[25] Vu du Doubs n°252 jun/jui/aoû 2019
[25] Vu du Doubs n°252 jun/jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°252 de jun/jui/aoû 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Doubs

  • Format : (289 x 350) mm

  • Nombre de pages : 16

  • Taille du fichier PDF : 9,6 Mo

  • Dans ce numéro : le Doubs Day se met à l'eau.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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II Photo  : Institut Courbet Juin/Juillet/Août 2019 Évadez-vous avec l’escape game C’est un jeu vidéo d’aventure auquel les jeunes générations sont accro’ ! L’escape game s’adapte à l’univers de Courbet. Du 9 au 11 août, les joueurs vont assister à la mort de l’art académique à travers un meurtre commis par Courbet en personne. Dans un temps limité, les joueurs devront trouver « la réponse dans le tableau » avant de prendre la poudre d’escampette. L’escape game a été mis au point par les étudiants en master Produits et services multimédias de l’UFR Sciences techniques et gestion de l’industrie de Montbéliard. Réservation au 03 81 53 03 60 ou sur fermecourbet@doubs.fr BICENTENAIRE COURBET Courbet-Isabey  : le maître et l’architecte Le Bisontin Léon Isabey, architecte, a conçu pour Courbet, à Paris, deux pavillons d’exposition, l’un en 1855, l’autre en 1867. Deux événements, autant de scandales retracés dans une exposition à la Ferme familiale, à Flagey. Les équipes de l’Institut et du musée Courbet ont fouillé dans les archives pour reconstituer ces affaires qui avaient fait grand bruit à l’époque. « Pour en saisir l’importance, il faut se replacer dans le contexte », avancent Carine Joly, de l’Institut, et Aurélia Channaux, du musée. « Les artistes présentaient alors leurs œuvres dans leur atelier et lors du salon officiel de l’Académie des Beaux-arts, voire à l’occasion de l’Exposition universelle. » Le Pavillon de 1867 conçu par Isabey pour Courbet Une première ! En 1855, le Salon accepte 11 tableaux de Courbet (où ils ne seront pas mis en valeur !) et refuse deux œuvres majeures  : L’Atelier du peintre et L’Enterrement à Ornans. Furieux, Courbet décide de faire construire le Pavillon du réalisme pour les exposer. « C’est une première qui va faire date ! », soulignent Carine Joly et Aurélia Channaux. C’est Léon Isabey qui conçoit ce pavillon provisoire, situé avenue de Montaigne, à proximité du Salon et de l’Exposition universelle. Ce n’est pas un succès public, mais Courbet récidive néanmoins en 1867 avec un pavillon beaucoup plus vaste et imposant, situé cette fois au rond-point de l’Alma. Un artiste calculateur L’exposition présente quelques planches originales et des reproductions, ainsi que des lettres inédites de Courbet à Isabey qui montrent leurs liens de maître d’ouvrage averti à jeune exécutant. Sur un grand pan de mur, l’intérieur du premier pavillon est reconstitué avec un accrochage de tableaux comme on le concevait à l’époque, très chargé ! Certains sont connus, d’autres ont disparu… Cette page d’histoire éclaire un aspect de la personnalité de Courbet, exigeant et conscient de son génie… Léon Isabey, architecte d’origine bisontine. Courbet-Isabey, le peintre et son architecte, jusqu’au 3 novembre à la ferme familiale Courbet, à Flagey https://musee-courbet. doubs.fr/Courbet à la lettre L’Institut Courbet publie plus de 250 lettres de Courbet, en fac-similé et en transcription. Un ouvrage de référence avec de nombreux inédits ! Voilà une somme passionnante d’environ 800 pages, divisée par thèmes  : lettres à la famille, aux amis, aux mécènes, aux collectionneurs… Le tout éclairé par les commentaires de spécialistes reconnus. « La reproduction des lettres en fac-similé rend leur lecture plus sensible, on perçoit mieux l’homme avec ses forces et ses fragilités », fait observer Carine Joly, chargée de mission à l’Institut qui pilote cette édition historique. Leur transcription – fautes corrigées car Courbet aurait eu des problèmes de dyslexie, enfant – les rend plus faciles à lire. L’Institut Courbet possède un fonds de quelque 150 lettres et il a eu accès à des inédits. Correspondance de Gustave Courbet, une coédition de l’Institut Courbet et Sekoya, avec le concours du Département du Doubs et de la Fondation de la Poste. http://www.institutcourbet.com/fr/Lettre à Isabey de 1867  : « Mon cher Isabey, Si vous ne m’envoyez pas les comptes réglés de Mr Protot et du peintre qui a fait mon ébauche, je vais devenir fou, j’ai à travailler et je n’y tiens plus… » Photo  : Famille de l’artiste La Ferme Courbet fête ses 10 ans ! Cet anniversaire sera marqué par le passage du Tour