[25] Vu du Doubs n°248 sep/oct 2018
[25] Vu du Doubs n°248 sep/oct 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°248 de sep/oct 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Doubs

  • Format : (289 x 350) mm

  • Nombre de pages : 12

  • Taille du fichier PDF : 5,2 Mo

  • Dans ce numéro : la biodiversité sous haute protection départementale.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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8 Sept./Oct. 2018 SOLIDARITÉS ET DÉVELOPPEMENT HUMAIN À Chalezeule, en 1991, ils étaient les premiers ! Aujourd’hui, il existe plus d’une centaine de Jardins de Cocagne en France. Avec l’action « Agir en faveur de l'inclusion des salariés des Jardins de Cocagne », l’association Julienne-Javel aide les personnes en difficulté à se réinsérer dans la vie active, en jardinant et en livrant des légumes bio ! Photo  : Laurent Cheviet JARDINER bio PouR RetRouver goût à l'emploi « On est vraiment accompagnés et ça nous aide à retrouver un emploi. On apprend beaucoup ici et on fait aussi des formations, pour le permis de conduire par exemple. En plus, tout le monde est très sympa ! ». À 28 ans, Roméo cherchait un emploi depuis deux ans quand il a intégré les Jardins fin 2016. Ils sont environ 70 à venir à différentes périodes de l’année à Chalezeule, pour jardiner, confectionner les paniers, les livrer, et même réparer les machines... « Deux ans, c'est la période maximale d’accompagnement, c’est prévu dans l’agrément avec Pôle emploi « C’est ma troisième année en chantier d’insertion et je suis toujours content de retrouver l’équipe du festival de la Paille et les éducateurs. Je reste jusqu’à ce qu’on ait tout remis en ordre ! ». Alexandre est comblé d’être un superbénévole, encadrant d’autres bénévoles et guidant les jeunes en chantier. Dix jours avant le festival de la Paille, ils installent les barrières, scotchent les bâches avant de commencer le montage des scènes. Pierre, Stéphane et Damien que signent les demandeurs d’emploi en grande difficulté d’insertion », explique Laure Paveau, directrice depuis six ans de l’association Julienne-Javel*. « Nous avons ici des personnes qui cherchent un emploi mais pas seulement. Certains ont des soucis de logement, d’endettement et même souvent de langue. En partenariat avec les autres travailleurs sociaux, nous participons à leur réinsertion dans tous ces domaines. » 450 paniers bio par semaine En 2015, les Jardins de Cocagne ont déménagé. Des paniers bien garnis sont éducateurs à l’Addsea (Association départementale du Doubs de sauvegarde de l'enfant à l'adulte), à Pontarlier. Ils encadrent des jeunes très éloignés de l’emploi  : « Souvent ils n’ont jamais travaillé. Nous leur apprenons donc, en douceur, la notion de travail d’équipe et d’horaires. Ce partenariat est très agréable car les organisateurs du festival comprennent vraiment les contraintes liées à l’insertion. Et grâce aux places offertes pour les concerts, les jeunes s’ouvrent, parfois pour Photo  : Lionel Georges Ils partagent désormais les serres et les terrains avec la pépinière Graines de maraîcher. Ils mutualisent aussi le matériel, les locaux, et proposent ensemble un magasin bio, ouvert chaque vendredi, sans abonnement. Laure Paveau précise  : « Ce déménagement a été essentiel pour nous, car nous produisons de plus grandes quantités et variétés de fruits et de légumes bio. Les futurs abonnés ne sont donc plus sur liste d’attente comme avant. Et avec nos 30 points de livraison, nous desservons tout le Grand Besançon. ». Plusieurs actions pédagogiques sont aussi organisées tout au long de l’année auprès des enfants des écoles et des adultes en réinsertion, comme les ateliers cuisine animés par Isabelle « pour apprendre aux personnes disposant de faibles ressources à cuisiner sainement et avec peu d’argent, principalement sans viande ! ». * L’association Julienne-Javel gère également un Centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) de 64 places, une mission habitat, et elle propose des actions d’adaptation à la vie active, comme des travaux d’entretien de locaux ou d’espaces verts. www.julienne-javel.org http://www.reseaucocagne.asso.fr/paRole