[25] Vu du Doubs n°204 décembre 2012
[25] Vu du Doubs n°204 décembre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°204 de décembre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Doubs

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 12 Mo

  • Dans ce numéro : action sociale, des réponses individualisées à des demandes variées.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
dossier ACTION SOCIALE : des réponses individualisées à des demandes variées Chef de file de l’action sociale dans le département, le Conseil général s’appuie notamment sur ses Centres médico-sociaux pour proposer une offre de services diversifiée aux populations. Ils sont présents dans les communes rurales comme dans les quartiers urbains. INFO PLUS Retour vers l’emploi : avec la force du groupe Pendant une vingtaine d’années, Chantal, Nadia, Nadine, Catherine, Mina se sont occupées de leurs enfants, ou de leurs parents. Elles ont désormais entre 40 et 55 ans, habitent dans le Pays de Montbéliard, sont bénéficiaires du RSA (Revenu de solidarité active), et recherchent un emploi. Mais voilà, ce n’est pas si facile de renouer avec une vie sociale et professionnelle… « Déjà, sortir de chez soi, aller vers les autres, ce n’est pas évident », font-elles remarquer. Constatant leurs difficultés communes, Colette Benoît et Sylvie Barré, assistantes sociales du CMS d’Étupes, leur ont proposé de constituer un groupe qui marque, une fois par mois, un temps d’échanges et de réflexion. Nommé Relation’Elles, ce groupe les aide à construire un projet personnel de retour à l’emploi. L’union fait la force, comme a pu le constater Danièle Nevers, viceprésidente en charge des Solidarités, qui les a reçues à Besançon lors d’une visite de la ville. « Ensemble, nous reprenons plus facilement confiance, nous nous sentons moins isolées », estime Chantal. « À force de vivre chez soi, on finit par oublier que l’on a des compétences, confie Nadine. J’ai maintenant une activité à temps partiel, mon horizon s’est élargi. » Suivi de santé des jeunes enfants, aide éducative, accompagnement à la gestion du budget familial, aide aux démarches administratives… Une offre de services diversifiée est accessible à tous dans les Centres médico-sociaux du Conseil général. « Chaque CMS constitue une porte d’entrée aux services du Département aussi bien pour les familles que pour les personnes âgées ou les personnes handicapées, indique Danièle Nevers, vice-présidente en charge des Solidarités. Des équipes pluridisciplinaires s’y tiennent à l’écoute du public : assistants de service social, conseillères en économie sociale et familiale, éducateurs, agents administratifs… Mais aussi, dans le cadre de la Protection maternelle et infantile : médecins, infirmières, puéricultrices, sages-femmes, psychologues… C’est dire la complémentarité des compétences pour cette prise en compte personnalisée de demandes et de situations variées ! Au total, près de 380 collaborateurs sont répartis sur l’ensemble du département, au plus près des habitants. » Tous milieux, toutes générations « Dès que l’on recherche une information, pour la garde de ses enfants, par exemple, ou pour la recherche d’un logement, dès Vice-présidente en charge des Solidarités, Danièle Nevers (de gauche à droite : deuxième personne assise) accueillait des femmes de Montbéliard accompagnées de deux assistantes de service social, le 18 octobre dernier. 14 vu du doubs décembre 2012
que l’on est confronté à une difficulté que l’on ne peut guère surmonter seul, on peut se tourner vers le centre médicosocial le plus proche de chez soi, résume Philippe Cholet, directeur de la délégation à l’action sociale territoriale. « Tous les milieux sociaux, toutes les générations, nous contactent à un moment ou à un autre de la vie. Soit le CMS peut fournir directement l’information recherchée ou le conseil adéquat, soit il oriente les personnes vers les services compétents. » Ghislaine (à droite) et Josette Bichet, éducatrice spécialisée du Département. Accompagner les évolutions sociales Concrètement, les équipes des CMS accueillent, écoutent, conseillent et accompagnent dans une démarche ponctuelle ou prolongée. Souvent confrontés à des situations d’urgence et/ou de détresse, les travailleurs sociaux voient se développer la précarité tant économique chez les jeunes moins de 25 ans et les personnes âgées, que relationnelle avec les problèmes familiaux liés aux séparations, les difficultés à assumer la fonction de parents, l’isolement social… Ces évolutions sociales orientent aussi l’action des centres médico-sociaux : « Les équipes mettent en place de nouvelles actions plus collectives pour accompagner des personnes qui partagent les mêmes difficultés, signale Philippe Cholet. Nous tissons aussi des relations avec de nombreux partenaires comme les organismes sociaux, l’Éducation nationale, les bailleurs sociaux, les associations… » « Notre objectif est d’aider les personnes à prendre leur place dans la cité en exerçant aussi bien leurs droits que leurs devoirs, souligne Philippe Cholet. Loin de tout esprit d’assistanat, nous nous attachons à valoriser les potentialités des personnes dans la résolution des difficulté rencontrées, et à favoriser leur autonomie. » POUR APPRENDRE le délicat métier de parent P « lein le dos des ados ! » Ghislaine ne vous le fera pas dire. Seule à élever deux filles (16 ans et demi et 13 ans et demi) et un garçon (12 ans), elle reconnaît avoir traversé des moments difficiles : « Confrontée à des situations de crise et à la solidarité de la fratrie, j’avais besoin d’être épaulée. » Ça va mieux depuis qu’elle a sollicité l’accompagnement d’une éducatrice spécialisée dans le cadre d’un contrat d’Action éducative à domicile (AED). « C’est un vrai contrat qui engage toujours les parents et les enfants, insiste Josette Bichet, sa référente AED. Un regard extérieur est souvent indispensable pour désamorcer des conflits, prendre du recul et s’épanouir ensemble. » Retrouver du plaisir à être ensemble Depuis un an, les relations se sont apaisées, les difficultés sont mieux gérées, et surtout, comme le souligne Josette Bichet, « la famille s’appuie sur ses nombreuses ressources pour partager de grands moments de plaisir ». En effet, l’aînée joue de la flûte traversière, la cadette de la harpe, le benjamin se passionne pour l’écriture rap… Et la maman s’est mise au chant et au violon alto. Sans parler des séances de gym, des balades à vélo… « J’apprends le métier de maman en même temps que mes enfants grandissent, admet Ghislaine. Au début, je ne voulais pas m’adresser à une assistante sociale car j’avais peur qu’on me retire mes enfants. Mais je me suis rendu compte que ce n’était pas du tout sa vocation. Aussi, je conseille la démarche AED à tous les parents qui rencontrent des difficultés ! » « Nous constituons une équipe qui partage des valeurs, des procédures, un cadre, comme gage de professionnalisme, précise Josette Bichet. Notre rôle est d’accompagner les membres d’une famille afin que chacun trouve sa place et développe ses potentialités. » décembre 2012 vu du doubs 15



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :