[28] Eurélien n°8 mar/avr/mai 2009
[28] Eurélien n°8 mar/avr/mai 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de mar/avr/mai 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général d'Eure-et-Loir

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5,4 Mo

  • Dans ce numéro : emploi... quatre portraits d'Euréliens qui ont réussi à rebondir.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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20 Découverte Eurélien n°8 - Printemps 2009 - Découverte Patrimoine riche et diversifié, quartiers pittoresques : Dreux surprend les visiteurs Ville d’hier et d’aujourd’hui, dominée d’un côté par la Chapelle Royale, ceinturée de l’autre par la Blaise qui servait naguère à la défense de la ville, Dreux étale ses terrasses sous les charmes et offre sa quiétude au promeneur. Maisons anciennes de la rue Maurice-Viollette Nichée au cœur de trois vallées, elle possède un patrimoine architectural exceptionnel où maisons à pans de bois, beffroi médiéval, hôtels particuliers du XVII e, architecture du XIX e et équipements du XX e siècles se mêlent dans une parfaite harmonie, qui rappelle que la ville a toujours su puiser sa force dans sa diversité. La cité des Durocasses La ville tire son nom de l’Antiquité. Elle était la capitale des Durocasses, un petit peuple gaulois lié aux Carnutes. Si les traces archéologiques de ce lointain héritage sont rares, les habitants, comme leurs ancêtres, défilent chaque année, à la mi-décembre, dans les méandres des ruelles pour fêter le solstice d’hiver. C’est le carnaval des Flambarts dont la tradition remonte à l’âge celtique. Chapelle royale de Dreux Le cœur historique conserve des traits médiévaux. À cette époque, son château se dressait comme une sentinelle face aux Ducs de Normandie. Aujourd’hui, les murailles de l’ancienne forteresse qui entourent la Chapelle royale offrent incontestablement le meilleur point de vue pour comprendre la manière dont la ville s’est déployée. Enroulée autour de ce promontoire rocheux et protégée par la Blaise, elle s’est au fil du temps développée pour occuper toute la vallée. Beffroi municipal, Chapelle royale Dominant la Grande rue, le beffroi de la ville, véritable donjon municipal édifié au début du XVI e, hésite entre deux styles artistiques : le gothique flamboyant et la Première Renaissance devenue à la mode.
Ce monument étonnant symbolise la commune que Robert I er (1123-1188), comte de Dreux et fils du roi Louis VI le Gros, a offert aux habitants, ce qui leur conféra l’autonomie dans l’administration de la ville. Deux autres souverains La Chapelle français royale, ont durablement marqué vue la de ville. la Grande Henri rue IV, d’abord, en 1593, qui devait détruire Le beffroi Eurélien n°8 - Printemps 2009 - Découverte l’ancien château fort pour punir la ville de la position qu’elle avait prise contre lui au cours des guerres de religion. Trois siècles plus tard, Louis-Philippe, le dernier roi de France, décide en 1840 de transformer la chapelle funéraire primitive érigée par sa mère, en somptueux mausolée royal. Rien n’est trop beau pour ce roi amoureux des arts. Il fait appel aux plus grands artistes de son temps : Delacroix, Millet, Lenoir, Mercié, Viollet-le-Duc, Ingres, laissant à la ville un rare exemple du style « troubadour » qui annonçait le style néo-gothique et l’éclectisme du XIX e siècle. Enfin, Louis- Philippe devait renouer avec la grande tradition médiévale des gisants. Un air de Deauville... La période d’expansion importante fin XIX e et début XX e siècles laissa des ensembles architecturaux remarquables qui n’échappent pas aux promeneurs : la mairie, l’ancien hôpital, le musée Marcel Dessal, l’hôtel de la Caisse d’épargne et nombre d’équipements voient le jour et ponctuent le paysage urbain… Sans parler des très étonnantes résidences du boulevard Dubois, proches de l’architecture balnéaire de Deauville, qui vaut incontestablement un détour. Découverte Les Flambarts Connue depuis le XIII e siècle, la procession des Flambarts, telle qu’elle est rapportée par les textes du XVIII e siècle, se déroulait à la veille de Noël. Les habitants munis d’une grande branche en chêne fendue, se rassemblaient par quartier à la tombée de la nuit. Au son de la cloche du beffroi, chacun allumait son flambart, le mettait en balance sur son épaule et entrait dans la procession. La parade démarrait dans la Grande rue, effectuait à vive allure trois fois le tour de la halle en bois (aujourd’hui disparue) en chantant « Noël, Noël, Noël » avant de se diriger vers l’église paroissiale. Interdite au XIX e siècle, cette tradition fortement imprégnée dans la culture drouaise est réapparue 195 ans plus tard sous la forme qu’on lui connaît aujourd’hui et remporte chaque année un succès croissant. Le carnaval des Flambarts, rendez-vous en décembre. Renseignements à l’Office de tourisme de Dreux : 02 37 46 01 73. Tables historiques : à la table de Louis-Philippe Dans le cadre de l’opération « Tables historiques », mise en place en 2008 par Loisirs-Accueil Eure-et-Loir, la Chapelle royale de Dreux a proposé une approche originale du patrimoine au travers de la gastronomie. Dans une des salles de l’évêché, Louis-Philippe a accueilli les convives qui ont dégusté l’un des menus qu’il fit servir à sa cour, dans une ambiance reconstituée (musique de chambre, acteurs et services en costume d’époque). Une opération qui sera renouvelée en 2009. Renseignements : Loisirs-Accueil Eure-et- Loir, 02 37 84 01 01 L’Office de tourisme de Dreux change d’adresse L’Office de tourisme de Dreux a emménagé en 2008 dans l’ancien Pavillon Louis XIII, cour de l’Hôtel- Dieu. C’est l’interlocuteur incontournable de celles et ceux qui veulent découvrir les trésors de la capitale des Durocasses. http://www.ot-dreux.fr/21



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