d'élu Pierre Simon, vice-président chargé de l’insertion et du tourisme « Avec son projet C@P25, Le Département soutient chaque année les 36 structures d’insertion par l’activité économique du Doubs. Ce sont de réels tremplins pour les personnes qui sont dans un processus de retour à l’emploi. Elles enseignent des savoirfaire, du savoir-être et elles accompagnent surtout les personnes à réussir leur sortie du RSA ! » Métabief  : L'insertion des jeunes passe aussi par la culture la première fois, à la culture », détaille Damien. Le service Insertion de cette association accueille aussi, sur ce chantier, deux mineurs non-accompagnés, pris en charge par le Département dans le cadre de sa mission d’Aide sociale à l’enfance. Repartir avec un contrat Durant toute l’année, le service Prévention insertion jeunes de l’Addsea accueille en moyenne 20 jeunes en chantier d’insertion, plutôt pour des travaux dans le bâtiment et l’entretien des espaces verts. « En 2017, six d’entre eux sont repartis avec un contrat d’embauche en poche. Ils sont souvent reconnaissants et ils viennent nous revoir régulièrement », fait observer Fanny Debois, animatrice jeunesse pour cette association soutenue par le Département dans le cadre de sa politique en faveur de l’insertion des jeunes. Six jours en chantier d’insertion. Photo  : Laurent Cheviet Le plaisir d’une bonne récolte un PaRtenaiRe essentiel Le Département gère, pour le territoire du Doubs, le Fonds européen FSE Inclusion. L’aide accordée représente 7,5% du budget annuel de l’association. Laure Paveau, directrice, précise  : « Heureusement que le Département est là pour faire les avances des fonds européens, sinon il faudrait attendre au moins deux ans pour obtenir les subventions de l’Europe ! ». De plus, 13,2% de leur budget annuel provient des aides du Département pour les frais de fonctionnement, les aides au poste et à la réinsertion des bénéficiaires du RSA (Revenu de solidarité active), ce qui fait du Département leur 2 e partenaire financier, après l’État. (Chiffres 2018) Photo  : Laurent Cheviet
SOLIDARITÉS ET DÉVELOPPEMENT HUMAIN Une vie de famille pour tous. Assistant familial  : un métier basé sur la solidarité Ils accueillent à leur domicile des enfants de familles en grande difficulté pour leur permettre de grandir dans les meilleures conditions possibles. Longtemps appelés "nourrices", puis "assistant(e)s maternel(e)s", elles et ils apportent stabilité, sécurité et chaleur humaine à l’enfant confié. Pour devenir assistant familial, il faut obtenir un agrément accordé par le Département. En quatre mois, il est possible de le décrocher, après des évaluations sociales et psychologiques, ainsi que des vérifications multiples sur le lieu d’accueil et sur les normes éducatives. Une fois ce sésame obtenu, l’assistant familial doit être recruté par le Département, puis il suit une première formation de 60 heures avant l’accueil du premier enfant. un diplôme d'État possible à la clé L’assistant familial peut ensuite accueillir à son domicile, 24h sur 24, un ou plusieurs enfants. Il touche un salaire et il a droit à cinq semaines de congés payés (sans les enfants). Dans les trois ans suivant la signature de son contrat de travail, il suit une formation obligatoire de 240 heures qui peut déboucher sur le diplôme d’État. Une belle reconnaissance qui permet aussi de ne plus avoir besoin de renouvellement d’agrément ! Photo  : Lionel Georges paRole d'éluE Odile Faivre-Petitjean, vice-présidente chargée de l’enfance et de la famille Les "ass'fam", comme on dit habituellement, sont des travailleurs sociaux, agents non titulaires du Département, employés en CDI. Ils sont formés et accompagnés par les services de l’Aide sociale à l’enfance. Par leur engagement et leur solidarité, ils participent à l'action du Département en faveur de l'enfance et de la famille. chiffres clés 260 assistants familiaux dans le Doubs (fin 2017) 3 enfants maximum accueillis par assistant familial 5 ans  : durée de l'agrément délivré par le Département en l’absence de DEAF (diplôme d’État d’assistant familial) « Le Département gère de nombreuses structures, parfois avec des associations, pour