[28] Eurélien n°7 mar/avr/mai 2008
[28] Eurélien n°7 mar/avr/mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de mar/avr/mai 2008

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général d'Eure-et-Loir

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,3 Mo

  • Dans ce numéro : Plan Santé 28... faciliter l'accès pour tous aux professionnels de santé.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 Service Eurélien n°7 - Printemps 2008 - Service Agent au Satanc : un travail de terrain Contrôle de la densité de particules présentes dans les eaux en cours de traitement par le responsable du Satese. Satese et Satanc : deux services pour une même cause, l’assainissement La sauvegarde d’une eau potable en quantité et qualité suffisantes est une priorité majeure de l’Eure-et-Loir. Bien avant que la loi lui en prescrive le devoir, c’est, aussi, une mission que le Conseil général a assignée à ses services avec, au premier chef, l’objectif de protéger la précieuse ressource. Les facteurs de risques de pollution ne manquent pas, dont un est placé sous responsabilité directe des collectivités locales : l’assainissement des « eaux usées ». La règle absolue est simple et claire : après utilisation, il ne faut rejeter dans la nature aucune eau chargée en polluants. En moyenne nationale, chaque habitant produit quotidiennement 44 grammes de boues aux contenus divers. Selon les lieux de résidence, l’épuration a recours à des procédés d’assainissements individuel ou collectif. Un même objectif et deux pratiques : c’est donc l’activité d’assistance de deux services du Conseil général, très technique, qui a été mise à disposition des collectivités (communes ou groupements de communes).
L’eau, chacun la rêve accessible et naturelle, prête à tous usages et rejetable… « dans la nature », formule à laquelle s’est attachée une connotation ambivalente sinon ambiguë. Pourtant, c’est le sort ou, plus exactement, l’usage qui est attendu et fait de l’eau, notre bien commun le plus précieux. Au passage/usage, l’eau buvable se charge de 16 kilogrammes de déchets par an pour chacun des 417 000 Euréliens. Seize kilos dont une partie est « visible » et dont l’autre, souvent indétectable au regard, n’est pas forcément la moins polluante. 310 captages à protéger Avec un réseau d’eaux de surface assez limité, l’Eure-et-Loir a une longue tradition de puisage dans la nappe phréatique : 310 captages sont recensés dont beaucoup sont frappés par des teneurs en nitrates (indicateur de fragilité aux pollutions) proches du seuil imposant des utilisations limitées. Depuis 1996, le Tous responsables Les élus et les agents techniques réunis pour une visite de site à Maillebois. Eurélien n°7 - Printemps 2008 - Service Conseil général a mis en place un schéma départemental d’alimentation en eau potable incluant largement une stratégie d’interconnexions entre les réseaux locaux, mais c’est dès 1973 que le Département a créé un service d’assistance technique à l’assainissement (SATESE). 200 stations d’épurations à conseiller Partager la ressource de qualité était et reste une urgence. La protéger était une exigence et une nécessité non moins absolue. Rejeter l’eau « dans la nature » ne laisse plus, dès lors, aucune place à l’ambigüité : avant de retourner à la nature, « l’eau usée » doit impérativement être dépolluée. Telle est la finalité de l’assainissement : ne pas relâcher des eaux dont la charge de pollution dépasserait la capacité naturelle d’épuration dont dispose l’environnement. Sans attendre que la loi ne lui en fasse obligation (ce qu’a explicitement fait la loi sur l’eau de 2006), le Conseil général a créé deux services techniques d’assistance à l’assainissement. L’un (SATESE) est spécialisé dans l’aide aux assainissements collectifs (170 réseaux de tout-àl’égout et stations d’épuration communaux et une trentaine d’installations privées), l’autre (SATANC, service d’assistance technique à l’assainissement non collectif) consacré à l’assainissement individuel qui, en Eure-et-Loir, concerne 110 000 habitants et 45 000 habitations. Pratiques individuelles et intérêt collectif Dotés de techniciens hautement qualifiés, SATESE et SATANC ont en commun La loi sur l’eau de 2006 assigne aux maires la responsabilité de contrôler le bon fonctionnement de toutes les installations, individuelles ou collectives. A chacun d’apporter la preuve qu’il a fait vérifier, par les hommes de l’art, que la conception et le fonctionnement de l’installation, parfois fort ancienne, répond aux règles localement adaptées en fonction du milieu environnemental. La règle de l’assainissement individuel est la présence d’une fosse toutes eaux de 3 mètres cubes pour un habitat de trois pièces principales. À ajouter : un mètre cube par pièce supplémentaire. Ensuite, l’épandage doit être prévu par tranchée quand le sol est perméable, par filtre à sable non drainé si le terrain est imperméable ou laisse envisager une fissure vers la nappe phréatique. trois vecteurs d’action : l’information/sensibilisation de leurs interlocuteurs, le conseil à l’installation et l’assistance dans le contrôle de leur bon fonctionnement. Tenus responsables d’un assainissement de qualité, les maires sont les premiers interlocuteurs des deux services pour autant qu’ils n’aient pas délégué cette mission à une structure intercommunale (syndicat ou communauté de communes). Dans la pratique, les deux services concourent à l’information/formation des agents locaux chargés de l’entretien ou du contrôle, et contribuent à la définition et à l’écriture des « bonnes pratiques » à mettre en œuvre. A compter de 2009, la nouvelle loi sur l’eau (2006) limite l’intervention des services départementaux aux communes de moins de 2 000 habitants (jusqu’à 5 000 en agglomérations). Exerçant à coté des sociétés du secteur marchand, l’activité du SATESE et du SATANC n’en sera pas rendue moins sensible : bon nombre de stations d’épuration mériteront de lourds investissements afin d’atteindre les seuils d’efficacité requis à l’avenir et nombre d’installations individuelles ne répondent plus aux normes aujourd’hui exigibles et, bientôt, contrôlées… Système d’épandage. … « dans la nature » Quelques « surprises » révélées par l’attention récemment apportée à l’assainissement : - Dans un hameau, la plupart des installations individuelles se déversaient généreusement dans le fossé du bord de route nationale. La pente naturelle était chargée d’emporter au loin des eaux souvent très « usées » … - « Classique » déversoir d’installations très anciennes : le puits abandonné depuis que l’eau potable est au robinet. La nappe phréatique, elle, était toujours là… - L’épandage des boues « trahit » souvent la réalité du fonctionnement des stations : une remarquable faiblesse de boues recueillies témoigne, le plus souvent, d’une mauvaise épuration quand ce n’est pas de pertes considérables. - L’an dernier, la préfecture a notifié aux collectivités douze mises en demeure de retour à une situation saine de leurs rejets d’eaux usées et épurées. - En 2008,le SATESE a programmé 350 visites techniques de petites stations d’épuration. 13



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