[29] Penn ar bed n°128 fév/mar 2013
[29] Penn ar bed n°128 fév/mar 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°128 de fév/mar 2013

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général du Finistère

  • Format : (230 x 300) mm

  • Nombre de pages : 48

  • Taille du fichier PDF : 8,5 Mo

  • Dans ce numéro : le Conseil général accompagne tous les âges de la vie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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> ac teu r s Claire Le Calvez Soutien de chercheu Claire Le Calvez travaille au service infrastructures et logistique de l’Institut polaire français Paul-Emile Victor (IPEV), installé à Plouzané près de Brest. Elle est responsable de l’exploitation, du développement, de l’organisation générale de la base scientifique franco-italienne Concordia, au cœur de l’Antarctique. Quelles sont ses missions ? L’Ipev est une agence de moyens financiers et logistiques pour aider, supporter la science dans les milieux difficiles que sont les pôles Nord et Sud, les îles subantarctiques -Kerguelen, Crozet, Saint-Paul et Amsterdam-. Il offre les moyens humains, logistiques, techniques et financiers, ainsi que le cadre juridique nécessaires au développement de la recherche scientifique française dans les régions polaires et subpolaires. Il a aussi une activité océanographique avec le navire Marion Dufresne qui assure par ailleurs le raviq Quand l’Institut polaire français Paul-Emile Victor (IPEV) a-t-il été créé ? En janvier 1992, l’Institut français pour la recherche et la technologie polaires (IFRTP) est né de la fusion de la mission de recherche des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) et des Expéditions polaires françaises (EPF) créées par Paul-Emile Victor. Implanté à Brest en 1993, il a été prorogé en janvier 2002 pour une durée de 12 ans sous le nom d’Institut polaire français Paul- Emile Victor (IPEV). 6 finistère penn-ar-bed I n°128
F. Betermin Les conditions de vie sont très agréables car la base est confortable base Alfred Faure dans l’archipel Crozet et la base de Port-aux-Français sur les Kerguelen. Pourquoi observer les pôles ? Les pôles offrent des possibilités uniques de recherches dans des domaines variés comme la chimie atmosphérique, l’astronomie, la glaciologie, la sismologie, l’observation magnétique, la physique du globe, l’évolution de la biodiversité avec notamment l’ornithologie, la météorologie et bien sûr l’évolution du climat. En quoi consiste votre travail ? À adapter la base franco-italienne de Concordia, en plein cœur de l’Antarctique, aux dures conditions de travail en milieu polaire pour les scientifiques et les techniciens qui y travaillent. C’est une base de vie et une plateforme opérationnelle où sont développés en ce moment une quarantaine de programmes de recherches (français et italiens confondus). Comment vivez-vous les longs séjours sur ce continent blanc ? À Concordia, on peut passer un hivernage qui représente une période d’environ 12 mois pendant l’hiver austral, de décembre à décembre. On peut aussi y passer des périodes plus courtes de 3 mois pendant l’été austral de novembre à février. Les conditions de vie sont très agréables car la base est confortable. Le travail, été comme hiver, y est très intense et les journées sont bien remplies ! Les soucis rencontrés sont généralement dus à la vie en communauté, à l’éloignement des proches (famille et amis) et au confinement. Pour ma part, mes séjours se sont à chaque fois très bien passés et j’y retourne toujours avec plaisir ! Le froid est une composante qu’on ne peut pas oublier pour travailler à Concordia : il fait en moyenne – 35 °C en été et – 70 °C en hiver. Tout est adapté au froid : vêtements, équipements scientifiques et techniques. L’Antarctique a un statut juridique particulier, plusieurs nations y ont des personnels… Oui, c’est une « terre de coopération internationale », un continent qui relève du système du traité sur l’Antarctique datant de 1959. C’est un système juridique unique au monde qui garantit le gel des revendications territoriales, ainsi qu’une très stricte protection de l’environnement à travers le Protocole de Madrid désignant l’Antarctique comme « réserve naturelle consacrée à la Paix et à la Science ». Quels types de personnels l’IPEV recrute-t-il ? * Pour les stations en Antarctique nous recrutons principalement deux catégories de personnels. Des scientifiques, qui partent pour une durée d’un an pour les différents laboratoires de recherche. Ce sont des jeunes de moins de 29 ans sous contrat de volontariat civil. Il y a des électroniciens, chimistes, biologistes, ornithologues, informaticiens. Des techniciens ou plutôt des « non scientifiques », qui partent pour un été austral ou pour un hivernage. Parmi eux : mécanicien véhicule, chef centrale électrique, électrotechnicien, plombier chauffagiste/frigoriste, chaudronnier, soudeur mais aussi cuisinier et pâtissier*. n * Détails disponibles sur le site de l’Ipev www.institut-polaire.frrs en milieu polaire taillement de ces îles australes à partir de l’île de la Réunion. Combien de bases ou de stations sont gérées par l’Ipev ? Nous apportons un soutien technique et logistique aux programmes de recherche qui sont développés dans les bases scientifiques situées en Antarctique : la base Dumont d’Urville en zone côtière et la station Concordia, installée sur le plateau continental. Il y a aussi les bases au sud de l’océan Indien, les îles subantarctiques françaises : Martin de Viviès sur l’île d’Amsterdam, la La base de Concordia, une architecture et une organisation originales. Elle est composée de deux bâtiments principaux reliés par un tunnel au niveau du 1 er étage. Ils sont constitués d’une charpente métallique revêtue de panneaux très isolants (100 °C d’écart entre l’intérieur et l’extérieur du bâtiment). Chaque bâtiment, d’un diamètre de dix-sept mètres, comprend trois étages représentant une surface totale habitable de 1 500 m². Le système utilisé pour l’alimentation en eau potable est un fondoir à neige. La capacité maximale en hivernage est de 18 personnes : scientifiques, techniciens, ingénieurs, médecin et cuisinier, qui vivent en autonomie totale durant les neuf mois de l’hiver austral, de février à début novembre. Durant l’été, les effectifs peuvent atteindre une cinquantaine de personnes, hébergées en partie dans des aménagements légers (camp d’été). n°128 I finistère penn-ar-bed 7



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