la protection de l’enfant. Pour les moins de 6 ans, qui ont besoin d’un cadre plus rassurant, seuls les assistants familiaux sont mobilisés. Pour la présidente du Département qui a la responsabilité des enfants confiés, leur rôle est primordial. » SandRa vandenbussche  : « une décision familiale » Sandra Vandenbussche, à Lantenne-Vertière, a brillamment obtenu le diplôme d’État d’assistante familiale au printemps 2018. Auparavant cadre de santé, elle a choisi de se reconvertir en septembre 2015. « La décision a été prise en famille. C’est un métier qui implique aussi mon mari et mes deux enfants, même si, travaillant à la maison, je suis plus présente qu’avant aussi pour eux. On nous confie des enfants abimés, ça nous apprend à tous la tolérance et l’humilité. Et ça fait vraiment plaisir à tout le monde quand on constate les progrès réalisés. Bien entendu, ce n’est pas toujours facile mais je suis très bien accompagnée, que ce soit par ma famille, par les services du Département et par d’autres assistants familiaux ! » Photo  : Yves Petit Photo  : Laurent Cheviet éducation Sept./Oct. 2018 Place à l'innovation dans les collèges Le numérique transforme l’enseignement ! 35 collèges publics et 9 collèges privés se sont engagés dans le Plan numérique pour l’éducation (PNE) avec un net succès, tant auprès des élèves que des enseignants. Ce plan est porté par l’État qui finance environ 50% du coût des tablettes et assure l’accompagnement pédagogique. Il est porté aussi, de façon volontariste, par le Département pour les équipements et la mise en œuvre des infrastructures (réseaux Wi-Fi, serveurs…). Le programme se poursuit sur l’année scolaire 2018-2019, sans subvention de l’État puisque le PNE a pris fin. Neuf collèges publics et huit privés seront équipés de tablettes par le Département, dans le cadre d’un nouvel appel à projets pédagogiques. 12,3 millions d'euros C’est le budget voté par le Département pour mettre à niveau et rendre homogènes les matériels, logiciels et serveurs dans les collèges, sur la période 2017-2020. Plus de 5 000 postes informatiques sont recensés ! Une nouvelle infrastructure réseau est en cours de déploiement. Le raccordement au haut débit se fait progressivement, en relation avec les opérateurs en télécommunications. Pour accompagner cette mutation dans les collèges, le Département a constitué une équipe de choc avec des interlocuteurs directs par secteurs, des techniciens spécialisés, et une plate-forme d’assistance. L'avenir L’heure est aux nouveaux ENT  : Espaces numériques de travail. Ils proposent un bouquet d’applications et de services pédagogiques. Soucieux de s’inscrire dans une démarche volontariste de développement des usages numériques, le Département du Doubs participe au projet d’ENT initié par la Région Bourgogne-Franche-Comté et les Académies. Cet ENT fera notamment le lien entre collèges et lycées. Les usages éducatifs seront au centre des échanges des premières assises du numérique #ADN25 organisées par le Département du Doubs, le 3 octobre à Besançon. En chantiers Pendant l’été, les équipes du Département ont réalisé de nombreuses opérations d’entretien et de modernisation des collèges. À noter en La notion particulier  : installation d’un ascenseur à Seloncourt d’accessibilité et à Sancey, est rénovation de la demi-pension à Clerval, aménagements à prendre du au site sens de Villers-le-Lac (collège de Morteau) dans l’attente large de sa  : présence rénovation des services, complète… Les collèges d’Étupes et de Montbéliard temps (Lou-Blazer) et facilité ont bénéficié d’adaptations pour pouvoir accueillir les d'accès, effectifs heures annoncés. d’ouverture, etc. Le concours d’architecture du nouveau collège du nord de l’agglomération montbéliardaise devrait être lancé d’ici fin 2018. D’ores et déjà un préprogramme élaboré par le Département et l’équipe éducative dessine un établissement connecté et innovant. Tandis que les travaux de modernisation se poursuivent à Quingey, les études de conception avancent à Frasne. Le futur se conjugue au présent pour les collégiens ! Le collège de Quingey en travaux cet été. 9



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