fluide coworking, le bilan est positif. Aujourd’hui, Killian assure avoir atteint les objectifs qu’il s’était fixés. « Je fais ce que j’aime. J’ai des coworkers réguliers et des occasionnels. Je crée des événements. Je fais du social aussi ! Ça, je m’y attendais moins, mais j'ai quelquefois un rôle de "psy" et les coworkers sont aussi parfois le mien, sauf que ça coûte moins cher ! », plaisante-t-il. Killian a trois activités  : domiciliation commerciale, coworking et location de salles. Cette dernière est la plus rentable. Son objectif pour l’année à venir est d'afficher complet avec davantage de turnover. Il souhaite aussi organiser plus d’événements et de rencontres pour les jeunes, « une cause qui me tient à cœur ». Si Killian reconnaît que la création d’entreprise n’est pas de tout repos, « qu’il faut être un peu fou pour entreprendre », son message est sans équivoque  : « Si vous avez une idée, foncez ! La jeunesse n’est pas un frein, bien au contraire. » âge, je n’ai rien à perdre. » D’autant plus que la jeune femme a suivi une formation à la création d’entreprise, via le dispositif Activ’Créa de Pôle Emploi et bénéficie des indemnités chômage suite à une rupture conventionnelle. En février, elle commence à démarcher les commerçants de son quartier à Douarnenez pour faire connaître son activité. Le cabinet de podologie en bas de chez elle, qui reçoit beaucoup de personnes âgées, la recommande. Assurée d'avoir la clientèle minimum pour démarrer, Marianne franchit le pas et le 18 juin, crée sa microentreprise. Quatre mois plus tard, elle intervient déjà chez une quinzaine de personnes, pour 60 heures par mois, à Douarnenez et Quimper. « Et je gagne aujourd'hui plus que lorsque j’étais salariée à temps partiel… » Elle fait le ménage, de l’aide aux courses, de l’assistance administrative selon les besoins. « Mais mon métier a aussi un côté social, je discute avec les personnes, qui sont souvent seules. Quand j’étais salariée, toutes les interventions étaient chronométrées. Là, je peux passer un peu plus de temps avec une personne si elle ne va pas bien. Il faut pouvoir s’adapter. » KILLIAN PENVERN JEUNES MAGAZINE PENN AR BED/N°150/OCTOBRE 2018 43



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