[29] Penn ar bed n°150 oct/nov/déc 2018
[29] Penn ar bed n°150 oct/nov/déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°150 de oct/nov/déc 2018

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Finistère

  • Format : (220 x 275) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 8,0 Mo

  • Dans ce numéro : agir pour des territoires solidaires.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DOSSIER MAGAZINE PENN AR BED/N°150/OCTOBRE 2018 18 CADRE DE VIE Pour aider les collectivités à préserver un cadre de vie de qualité, le Département a déployé depuis 2015 un réseau d’ingénierie publique et des dispositifs d’aide à l’investissement. PRÉSERVER LA QUALITÉ DE VIE Les dispositifs mis en place par le Département pour aider les communes et les intercommunalités à investir permettent notamment d’envisager des opérations de revitalisation de centre-bourg. En 2014 et en 2016, deux appels à manifestation d’intérêt (AMI) ont été lancés. Le premier, sur la thématique « Habitat revitalisation de centre-bourg », avait pour objectif d’aider les communes sur les aspects ingénierie et financier pour ce type de projets. Trente-quatre projets de communes de moins de 2 500 habitants ont été retenus et inscrits dans les contrats de territoire. Le deuxième AMI, sur la thématique « Solutions innovantes d’habitat personnes âgées autonomes », a été lancé pour les pôles plus importants de 5 000 à 6 000 habitants. Treize communes ont été sélectionnées en 2017. Un autre outil vient compléter ces appels à manifestation d’intérêt  : le dispositif « Patrimoine et cadre de vie », pour encourager les projets de mise en valeur du patrimoine et du cadre de vie d’une commune. Ces dispositifs se traduisent par des aides financières. Ils s’accompagnent également de la mise à disposition d’un réseau d’ingénierie publique départemental. Qu’il s’agisse d’aide à la décision, d’assistance à maîtrise d’ouvrage et de conseils via les directions départementales sur l’aménagement, le logement, les routes ou l’environnement. La sollicitation de ce réseau reste une démarche volontaire. « Cependant, quand les collectivités demandent des subventions, nous veillons à ce qu’elles aient fait appel à ce réseau, précise Armelle Huruguen, présidente de la commission territoires et environnement du Conseil départemental. Ce réseau est sollicité par les collectivités locales adhérentes. Nous portons une attention particulière aux territoires qui cumulent les difficultés. » FIA et CAUE au service des collectivités Finistère Ingénierie Assistance (FIA) est un établissement public rattaché au Conseil départemental. Depuis 2015, il propose une assistance à maîtrise d’ouvrage en phase pré-opérationnelle pour les projets des collectivités. Opérationnel depuis 2014, le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) du Finistère intervient en amont des projets, pour l’aide à la décision. Ces deux outils peuvent être sollicités, notamment pour des opérations de revitalisation de centre-bourg. TÉMOIGNAGE Michel Cotten Maire de Tourc’h + D’INFOS SUR FIA  : finistere-ingenierie.fr CAUE  : www.caue-finistere.fr « Le début de la réflexion sur la revitalisation de notre centrebourg, nous l’avons mené avec le CAUE (Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement du Finistère). En 2016, nous avons organisé un atelier participatif, conduit par des urbanistes et des architectes du CAUE, avec une trentaine de participants  : des habitants et des usagers du centre-bourg, des élus de la commune, des personnes des services de la communauté d’agglomération, de Finistère ingénierie assistance (FIA), des services de la voirie du Département… Deux points en sont ressortis  : faire de la route départementale qui traverse la commune un atout et réorganiser un vrai cœur de bourg, en donnant plus de place aux piétons. Nous avons présenté un appel à projet de la région Bretagne dans la catégorie « dynamisation de centre-bourg » avec ces éléments, et nous l’avons remporté pour la phase « Études ». FIA nous a beaucoup aidés sur la compréhension de l’appel à projet avec un accompagnement technique pour la phase « Études » et ensuite pour la phase opérationnelle en préparation. » FRANCK BÉTERMIN
COLLECTIVITÉS ET INDUSTRIE EAU ET ASSAINISSEMENT  : L'AIDE DU DÉPARTEMENT Jean-Marc Goarnisson est chef de service du Service de l’eau et de l’assainissement. Explications des missions du SEA. Q Qui est actuellement en charge de la compétence assainissement et eau potable ? C’est une compétence communale jusqu’au 1er janvier 2020 (*). Après cette date, par application de la Loi NOTRe, ça deviendra une compétence communautaire. Sur 21 communautés de communes finistériennes, dix ont déjà pris la compétence. Il y a une bonne dynamique dans le Finistère. Dans ce transfert de compétences, le service de l’eau et de l’assainissement (SEA) a un rôle  : celui d’accompagner techniquement et financièrement les collectivités. Quels services proposez-vous aux collectivités pour les stations d’épuration ? Notre cœur de métier, c’est le suivi des études et des projets de stations d’épuration. Nous faisons également de l’assistance technique et la validation de l’autosurveillance des systèmes d’assainissement (réseaux et stations). Aujourd’hui, nous avons 200 stations d’épuration dans le Finistère, dans lesquelles nous faisons une à trois visites par an, plus s’il y a des dysfonctionnements. Quel appui proposez-vous pour le contrôle de l’assainissement non collectif ? Depuis 2006, la loi a rendu obligatoire les SPANC (service public d'assainissement non collectif), une compétence communale. Nos élus de l’époque ont souhaité la mise en place d’un réseau animé par le SEA, pour favoriser les 200 stations d'épuration en Finistère + D’INFOS SUR www.finistere.fr échanges et le partage d’expérience entre les techniciens des SPANC. Nous fédérons le réseau, opérons un suivi, une veille technique et réglementaire. Nous avons également rédigé une charte qualité des bonnes pratiques en 2008. En 2020 (*), cette compétence deviendra communautaire. Comment accompagnez-vous les collectivités pour la production d’eau potable ? Nous intervenons en premier lieu pour la protection de la ressource. Le Finistère se caractérise par une ressource en eau variée et diversifiée. Elle provient à 70% de rivières, avec 37 prises d’eau de surface et le reste est puisé dans 265 petits captages. Notre rôle est d’aider les collectivités à la mise en place de mesures de protection de ces captages pour prévenir les risques de pollution dans un périmètre bien défini autour des ouvrages. Nous faisons une vingtaine de visites par an sur les périmètres de protection. Comment le Département s’investit-il pour la sécurisation de l’eau potable ? En 2014, un schéma départemental a été voté pour sécuriser l’alimentation en eau potable des Finistériens. Le diagnostic sur les insuffisances en période de sécheresse et sur les risques de pollution accidentelle a identifié un besoin de sécurisation de 25% de la population finistérienne. D’ici 2030, 120 millions d’euros de travaux sont programmés. À ce jour, 60% des études et travaux inscrits dans notre schéma sont engagés. C’est une bonne dynamique. Nous proposons un appui technique et financier aux collectivités pour la réalisation des études et des travaux. (*) possibilité de dérogation au 01/01/2026 sous certaines conditions. FRANCK BÉTERMIN DOSSIER MAGAZINE PENN AR BED/N°150/OCTOBRE 2018 19



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