de France à Flagey, le 12 juillet (voir page 11). La commune et ses habitants se mobilisent pour la circonstance. Le verger de la Ferme arbore les couleurs des maillots de la course. Du 11 au 14 juillet, la fête bat son plein avec des ateliers d’arts plastiques, des expériences de réalité virtuelle, des intermèdes musicaux, une sensibilisation aux pratiques handisports… De belles surprises vont ponctuer cet anniversaire… Nombre d’artistes qui se sont produits à la Ferme au cours de ces dix années seront présents. Quant aux résidences d’artistes, elles se poursuivent jusqu’en septembre. Après Brigitte Deloge et Marc Degois, c’est au tour de Sophie Bourgon (artiste et copiste, du 3 au 28 juillet), de NacLe (street art, du 3 au 25 août), et Albert Ordiales-Jaubert (hyperréalisme, du 2 au 29 septembre) d’être accueillis à la ferme. Réservation au 03 81 53 03 60 ou sur fermecourbet@doubs.fr Courbestival, les 27 et 28 juillet Les installations d’Élodie Paupe, les aquarelles d’Annick Belpois et les tableaux de Sophie Bourgon dialoguent tandis que les ateliers – arts plastiques, numériques, gravures, végétaux… – se succèdent tout au long du week-end. Le tout ponctué de séances de dédicaces  : avec André Houot pour sa BD Courbet, Un authentique insoumis, Chantal Duverget pour son ouvrage Peindre la Franche-Comté, de Courbet et Messagier, etc. Le week-end se terminera en musique avec la violoniste Anne Salomon et sa sœur Sara, harpiste, qui s’illustreront dans des œuvres de Debussy. Réservation au 03 81 53 03 60 ou sur fermecourbet@doubs.fr Photo  : CD25
Photo  : Saint-Louis Art Museum Dans un tableau de Courbet, il faut toujours chercher l’animal. Voyez sous les ramures du Chêne de Flagey, ce chien qui course un lièvre, comme deux miniatures dans l’immense prairie. Des œuvres inédites Avec l’appui du musée Courbet, la Fédération des chasseurs du Doubs s’est mise à l’affût pour dénombrer une quarantaine de tableaux où figure un chien dans l’œuvre du maître. Elle en a ensuite retenu 20 reproduits en taille réelle pour la plupart et présentés sur chevalet, dos à dos, pour composer une expo riche en informations. « Plusieurs tableaux ont été retrouvés chez des particuliers À noter sur votre agenda 2 juillet, 20h30, cinéma Eldorado, Ornans  : projection du film Le retour des Paysans de Flagey, en présence de Jean-Luc Bouvret, réalisateur, et de Noël Barbe, ethnologue, qui avaient enquêté sur la perception de Courbet par les habitants de Flagey. 18 juillet, 20h30, église de Blamont  : le festival Eurocuivres rend hommage à la fois à Courbet et à Berlioz, le premier – dont on fête le bicentenaire de la naissance – ayant fait le portrait du second – dont on marque le 150 e anniversaire de la mort. Autant de raisons qui ont inspiré à l’ensemble Double Face un choix d’œuvres romantiques de compositeurs connus (Schubert, Berlioz, Mendelsshon) et moins connus (Amon, Lachner, Mertz, von Flotow). Le tout sur instruments anciens et avec une soprano. L’académie-festival Eurocuivres, basée dans le Pays de Montbéliard, fête ses 20 ans du 19 au 29 juillet. www.eurocuivres.com BICENTENAIRE COURBET Juin/Juillet/Août 2019 Les Lévriers du comte de Choiseul, Gustave Courbet (1866), Art Museum de Saint-Louis (USA). Courbet face au meilleur ami de l’homme Enfant entouré d’animaux, devenu adulte, Courbet a chassé avec un regard de peintre et peint avec un regard de chasseur, comme le révèle l’exposition Portraits de chiens. et jamais montrés au public », signale Pierre Feuvrier, directeur de la Fédération. Ce petit chien noir du tableau Portrait de l’artiste a été offert à Courbet par l’un de ses cousins. Mais son « art d’être libre » l’a poussé à le confier à ses parents. « S’il n’était pas propriétaire d’un chien à proprement parler, Courbet devait les aimer beaucoup pour les peindre comme il l’a fait, estime Pierre Feuvrier. Dans ses œuvres, on identifie facilement leurs races telles qu’elles étaient au XIX e siècle. Certaines d’entre elles ont d’ailleurs disparu. » L’exposition raconte ainsi l’histoire de races comtoises anciennes comme le Porcelaine qu’affectionnaient les aristocrates et les ecclésiastiques dès le Bas Moyen-Âge. « Il a été sauvé par les moines de Luxeuil au XVIII e siècle, précise Pierre Feuvrier, puis par les gendarmes de Lunéville. Ce sont les paysans et les chasseurs qui ont assuré sa dissémination, si bien qu’il existe encore. » Un voyage dans l’histoire L’exposition raconte aussi les voyages de Courbet en Angleterre, en Allemagne, en Belgique, avec ici des lévriers, là des cockers, ailleurs des Jack-Russel… Le voyage se prolonge avec un catalogue qui marquera les annales, 20 et 21 juillet, 15h, Ferme de Flagey  : l’une danse, l’autre pas… mais son regard photographique va extraire des détails significatifs des paysages de Courbet. Lila Chourlin et Yves Petit tracent des parcours chorégraphiques entre le jardin et le verger, ouvrant ainsi de nouveaux espaces esthétiques et imaginaires. 