[25] Vu du Doubs n°171 septembre 2009
[25] Vu du Doubs n°171 septembre 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°171 de septembre 2009

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Doubs

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 5,6 Mo

  • Dans ce numéro : bonne rentrée dans les collèges du Doubs

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Noël Gauthier, Vice-président du Conseil général « Les Prisonniers de la Gare d’Eau » « Reclus ! Pendant trois jours, au pied d’une citadelle imprenable, ils sont prisonniers du public, du succès, de l’espoir... Pourtant, de cette Gare d’Eau, telles des bulles légères, les mots s’envolent, quittant les bâches blanches qui les emprisonnaient pour inonder le Doubs ; tous ces mots tendres ou rebelles, violents ou affectueux, tous ces mots Doux convoqués par un conseil générique : « Lire pour s’évader, lire pour être et devenir, lire pour voyager, lire pour comprendre ! » Pendant trois jours, ils subissent l’assaut de l’hydre aux mille visages : • Poupins ou adolescents, le vendredi, avec des collégiens avides de retrouver l’auteur rencontré au collège, ou celui ou celle vanté par la famille, les amis ou le prof vénéré (si, si, ça existe encore !...).• Du samedi au dimanche, ceux plus experts et scrutateurs, leur imposant, avec le sourire, d’expliquer, réexpliquer ce qui les mène, les interpelle, les enthousiasme ou les inquiète : « et pourquoi ?... », « et comment ?... » • Pas de « déserteur » dans cette « écume de jours » ! Ils tiendront parce que, surtout, tous ces diseurs de mots, ces conteurs, locaux, nationaux ou internationaux, vont pouvoir mettre des visages, des accents, des moments sur cette « déesse aux cent bouches » : le lecteur. L’alchimie des mots Doux aura, pour la 8 e fois dans notre département, réalisé le miracle : abolir temps et espace, donner à tous le talent de la rencontre et nous faire croire que tout est possible, comme vivre « ici et maintenant » en même temps qu’au XV e siècle, n’est-ce pas Monsieur van Cauwelaert ? Bons mots Doubs (qu’ils viennent) ! 26_vu du doubs_septembre 2009 I zoom I Auteurs et lecteurs fêtent le livre aux mots Doubs Autour des quelque 200 auteurs attendus, de multiples rencontres et animations ponctuent cette 8 e fête du livre les 11, 12 et 13 septembre. Rendez-vous au parc de la Gare d’Eau à Besançon. Premier salon inscrit au calendrier de la rentrée littéraire, Les mots Doubs ont l’avantage de présenter quasiment en avant-première nombre d’ouvrages régionaux et nationaux, voire internationaux, tout frais sortis des imprimeries. Et quelques-uns d’entre eux seront couronnés d’un prix quelques semaines plus tard à Paris. Suspens ! Ce n’est pas le moindre des attraits de cette fête du livre qui, elleaussi, a réussi à imposer ses prix littéraires : celui des Collégiens et celui du Premier roman du Doubs. Une fête sans cesse renouvelée La fête débute dès le vendredi matin avec les collégiens venus à la rencontre des auteurs, participer à des ateliers, découvrir les expositions… Dès l’après-midi, le grand public investit les lieux (fermeture à 18h chaque jour). Outre les traditionnelles séances de dédicaces et les rencontres avec les auteurs, de multiples animations et ateliers originaux sont proposés. Pourquoi ne pas s’initier à l’art du manga, par exemple, ou à celui de l’écriture ancienne… Et marcher dans les pas de Chateaubriand à travers une exposition originale. Autre événement à ne pas manquer : une lecture de l’acteur Bruno Putzulu. Autant d’événements qui font des mots Doubs une fête chaque année renouvelée ! Informations complémentaires dans notre supplément Écoutez voir et dans le supplément de l’Est républicain édité spécialement pour le salon.
entrée libre Didier van Cauwelaert L’enfant prodige de la littérature Juré du prix des Collégiens, un vrai job de pro Six nouveaux auteurs jeunesse se préparent à passer sur le grill de huit chroniqueurs jurés du prix des Collégiens du Doubs. C’est l’originalité de l’opération menée par le Conseil général, Deviens chroniqueur : c’est le lectorat, les huit collégiens, qui élisent le lauréat, apportant ainsi une saveur tellement particulière à ce prix. Yves Grenier, président du jury cette année et qui a réussi son face à face avec le précédent jury, l’année dernière, pourra d’ailleurs en témoigner. Ainsi, pendant l’été, Maïa, Camille, Didier van Cauwelaert – parrain de l’édition 2009 des mots Doubs – est tombé tout petit dans la marmite de la littérature : il publie sa première nouvelle dans un journal à 9 ans et son premier roman à 20 ans. Vu du Doubs : Pensez-vous qu’aujourd’hui l’édition française est menacée ? Didier van Cauwelaert : L’édition est un monde où, comme partout, se côtoient audace et frilosité. Pour mon dernier roman, qui sortira en octobre, nous avons innové : il était disponible dès le mois de juin sur téléphone portable, à raison d’un épisode par jour. Une innovation purement technique : rappelez-vous que tous les écrivains du XIX e publiaient d’abord leurs œuvres dans les journaux. Non, ce que je trouve dommageable, c’est que l’aide à la traduction se fait de moins en moins, rendant ainsi plus compliquée l’exportation de nos œuvres à l’étranger. VDD : Vous voyagez beaucoup ? DVC : Pas assez ! Mais je me rends souvent au Québec, au Sénégal, au Maroc ou au Liban. Pour ce dernier pays, je dois dire que je regrette que l’influence culturelle française, qui était forte, a été complètement « cabossée » ces dernières années. Quand on voit l’effort que font les instituts anglophones pour inonder de leurs ouvrages ces pays ! VDD : Votre dernier livre, La Maison des lumières, se situe aux frontières du réel, puisqu’il conte l’histoire d’un jeune homme qui revit son amour perdu à l’intérieur d’un tableau. Peut-on parler de mysticisme ? DVC : D’un mysticisme sans Dieu, alors. Nous n’avons pas encore exploré toutes les possibilités du cerveau, et j’ai voulu jouer avec cela, ainsi qu’avec notre perception du temps. Le privilège de l’écrivain, c’est de pouvoir, l’espace d’un livre, suspendre le cours du temps. VDD : On a également l’impression que vous faites monter la tension au paroxysme, puis vous la faites retomber par une pirouette. DVC : Bien sûr. Je prône l’humour,...I zoom I Mickaël, Léa, Margot, Marianne, Adrien et Clément ont scrupuleusement lu et décortiqué les six romans en lice et préparé les questions qu’ils pourront poser aux auteurs. Conscients de l’enjeu et de la tâche reposant sur leurs épaules, c’est avec enthousiasme et sérieux qu’ils se prêtent à l’exercice. Car c’est un vrai travail de chronique argumentée à faire sur chacun des livres qu’ils devront par ailleurs défendre sur un plateau télé monté pour l’occasion. Une belle aventure à vivre en direct lors des mots Doubs ! non pas comme une fuite, mais comme une nécessité pour se dégager de l’excès de pathos. Une vision trop dictée par les sentiments nuit à la raison nécessaire à notre compréhension du monde. En cela, l’humour, la dérision, sont de formidables outils. La Maison des lumières, Didier van Cauwelaert - Albin Michel septembre 2009_vu du doubs_27



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