[28] Eurélien n°3 mar/avr/mai 2007
[28] Eurélien n°3 mar/avr/mai 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de mar/avr/mai 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Conseil Général d'Eure-et-Loir

  • Format : (200 x 280) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 3,5 Mo

  • Dans ce numéro : rencontre avec Dominique Chapatte.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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12 Service Eurélien n°3 - Printemps 2007 - Service Les Archives départementales : un livre d’Histoire vivante Inutile de fouiller la mémoire des temps pour imaginer une forme d’acronyme « moderne » aux Archives départementales : cinq C pourraient s’imposer (voir ci-contre). Sans surprise, c’est dans les sous-sols du bâtiment récemment construit près du COMPA, non loin des gares, qu’ont été transférés 17 kilomètres de documents. Là, résident les racines de la vie eurélienne. Celles des générations inscrites dans les actes d’état civil, bien sûr, mais aussi toutes les décisions prises par la puissance publique ou « enregistrées » par elle (actes notariés) et nombre de documents donnés ou déposés par les communes, les hôpitaux publics et entreprises, associations ou familles. Les Archives départementales ont été créées en 1796 pour conserver les documents de l’administration locale d’Ancien Régime, des établissements religieux supprimés et de ce que l’on appelait à l’époque, « les papiers féodaux », afin de permettre aux citoyens de faire valoir leurs droits. Aujourd’hui, les Archives départementales d’Eureet-Loir ont étendu leur mission à la préservation des traces de la mémoire individuelle et collective du département et au devoir de les faire vivre au quotidien.
Eurélien n°3 - Printemps 2007 - Service Emmanuel Rousseau, l’envie d’aider à connaître ! Impressionné par les bases modernes instaurées par Michel Thibault, son prédécesseur, Emmanuel Rousseau, nouveau directeur des Archives départementales depuis début mars, n’en nourrit déjà pas moins un rêve : réaliser un vrai moteur de recherche dans les documents « …mes prétendues origines espagnoles ? » « On me disait que je devais avoir des ancêtres d’origine espagnole… J’ai voulu en avoir le cœur net et réaliser l’arbre généalogique de mon nom de jeune fille, Boutillier. Je ne suis rapprochée des Archives, tout juste armée de ma rigueur exercée dans la comptabilité. (…) J’aimais la solennité des locaux de la rue du Cardinal Pie mais dans ce bâtiment moderne, les recherches vont plus vite. (…) Très vite, je me suis heurtée à la lecture des actes anciens au graphisme différent d’aujourd’hui. À l’atelier de paléographie, j’apprends à mieux décomposer les signes pour mieux déchiffrer le vieux français », témoigne Marie-Claude Courbe captée par un patronyme très présent au nord du département et, à ce jour, sans lien établi avec la péninsule ibérique. Un nouveau lieu d’expositions Le Département a adjoint aux Archives un lieu d’exposition d’accès aisé. Les photos de Guy Le Querrec sur le thème « Jazz jour et nuit » ont inauguré cet espace. Les sculptures de Daniel Druet y prendront place du 8 juin au 9 septembre. Entrées gratuites. conservés et une forme d’encyclopédie des archives locales. Issu de l’Ecole des Chartes et de l’Ecole du patrimoine, passé par les Archives Nationales après celles de la Marine, Emmanuel Rousseau souhaite développer l’action pédagogique et culturelle du service. « Il existe déjà des ateliers de paléographie mais j’aimerais exposer nos documents et installer des ateliers de méthodologie pour les recherches. » Loin de l’élitisme, l’outil Internet, déjà très riche, devrait connaître de nouveaux développements parallèlement aux aides et initiations dans les locaux mêmes du service. « Le B.A.-BA de la lecture… » Jean-Claude Vincent, historien amateur : « Je me suis installé dans le Perche-Gouët il y a 17 ans. Mon déclic pour le passé, Les Rois Maudits l’ont déclenché, en comprenant que l’écriture de l’Histoire a souvent été guidée vers une réécriture orientée. (…) Le hasard m’a donné accès à trois caissettes d’archives de Charbonnières. Des documents remontant aux années 1380 ! Avec signatures de La Fayette ou Richelieu ! Comment ne pas en être curieux ? Comment admettre qu’un tel gisement des pages d’histoire reste méconnu du département ? C’est ce qui m’a poussé à l’atelier de paléographie avec l’envie de sortir ces archives de la poussière. J’y apprends, surtout, que nous devrions lire plus que deviner et recomposer…Ce n’est pas si évident ! » Le « trésor » des Archives Parmi les trésors conservés, figure le plus ancien document d’Archives départementales françaises – authentique des reliques de Saint Monulphe (VII e siècle) – le plan de l’Eure navigable en amont de Nogent-le-Roi (1473), sans oublier les archives familiales, seigneuriales ou domaniales (baronnie de Brou ou châteaux de Rouvray-Saint-Florentin, Denonville et Champhol). Les 5 C La mission des Archives départementales peut se résumer dans la règle des 5 C : Collecter : s’assurer que les archives de l’autorité publique se réunissent en un même lieu de sauvegarde Contrôler : vérifier que les documents publics sont remis aux services compétents Classer : effectuer un tri afin d’extraire ce qui n’est qu’accessoire et donner aux autres une logique de temps, espace et lecture Conserver : tout document est fragile et doit être placé dans les meilleures conditions de préservation Communiquer : sauf réserves spécifiques, les documents sont librement accessibles au public qui y trouve la source de ses droits de citoyen. L’accès à tous Tout citoyen peut avoir communication gratuite des documents : du lundi au jeudi entre 9 h et 17 h 30 (sauf premier mardi du mois). Le vendredi de 9 h à 16h. (Tél : 02 37 88 82 20). Beaucoup sont en ligne www.archives28.fr (dont l’état civil de l’origine à 1882 voire 1744, les plans d’églises relevés entre 1852 et 1854 et, en fin d’année, les Euréliens recensés entre 1836 (1818 à Chartres) et 1901. De l’historien au créateur Les passionnés ou les étudiants d’histoire (locale ou nationale) ou ceux qui veulent reconstituer leurs arbres généalogiques ne sont pas les seuls « piliers » des Archives départementales. Outre les administrateurs publics (élus ou services), les sociologues et professionnels du droit, les architectes ou les agronomes (liste non exhaustive, bien sûr) y puisent inlassablement dans les témoignages du passé. 13



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