16 août, 19h, Ferme de Flagey  : Maud Choteau et Selim Khelifa reprennent des chansons d’auteurs emblématiques comme Trénet, Ferré, Nougaro, Aznavour, Gainsbourg… Ils y mêlent des airs latino-américains, avec des commentaires de Pierre Feuvrier et de Claude Rossignol, journaliste spécialisé, et une préface de l’ethnologue Noël Barbe. Comme un hommage au meilleur ami de l’homme ! Portraits de Chiens. Exposition présente du 26 juin au 9 juillet à la Médiathèque d’Ornans ; du 19 au 23 juillet à Belleherbe ; du 12 au 18 août à Consolation ; du 23 septembre au 7 octobre à Blamont ; du 9 octobre au 11 novembre au musée de Pontarlier ; du 27 novembre au 9 décembre à Baume-les-Dames… Renseignements et réservations sur www.fdc25.com des balades jazz, du blues et de la pop, le temps de faire chavirer les cœurs. 17 et 18 août, au Pays de Courbet  : week-end sportif avec Le Triangle du Doubs qui organise, en plus de sa course traditionnelle, trois parcours spéciaux pour le Bicentenaire. La cyclorando La Courbet s’associe à l’évènement avec quatre parcours pour un dimanche festif. 18 août, de 15h à 16h30, musée Courbet  : la conteuse Caroline Cortès perce les secrets de quelques-unes des œuvres de Courbet au gré d’une promenade dans le musée. Du 22 au 26 août, 21h, théâtre de verdure Nautiloue, Avant la chasse Au programme de la ferme familiale Courbet, à Flagey… Le mercredi 4 septembre, à 20h, des spécialistes de la Fédération des chasseurs du Doubs livrent les connaissances indispensables à la chasse au plus grand mammifère de France, le cerf. Le samedi 7 septembre, de 9h à 17h, Hubert Heinrich, sonneur de trompe de chasse, propose de s’initier ou de se perfectionner à cet instrument emblématique. Session ouverte à tous, avec ou sans instrument ! Le même jour, à 18h, un concert est donné par des sonneurs expérimentés rejoints par les participants de la formation. Entrée gratuite dans la limite des places disponibles. Réservation au 03 81 53 03 60 ou sur fermecourbet@doubs.fr Un colloque pour voir Courbet autrement Sujet aux scandales et aux controverses, Courbet a laissé derrière lui une réputation sulfureuse. Depuis la grande rétrospective qui lui a été consacrée à Paris en 2007, les colloques se succèdent pour dépoussiérer l’icône et lui restituer sa réalité. Celui qui se déroulera les 27, 28 et 29 juin, à Besançon, Ornans et Flagey, se plongera dans "l’air du temps", c’est-à-dire l’époque de Proudhon, du recul du pouvoir religieux et de la montée de l’industrialisation. Il s’attaquera aux idées reçues sur le maître du réalisme (c’en est déjà une !)  : Courbet le rustique, Courbet l’inculte, Courbet le misogyne… Il examinera aussi l’influence de Courbet dans l’art contemporain. Ce colloque d’envergure internationale entend faire voir « Courbet autrement ». Il est placé sous le haut-patronage du philosophe Jean-Luc Marion, membre de l’Académie française, et de l’historien de l’art, Barthélémy Jobert, président de Sorbonne Université. Jean-Luc Marion donnera une conférence, le 29 juin à 14h30, à Flagey, dont le titre résume à lui seul le colloque  : Courbet, l’importun opportun. Colloque ouvert au public sur réservation auprès de la Maison des sciences de l’homme et de l’environnement (MSHE), 1 rue Charles- Nodier à Besançon, tél. 03 81 66 51 51 www.doubs.fr/courbetautrement/Ornans  : Bonjour, Monsieur Courbet ! son et lumière de la troupe Loue-Saugeais. 24 août, 15h, Ferme de Flagey  : préparation et dégustation de décoctions du jardin, avec Olivier Tissot, pharmacien et herboriste. 31 août, entre 11h et 16h30, musée Courbet  : la conteuse Mapie Caburet, accompagnée d’un musicien, jette son dévolu sur des œuvres de Courbet et déroule des histoires surprenantes. Du 12 au 15 septembre, divers lieux et musée Cour bet (remise des prix), Ornans  : concours des copistes, édition spéciale Bicentenaire. BICENTENAIRE COURBET/LE DOUBS CÉLÈBRE L'ENFANT DU PAYS Ce programme n’est pas exhaustif, pour en savoir plus  : https://musee-courbet. doubs.fr/Musée Courbet, Ornans  : réservation au 03 81 86 22 88 ou sur reservationpaysdecourbet@ doubs.fr Ferme Courbet, Flagey  : réservation au 03 81 53 03 60 ou sur fermecourbet@doubs.fr III



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